‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 5 sur 236 · Voy. T. I*', p · texte numérisé non relu

Voy. T. I*', p

iS j'ay jugé que cette pompeuse Préface & tous ces Vers flatteurs me seroient inutiles si je meritois par les miens la gloire qu'on m'accuseroit d'avoir recherchée, j'a}^ creu que je ne devois rien souffrir icy qui ne fust nouveau. J'y employé, à la vérité, quatre Vers latins de Mon-

20 sieur l'Abbé Bourdelot, qui n'ont point encore esté veus ' ; mais ce n'est ny par cette vanité que je fuy, ny par cette seule considération de la nouveauté que j'affecte en ce Volume ; c'est qu'ils me sont en quelque façon nécessaires pour justifier l'Epistre dixième du premier

25 Livre, par laquelle je m'efforce de répondre à ces beaux Vers, & à une de ses Lettres qui les accompagne, encore plus flatteuse & plus obligeante. On ne manquera peutestre pas de dire que, si j'avois autant de modestie que j'en fais paroistre dans cet Advis, en supprimant icy les

30 louanges des Menards, des Sarrazins, des Corneilles, & des Ménages, qui me mettent au dessus des Astres aussi bien qu'au dessus d'eux & des Anciens, j'en devois aussi retrancher ceux de Monsieur de Gorabaut qui ne me disent pas des injures ^. J'avoue que je les y laisse 3 non

35 seulement parce qu'ils sont beaux & qu'ils me semblent

les plus approchâns de la vérité, mais parce que j'ay esté

?Abbé' ^^^" ^^^^ d'obeïr en cela à un Illustre Abbé qui les ayme,

Amelot, & de luy témoigner par cette complaisance le pouvoir Conseil- ,.,

1er au ^^ 1^ ^ sur moy.

Parle- Ce fameux Monsieur de Gombaut 5, qui est révéré

dans tout le Parnasse, se souvient encore de quelques

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