A MONSIEUR LE MAROUIS DE RICHELIEU
En fruits les plus rares du monde ;
J'y boy d'un vin délicieux,
Digne de la Table des Dieux ; lî J'y gouste cent mets délectables,
Inconnus aux meilleures Tables ;
J'y voy, comme dans un Tableau,
Ce que Nature a de plus beau ;
J'y voy des Pierres & des Marbres 20 Et des Fontaines & des Arbres
Qui par quelques Divinitez
Semblent avoir esté plantez ;
Bref de l'Art & de la Nature
J'y voy la plus riche Peinture J.
^) Mais le digne Roy que tu sers.
Le plus beau Roy de l'Univers
N'orne plus ce lieu solitaire,
Et sans luy rien ne m'y peut plaire.
Je sçay qu'il embellit jadis 3" Cet agréable Paradis ^ ;
Je sens que ces belles allées
De ses pieds ont esté foulées ;
lait encore « l'abbé de Richelieu », une épitre de Bois-Robert (voy. p. 57, et n. i).