Livre III, Ep. v et vi ; Livre IV, Ep. m
nois moy-mesme de mes interests, & que, si je vous parlois de vos admirables qualitez, quelque adresse que j*y pusse employer, j'offenserois infailliblement vostre modestie. Je sçay que sur toutes choses vous aymez cette 60 vertu ; j'évite, autant qu'il m*est possible, d'en blesser la délicatesse, & certainement je serois indigne de toutes vos grâces si je n'affectois de paroistre avec autant de respect que de passion & de reconnoissance,
MONSEIGNEUR
Vostre tres-humble, tresobeïssant, & tres-obligé serviteur, Bois-robert, Abbé de Chastillon.
Je sçay bien que j*ay esté accusé dans le Monde de ne m'estre pas oublié dans l'amour que Ton a d'ordinaire pour soy-mesme & pour ses Ouvrages ^ J'avoue aussi qu'en donnant ce second Volume de mes Epistres en Vers au Public une certaine pudeur m'a pris, qui ne m'a pu permettre d'y joindre les Eloges qui m'ont esté donnez au premier Volume par les plus fameux Esprits du siècle *. J'ay plus fait : j'ay supprimé cette belle Préface de feu Monsieur de Mascaron 3 qui y a esté admirée 6c qui certainement m'y a plus fait d'honneur que mes propres écrits. Quoy que je sçache bien que toutes ces louanges mendiées ne soient plus maintenant en usage, je prie le Lecteur de croire que je l'ay autant fait par modestie que pour m'accommoder au tem^s. Outre que
I. Dans ce volume de 1659, Bois-Robert fait l'éloge de ses propres vers dans les passages suivants: Dédicace à Foucquet, 1. 43-48 ; Livre I'^'', Ep, x, v. 7)-8o ; Ep. xii, v. 19-32 ; Livre III, Ep. viii, v. lo-iS ; Livre IV, Ep. m, v. 43-46 ; Ep. ix, v. 69-134 ; Ep. x, v. 24. Il fait l'éloee de sa conversation dans les passages suivants : Advis, 1. 56-81 ; Livre IV, Ep. 11, v. 73-106.
a. Voy. T. l^, p. 20 à 27.