‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 87 sur 236 · Les filles d'honneur de la reine-mère · texte numérisé non relu

Les filles d'honneur de la reine-mère

2. Françoise de Pérusse (?-?) est fille de François de Pékusse (?-i66i), comte des Cars {0), baron de Caubon et seigneur de Ségur. C'est une des filles d'honneur de la reine-mère. Elle va se marier dans quelques jours (\e 9 février 1652) avec Pierre de Bonneval, vicomte de Château-Rocher (Cab. des titres : Dossiers bleus 249 : 6455, f" 8 et 21).

3. Marguerite de Régnier (?-i6éo) est fille de Claude de Régnier, baron de Guerchy. C'est une des filles d'honneur de la reine-mère. Deux ans plus tard, en février 1654, Louis XIV, en considération de ses fidèles services, lui fera don d'une somme de douze mille livres.

Elle a pour grand-père maternel Antoine de Brichanteau (I)=;2- 1617), marquis de Nangis, amiral de France. Un de^es grands-oncles, Georges de Régnier, fut grand prieur de France.

Son frère aîné, Henri de Régnier, marquis de Guerchy, épousera en 16 j 5 Marie de Broully, fille unique de Louis de Bpoully, marquis de Piennes (Cab. des titres : Dossiers bleus 560 : 14764,

fo II).

4. Marie Stuer (b) (?-i69î), est fille de Jacques Stuer (1588 ?- 1671), comte de la Vauguyon et marquis de Saint-Maigrin. C'est une des filles d'honneur de la reine-mère. Elle fut courtisée naguère par Gaston de France, puis, à l'automne de 1650, par Nicolas de Castille et le marquis de Richelieu. L'année prochaine, elle épousera Barthélémy

(a) Et non pas cTEscars.

(b) Et non pas de Sttiert, ni d'Esiiiert.

Qu'en vain toute la Cour adore , On y void l'aimable Gourdon S Qui, des coeurs dont on luy fait don

é$ Et qui s'efforcent de luy plaire,

Rejette l'offre téméraire ; Roche du Maine y paroistra [90]

Quand sa santé le permettra * ; Je suis encor de la partie ;

jQ On m'y void, mais ma modestie

DE QuÉLEN (1629 }-i66j), comte du Broutay, colonel du régiment de Navarre.

Son frère aîné, Jacques Stuer (i6i6?-i652), marquis de Saint- Maigrin, lieutenant général des armées, mourra dans six mois au combat du faubourg Saint-Antoine (Anselme : II, 235. — Lorct : I, 44, 47, 88, 100. — Cab. des titres : Pièces orig. 2410 : 54003, fo 122).

1. N... Gordon (?-?), fille d'honneur de la reine-mère, est écossaise. George V Gordon, marquis de Huntly, dont elle est peut-être la fille, fut décapité en 1649 par les rebelles d'Ecosse. « Aimable et belle », miss Gordon a vu, l'année précédente (mars 165 1), sa « jeune beauté i> un peu flétrie par la petite vérole et la rougeole (Loret : I, 99) ; d'autre part, les malheurs de sa famille l'ont laissée sans fortune (Loret : I, 113 et 158). Aussi les courtisans ne se font-ils pas faute de se moquer d'elle. Mais elle a pour défenseur le duc d'Anjou, frère du roi (âgé de II ans), qui, à Poitiers où est en ce moment la cour, lui donne « bijous, rubans, jarretières, souliers, gants, bas de soye, et joyeux festins » (Loret : I, 184). Dans quatre mois (mai 1652), elle manquera d'être massacrée par la populace, à Paris, près de la porte saint Victor (Loret : I, 246). Trois mois plus tard (août 1652), la cour étant à Compiégne, miss Gordon ira s'enfermer dans un monastère; mais le petit bonhomme de duc d'Anjou ira l'y chercher (25 août), la ramènera à la cour, et, le soir, lui donnera la comédie (Loret : I, 282). Cette amitié durera encore en 1661 : le duc d'Anjou (qui sera alors âgé de 21 ans) fera toujours « maint beau don » à la « noble Ecossoize » (Loret : III, 401).

2. Marie-Renée d'Appellevoysin (a) (}-i6'j2), fille de Charles d'Appellevoysin (?-?), marquis de la Roche-du-Maine, est une des filles d'honneur de la reine-mère. Elle est gravement malade : lorsque, le 3 février, la cour quittera Poitiers, M^^"= de la Roche du Maine ne pourra la suivre ; et elle mourra, le 21 février, religieuse de l'ordre de saint Benoît, « ayant fait les vœux de la règle et vêtu son habit

(a) Et non pas d'Apelvoisin ni de Paîvoisin (voy. Cab. des titres : Pièces orig. 80 : 1607, f»» 59, 62, 63),

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