PLACET
D'un heureux siècle, autrefois, ont fait cas.
J'ay sur Testât >, dez six cens vingt et quattre. Deux mille francs^, dont, si l'on veut rabattre Un des quartiers 7, restent quinze cens francs Qui me feroient grand bien sur mes vieux ans, Remplaceroient cette perte notable.
Et fourniroient ce qui manque à ma table.
Ce veu, Colbert, et tout considéré, Si ce bien-fait m'est par toy procuré, Dedans trois ans au plus je t'en délivre : J'offre à donner caution de ne vivre Que jusques là, si ce n'est que mon Roy Montrast encor quelque estime pour moy ; Car le servir est mon unicque envie.
Et sans cela je renonce à la vie.
de A comme étant à la fois le plus pur et le plus conforme à l'orthographe de Bois-Robert ; néanmoins j'ai cru devoir, d'après B, faire deux alinéas aux vers 19 et 25.
Je n'ai transcrit que la seule variante qui vaille la peine d'être notée : celle du douzième vers. Les autres ne sont que des variantes de graphie.
2. Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), conseiller d'Etat, est intendant des finances depuis quelques mois (mars 1661). Il est baron de Seignelay depuis 1660. Il est âgé de 42 ans(Moreri. — Gazettes 1661 : p. 272. — Lebeuf, Mévioircs : III, 488).
5. Le texte de cette èpître et celui de la suivante montrent que la chute de Foucquet (5 septembre 1661) est déjà un fait accompli. D'autre part, Bois-Robert mourra le 5 avril 1662 (voy. p. 501).
4. « Quêmand, s. m. quémandeur, mendiant. » (Moisy, Did. de patois normand). Aucun dictionnaire de l'époque ne donne ce mot.