L'ABBÉ DE
LA victoire;
Il l'entretient du peu de foy qu'il a en la Médecine \
[écrite à une date inconnue]
Abbé que j'ayme & que j'estime, Souffre que je t'écrive en rime, Puis qu'il n'est pas en mon pouvoir De sortir ny d'aller te voir.
D'un costé ma Bile est émue ; De l'autre un vilain clou de rue, Qui depuis hier m'a démonté, Me tient au logis arresté ; Mais moins à faute de voiture Que pour les douleurs que j'efidure, Je me voy privé du plaisir De satisfaire à mon désir Visitant un amy que j'ayme [73]
I. Claude du Val (P-iéjé), seigneur de Compainville (a)^ conseiller du roi en ses conseils, et abbé de la Victoire (Gallia christ. : X, 1^07. — Cab. des titres : Pièces orig. 291 1 : 64754, f° 115), « est
(a) Et non pas Coupanviîle, ni Coupeativille,
Et qui m'est un autre moy-mesme.
^5 J'ay de l'argent, de bons voisins
Et des amis & des cousins Pour le Carrosse & pour la Chaise ; Mais je suis fort mal à mon aise, Et ne puis, de bile empesté,