Le lieu est indiqué par les vers 44 et
Cette épître roule sur le même sujet que la dixneuvième des Epistres de 1646 (T. I*' : p. 143) ; en outre, le vers 27 de cette dernière rappelle tout .î fait les vers 51 et 52 de la présente épître. Il est possible que ces deux épîtres aient été écrites à peu de jours d'intervalle.
Qui, dans ma triste solitude.
Depuis dix jours a redoublé [49J
L'ennuy dont je suis accablé.
Ry cependant de mon caprice
Et de mon bizarre exercice :
Dans cette Saison où la Cour
De Paris cherche le séjour,
Je le fuis, & ma maladie
Est de planter en Normandie, ,r Dans un terroir que le Soleil
Ne peut regarder de bon œil,
Où nul fruit n'honore sa sève
Que celuy qui fit pécher Eve,
Où, sans Tayde & Tappuy des Murs, ,Q On n'en verroit jamais de meurs.
Où le luminaire céleste
Ne luit que pour faire la Peste,
Où je n'auray de mon loisir
Jamais ny profit ny plaisir.
Mais enfin, quoy qu'il en arrive.
C'est mon terroir que je cultive.
Et, si bien-tost je ne reçoy
De bonnes réponses de toy.
De tant de fosses qu'on me creuse ^o Dans cette terre mal-heureuse,
Quelqu'une enfin me servira :
Si je meurs, on m'y plantera.