‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 121 sur 236 · Voy. l'épître précédente · texte numérisé non relu

Voy. l'épître précédente

J'ay quelque lieu, pourtant, de l'espérer ; Je diray plus : j'ose m'en asseurer, Car de l'Abbé la parole est certaine,

30 Et tu sçais bien qu'il s'en est mis en peine ;

S'il n'agit point, qu'il fasse agir Bernard ^ : [135] C'est un amy chaud, sincère & sans fard ; S'il prenoit soin de mes papiers, je gage due leurs vieux mots reviendroient en usage

35 Et que bien-tost, en billets reformez.

Ils produiroient des Louis parfumez ; Car, vinsent-ils d'une bourse relente ^, L'odeur toujours en seroit excellente.

Tu sçais pourquoy le nom de BOISROBERT

40 Estant caché met la chose à couvert ;

J'ay sous ce nom quatre autres Ordonnances, Dont je n'attens ny billets ny Finances ; Et si le siècle estoit juste, pourtant. Ce devroit estre autant d'argent contant.

4S Je n'auray pas toujours la bouche close ;

JULES sçait bien que je vaux quelque chose ; Si Ton m'oublie, on sçait assez pourquoy ; Mais pour ce coup ne parlons point de moy.

I. Charles Bernard (P-iéjé), seigneur du Chemin, conseiller d'Etat, trésorier des chartes du roi, est « commis et favori du surintendant Foucquet » : lorsque Charles Bernard se maria (le 13 avril 1651), Nicolas Foucquet fut un de ses témoins (Cab. des titres : Dossiers bleus 88 : 2047, ^° 7 '■> ^^^- d'Hoiier 41 : 993, f® 4 ; Chêrin 25 :

• 2. « RELANT, relante, adj. Qjii sent mauvais à cause d'une certaine humidité fade, dégoûtante. » (Richelet)

A MONSIEUR LE

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