‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 142 sur 236 · Il vit bien aux dépens du Roy · texte numérisé non relu

Il vit bien aux dépens du Roy

Mais son train est logé chez moy ; Ses chevaux arrivent de Flandre ^, Qu'on ne peut ny donner ny vendre Tant ils sont maigres & défaits,

30 Et ses famelicques valets

Dévorent toute ma substance Car il leur faut grosse pitance.

JANIN, c'est bien mal à propos Que ce faix tombe sur mon dos,

3) Car il faut encor que je fasse

Entheriner certaine grâce Pour certain brave dépesché 3 ; Je n'ay point commis le péché.

Mais, nonobstant son innocence.

Jacques le Métel avec le maréchal d'Aumont, les deux autres de nouveau avec le chevalier de Bellebrune. Après cette campagne, ils présentèrent au parlement une nouvelle requête, par laquelle, faisant valoir qu'il leur était « impossible de plus servir^ ayant despencé tout leur bien », ils requéraient cette cour de « les descharger du service de troisiesme campagne et leur permettre de se retirer en leurs maisons donner ordre à leurs affaires. » Mais le parlement, par arrêt du 30 janvier 1652, leur permit seulement de se retirer chez eux pendant trois mois, <r sans espérances d'attendre délai ».

Il leur fallut donc encore faire à leurs frais la campagne de

1. « SERDEAU. s. m. Lieu ou office de la maison du Roy, où on porte la desserte de sa table, & où mangent plusieurs des Officiers servants près de sa personne. » (Furetière 1690).

2. Puisque le train du neveu de Bois-Robert vient seulement d'arriver, la présente épîtrc est écrite peu de temps après la fin de la campagne de 1652 (voy. p. 207, n. 2).

3. Dans aucun dictionnaire de l'époque on ne trouve, pour depescher, le sens de tuer qu'il a ici.

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