‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 67 sur 236 · Voy. p. 62, n · texte numérisé non relu

Voy. p. 62, n

5. « Jubilé, ou Jubilaire, se dit... d'un Religieu^qui a 50 ans de profession dans un Monastère, ou d'un Ecclésiastique qui aura desservy une Eglise pendant 50 ans. Les Religieux jubile';^, en divers endroits, sont dispensez de Matines, des rigueurs de la Règle. » (Furetière 1690).

6. « Obit salé, qu'on nomme ainsi à cause de quelque distribution de sel aui s'y fait. Peu de chanoines manquent d'y assister. » (Furetière 1690).

Le 28 août 164s, le chapitre de la cathédrale de Rouen a décidé qu' « il ne sera donné à l'advenir aulcune dispense de l'obit du sel,^

(a) Sur ce mot, voy. p. 62, n. 7.

{b) Sur ce mot, voy. p. 64, n. i.

90 REaUESTE

Qui vivroit paisible & contente Sous le toict de sa bonne Tante 9 Si l'on faisoit cesser le bruit Qui l'importune jour & nuit.

25 Les Dieux l'ont trop sollicitée ;

Le trop d'encens l'a rebutée :

Elle fuit ses adorateurs Comme autant de persécuteurs ; Contr'eux elle cherche un Azile,

30 Et l'eust trouvé dans cette Ville

Si vos Cloches, mal à propos, N'eussent troublé le doux repos De cette Beauté sans seconde Qui le ravit à tout le monde ^°.

pour quelque cause ou prétexte que ce soit. » {Plumitif du chapitre, 16^4 à 1648).

7. On a vu plus haut (p. 6}, n. 5) un exemple des bons offices que Bois-Robert, au temps où il était le favori du cardinal de Richelieu, avait rendus au chapitre de la cathédrale de Rouen.

8. Louise de Prye (a) (1624 ?-i709), fille cadette de Louis de Prye, marquis de Toucy (b), est âgée de 22 ans. Dans quatre ans, le 22 novembre 1650, elle épousera Philippe de la Mothe (1606 ?-i657), duc de Cardona, maréchal de France et vice-roi de Catalogne ; puis elle deviendra gouvernante des enfants de France (Cab. des titres : Dossiers bleus 474 : 12349 bis, f° 3).

Sa sœur aînée, Charlotte de Prïe (1622 ?-i70o), est la femme de Noël BuLLioN, seigneur de Bonnelles, fils du fameux surintendant des finances Claude Bullion,

9. Anne de Souvré (?-i65i), tante maternelle de la mère de M"' de Toucy (Cab. des titres : Dossiers Meus 618 : 16395, f°' 6 et 7 ; Id. 545 : 14265, fo 2 v"), est abbesse de l'abbaye samt Amand de Rouen depuis le 2 mars 1630 (Gallia christ. : XI, 289). Elle y donne l'hospitalité pour quelques jours à M"' de Toucy.

10. L'abbaye saint Amand n'est qu'à 150 toises (c) de distance de la façade de la cathédrale, où sont situées les cloches (voy. le plan de Rouen par Gomboust).

(a) Et non pas de Prie (voy. Cab. des titres : Pièces orig. 2386 : 53468).

(b) Et non pas Toussy.

If) 290 mètres.

O que vous allez mériter !

Vostre honneur va plus éclatter

Que toutes vos Cloches ensemble,

Au bruit de qui la Ville tremble.

Si, pour quatre jours seulement, [61]

Vous arrestez leur battement,

Voyez quelle est vostre puissance :

Vous sauvez, par vostre Ordonnance,

Ce que nostre climat Normand

A jamais eu de plus charmant.

Celle pour qui la Cour soupire,

Dont les Rois redoutent l'Empire,

Qui voit des Dieux à ses genoux.

Maintenant a besoin de vous

Pour conserver ce teint de Roses

Qui fait honte aux plus belles choses

Et que les charmes du sommeil

Entretiennent frais & vermeil.

O merveille incompréhensible !

Cette Divinité visible, A qui l'on dresse des Autels Et qui du destin des Mortels Se rend la souveraine Arbitre, Est sujette aux Loix du Chapitre.

Mais, Messieurs, n'en abusez pa| ; Si vous voulez qu'on fasse cas De vous & de vos Ordonnances Plus que de celles des Finances, En ce Chapitre gênerai Où vous voulez bannir le mal Et faire en Juges équitables Des reglemens bons & durables, Faites, en faveur de TOUSSY, [62]

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