Voy. T. le-- : p. 68, n
7. « MEREAU, subst. masc. Marque, faite ordinairement ce plomb, qu'on distribue aux Ecclésiastiques ou Chanoines pour tesmoi-
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11 faut, ma faveur estant morte,
Pour suppléer en quelque sorte
Au défaut de mes pensions, [37]
Gagner ces distributions.
45 Tu peux juger, quand je les gagne,
Du noir chagrin qui m'accompagne.
Car je suis un Gagne-petit Qui ne manque pas d'appétit.
Je me hay parmy nos Chanoines ',
50 Plus que certain genre de Moines
Dont tu m'as parlé si souvent Ne s'ayment hors de leur Couvent.
Ce sont bizarres créatures, Aussi bruttes, sous leurs fourrures, Que jadis d'autres animaux L'ont esté sous les mesmes peaux ^.
J'accrus, en l'an six cens quarante, Non pas leur sens mais bien leur rente > ;
gner leur assistance à l'Office, afin de compter au bout d'un certain temps les menues distributions qui leur sont deues. »
« Dans les Chapitres, on appelle des distributions manuelles Se quotidiennes certaines petites sommes de deniers ordonnées par des Fondateurs à ceux-là seulement qui seront assistans à certains obits & offices. » (Furetière 1690).
1. «^ Le Chapitre [de la cathédrale de Rouen] est composé de cinquante Chanoines, dont le rang est si considérable, que les Conseillers de la Cour s'estiment honorez d'estredans ce Corps,<iluquel sont sortis plusieurs grands Personnages, un assez bon nombre d'Archevesquesde Rouen, quelques Cardinaux, & un Pape (Gomboust, Description des antiquités... : p. 28).
2. Il faut rapprocher de ce passage ce que Bois-Robert dit naguère des moines de son prieuré de la Ferté-sur-Aube (T, I®"" : p. 104, V. 87-106).
5. On lit, en effet, dans le Plumitif du chapitre de la cathédrale de Rouen, à la date du 24 mai 1640 : « Lecture faicte d'une lettre de la part de M' de Boisrobert, par laquelle il mande, touchant la taxe de quatorze mil livres de quoy le chapitre avoit esté taxé pour les amortissements, qu'il avoit faict réduire lad' somme à dix mil livres... »
Aussi lors j'estois dispensé ^ ; 60 Mais, comme ce temps est passé,
Et qu'à mon tour je les dispense
D'honneur et de reconnoissance,
Il faut leur caprice endurer
Et résider sans murmurer.
6s Car je ne gagne pas la maille
Si dans le Chœur je ne travaille ^.
Le Distributeur à l'Obit
Vient faire son petit débit ;
Sous le surplis ou sous la Chappe, 70 Toujours quelque Mereau j'attrappe,
Et pourtant jamais je ne dis [38]
Libéra ny De projundis.
S'il faut par fois que je soustienne
Ou le Respons ou l'Antienne, 7S Je n'en sçaurois venir à bout.
Je mets le desordre par tout.
Et, par un ton plaisant & rare.
Je leur suis brutal & barbare.
J'en excepte un tiers, pour le moins, fio Qui sont marquez à d'autres Coins
Et dont l'humeur n'est pas si sombre.
Mais faut-il pas céder au nombre ?
1. Dispensé des « résidences ". « Les Chanoines ont été long tems sans résidera Rouen.,. Aujourd'hui, on distingue la grande & la petite résidence. La grande est de huit mois, & la petite de quinze jours seulement; & pour participer aux distributions que les anciens ont apellé la Commune^ il faut comparoître tous les ans à certains termes da l'année ; c'est Pâques & saint Michel. La Rigoureuse est de trois mois. » ([F. Farin,] Histoire de la ville de Rouen : III, 279- 280).
2. Le 3 février 1646, le chapitre décide « d'escrire à Messr' de Boisrobert et d'Ailly qu'ils ayent à faire faire leur office au choeur, à peine de perte » (Plumitif du chapitre. 1644 à 1648).
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Comme icy l'on conte les voix, Celles qui font pancher le poix Sont les plus foibles, d'ordinaire.
Enfin on ne sçauroit qu'y faire, Et je suis réduit à gronder Avec ceux qui vouloient m'ayder Malgré les sentimens avares De tous ces animaux bizares.
Dy donc à nos chers Paladins, A nos Dames, à nos Blondins, Bref à tous ceux qui me demandent.
Que c'est vainement qu'ils m'attendent, Que Forge fait tout mon soucy.
Mais qu'il faut que je vive icy Jusques au quinzième d'Octobre, Et que j'y vive en homme sobre.
A MONSIEUR DE