‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 7 sur 236 · Voy. T. !•' : p. 46, vers 1-4, et p. 23, n. i · texte numérisé non relu

Voy. T. !•' : p. 46, vers 1-4, et p. 23, n. i

9. Sur l'ingratitude des amis de Bois-Robert, voy. T. I*' : p. 23, n. 2.

agréablement, & que j'ay un certain débit en prose, dans les ruelles, qui vaut quelquefois ces Vers naturels qui m'échappent dans le cabinet. Je puis dire sans vanité qu'il n'est pas tout seul de ce sentiment, & que, s'il s'est

65 trompé, c'est une erreur qui luy est commune avec force honnestes gens. Je croy que quarante-deux ans de Cour » m'ont pu donner la liberté de dire de moy-mesme dans plusieurs de mes Epistres ce qu'il en a dit ^ & que j'ay la réputation d'avoir, dans mes Vers aussi bien que dans

70 mes conversations, un air enjoué,

Un tour galandy une certaine aiiance Qu'on peut louer sans trop de complaisance 3 .

Quand plusieurs personnes de la première qualité 4 ne l'auroient pas redit après un amy si croyable, j'ay dequoy

75 le justifier par les mémoires du temps. On y peut voir que, feu Monsieur le Cardinal > estant malade à Narbonne & demandant à M. Cytois son Médecin ^ quelque remède particulier qui le soulageast & qui ne fust ny casse ny rubarbe ny saignée. Je nay plus rien, dit-il, Monseigneur,

80 à vous ordonner, que deux drachmes de Bois-rohert après le repas 7. Il fit réponse à ce fidèle amy, dont je dois chérir toute ma vie la mémoire, que le temps n'estoit pas venu, qu'il viendroit bien-tost, & qu'il sçavoit mieux que personne que je n'estois point dans sa disgrâce ^. Plusieurs

85 de ceux qui ont eu l'honneur d'estre à luy sçavent bien que je fus rappelle un mois après & que je me relevay par la chutte de ceux qui m'avoient voulu perdre 9, mais que

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