ESPRIT
Il l'entretient des beautez de Madame la Duchesse de Longueville & de l'accueil favorable qu'il avoit receu d'elle à son *depart \
EPISTRE Iir.
[écrite entre le milieu de juillet 1646 et le mois de mars 1647] "*
Si tu connois mon amitié fidelle, Juge à quel poinct ton absence est cruelle. Mon cher ESPRIT, je ne te celé point Que sa longueur m'afflige au dernier point. Et ce qui rend mon déplaisir extrême, C'est que de moy tu n'en dis pas de mesme ; Certes je croy que tu m'as estimé ; Je diray plus. Esprit : tu m'as aymé ; Mais peux-tu bien, auprès de ta Princesse, Pour tes amis garder quelque tendresse ? Ouoy que tout bon, quoy que tout généreux. En cet oubly tu tiens des bien-heureux, Qui, dans le Ciel, enyvrez de leur gloire, [12J
Titre : ELEGIE. | A M' Esprit.