Te souvient-il
23': Dessus le point.
2. Sur la duchesse de Longueville et son voyage à Munster, voy. T. I", p. 221, n. 3.
3. Le manuscrit n" 19142 du fonds français de la bibliothèque nationale de Paris renferme, aux folios 154 et suivants, une copie de cette épître. J'indique au bas des pages les variantes que présente cette copie, sauf toutefois les variantes d'orthographe.
4. Cette épître n'ayant pas été, comme la première qu'il écrivit à Jacques Esprit, publiée par Bois-Robert dans ses Epistres de 1646, est postérieure à la mise en pages de celles-ci, qui parurent le 21 juillet 1646.
D'autre part, la duchesse de Longueville, arrivée à Munster le 26 juillet 1646, en repartira le 27 mars 1647 G^^^Y' Voyage ou description... : p. 76 et 269).
3) Où des amours passans & repassans,
Qui comme l'air charmèrent tous mes sens, Marquoient assez l'endroit où devoit estre La Deïté, qu'enfin je vy parestre.
Elle avoit pris le bain tout freschement ;
40 Ses bras du lict sortoient négligemment ;
Et, jettant l'œil sur ce vivant Albastre, [13]
Je t'advouray que j'en fus idolâtre.
Là les Zephirs enjouez volettoient
Sur ses cheveux qui par ondes flottoient,
45 Et sur sa gorge, & sur son teint de roses
De qui l'éclat surpassoit toutes choses Et faisoit honte aux plus vives couleurs Qui brilloient lors sur les nouvelles fleurs. De ses beaux doigts, tels que ceux de l'Aurore,
50 Frottant ses yeux qui s'éveilloient encore,
Elle laissa tout à coup éclairer Ces deux Soleils, qu'il falut adorer Les yeux baissez, car ma foible paupière N'en pût jamais soutenir la lumière.
55 Là s'assembloit, comme en un vif tableau.
Ce que le monde eut jamais de plus beau. Mais le Coral de sa bouche vermeille Remplit sur tout mon ame de merveille Lors qu'aux appas muets que j'admirois
^ Elle adjousta le charme de la voix.
Resvay-je point, lors que je m'imagine L'accueil que j'eus de cette ame divine Qui, me voyant & confus & surpris.
D'un ton charmant r'asseura mes esprits
^5 Et, pour accroistre encor mon asseurance,