A M""" LE PRINCE DE CONTY. 4I
Le Pape Urbain >, ce Saint & sçavant homme, Sur quelque bruit, dont il fut abusé, Que d'Apollon j'estois favorisé, Me voulut voir, & me fut si propice
20 Q u*un mois après, vaccant un Bénéfice
Dans la Bretagne, il me le conféra ^ ; Et ce levain d'autres biens m'attira.
Car pour l'Eglise il me falloit un tiltre ; Je n'aurois eu sans luy Crosse ny Mytre ;
2> L'espée encor, en toute seureté,
Dans son fourreau pendroit à mon costé S'il ne m'eust pas inspiré la pensée De la Soutane, en trois jours endossée. Ce tiltre donc, que j'ay toujours prisé,
30 Se trouve assis dans le bourg de Nozé.
Je l'affermay Cent soixante & dix livres, Qui me servoient pour avoir quelques livres. Mais, Prince Illustre, on dit qu'il est monté A trois cens francs par vostre authorité ;
?) Car aujourd'huy vous possédez ce tiltre.
Et c'est pour luy que j'écris cette Epistre.
ecclésiastique, il est abbé de plusieurs abbayes importantes : celles de Saint-Denis, de Cluny, de Lérins, de Molesme (Anselme : I, 345).
Du 10 janvier au 50 mars 1649, ^^ ^^^ révolté contre le roi : enfermé dans Paris, il est à la tête du conseil auquel obéissent les frondeurs. ^