LE COMTE
DE C E z y.
Il l'entretient de l'oppression qu'il luy avoit veue à son départ & du soin inutile qu'il prend de planter en Normandie.
[écrite au Bois-Robert, peut-être en juin-juillet 1645] 2
Brave CEZY, qui dans tes mains Tiens les cœurs de tous les Humains, CEZY, dont l'humeur adorable T'a rendu si considérable Parmy tant de Peuples divers Dont est composé l'Univers, Ne t'estonne pas si je t'ayme Puisque chez les Barbares mesme, due comme nous tu sceus charmer, [48] On n'a pu te voir sans t'aimer ; Et ne t'estonne pas encore Du noir chagrin qui me dévore :
I. Philippe DE Harlay (1582 ?-i652), comte de Cézy, conseiller du roi, fut autrefois, pendant vingt-quatre ans, ambassadeur à Cens-
Si je me trouve inquiété, Cest pour Testât de ta santé,
I) Sans qui la mienne, en ma retraite,
Ne sçauroit estre qu'imparfaite.
Quand je partis, je te laissé D'un si fascheux Rhume oppressé.
Que j'ay sujet de vivre en crainte
20 D'une plus dangereuse atteinte.
Ton horrible enchifrenement Te gesnoit si cruellement, Que cette oppression extrême Mettoit une gesne à moy-mesme.
Je ne pouvois me consoler Quand tu t'efForçois de parler, Car cette parole forcée Ne m'exprimoit point ta pensée, Et ce fut la première fois
30 Que ta douce & diserte voix.
Pleine de grâces nompareilles.
Fit de la peine à mes oreilles.
Enfin, CEZY, console-moy.
D'un mot qui me parle de toy,
5 5 Et soulage l'inquiétude
tantinople (Moreri), où il « fit tant de sortes de frip(flineries que tout le commerce cessa. » (Tallemant : I, 156).
Chacun connaît l'amusante histoire de son mariage (1610) et de son arrangement avec Henri IV à cette occasion (Tallemant : I, 155).
Il est cousin germain de François de Harlay (1586-165 3), archevêque de Rouen,
Il est âgé d'environ 6} ans.