‹ Épistres en versChapitre 143 sur 177 · Voy. p. 221, n · texte numérisé non relu

Voy. p. 221, n

9. Philippe de Broully (b), (vers 1 593-1668 ou 1669), seigneur d'Herleville (c), capitaine du château de Compiègne, est cousin au io£ degré avec Antoine de Broully, marquis de Piennes, qui, une trentaine d'années plus tard, cédera son office de gouverneur de Pignerol à Antoine de Broully ^-j.713), seigneur d'Herleville, fils de celui dont je m'occupe (Cab. des titres : Cab. d'Ho^ier 68 : 1768, f° 6, corrigé et complété par : Id. : Pièces orig. 530 : 11959, fos 91, 9, 20, 21, 23, 28, 29). Peu fortuné, Philippe de Broully a vendu des rentes à la mère de Paget dont il est question trois vers plus haut. (Id. : Pièces orig. 2180 : 49249, f° 6). Le 10 mars de la présente année 1646, il demeure encore prés de la place royale (Id. : Pièces orig. 530 : 11959, f° 96) ; mais il déménage dans le courant de l'année pour venir rue neuve saint Augustin (Id., f° 97), c'est-à-dire dans ce quartier de Richelieu où demeurent Bois-Robert et tous les gens qu'il nomme dans cette épître. Il a environ 53 ans.

10. François-Henri de Montmorency (1628-1695), fils posthume de François de Montmorency, seigneur de Bouteville, que Richelieu fit décapiter en 1627, fait partie de l'armée du duc d'Enghien. Il a

(a) L'ensemble de ces documents prouve en outre que, comme je l'indique pour la première fois, le fameux oculiste Thévenin est bien le François Thévenin dont la fonction principale, auprès du roi, était celle d' « opérateur en l'extraction de la pierre ».

(b) La graphie de ce nom a varié au cours des siècles (Cab. des titres : Pièces orig. 530 : 11959). J'adopte la forme du xvne siècle.

(c) Bien d'autres que Bois-Robert devaient alors dire Herville au lieu d'Herleville, car les pièces manuscrites du cabinet des titres hésitent entre ces deux formes. Mais le nom de la terre dont il s'agit est bien Herleville, ainsi d'ailleurs qu'en témoignent les signatures de Philippe de Broully et de son fils.

i) Et la Boulaye », <Sc les Beuvrons encor,

Qui de la Cour ont le plus beau trésor 2, A tous momens ne cessent de me dire Que vous fuyez parce qu'on vous désire. Je leur respons que, sur le bruit qui court

20 Par tout Paris du départ de la Cour 3,

Vous attendrez qu'elle soit revenue Pour honorer ces lieux de vostre veue ; Que le tracas du desmenagement Vous donneroit un peu trop de tourment ;

25 Que l'on pourra, pendant vostre voyage,

Commodément ranger vostre mesnage,

18 ans. Plus tard, François-Henri de Montmorency, devenu duc et pair (1662) puis maréchal de France (1675), se rendra célèbre sous le nom de maréchal de Luxembourg (Moreri).

1. Maximilien Eschallart (a) (1610- ?), marquis de la Boulaye, maître des camps et armées du roi, et gouverneur de Fontenay-le- Comte. Il a 36 ans. Il a épousé en 1633 Louise de la Mark (161 2 ?- 1668), fille de Henri de la Mark (1 575-1652), comte de Braisne (Cab. des titres : Pièces orig. 1058 : 24470, f° 124) ; celle-ci recevra plus tard une épitre de Bois-Robert (voy. Epistres de 1659 : Livre III, Ep. xn).

2. François II de Harcourt (1 598-1658), marquis de Beuvron, est gouverneur du vieux palais de Rouen. Il est veuf depuis 1639 et est âgé de 48 ans. Son fils aîné, François III de Harcourt (1627 ?- 1705), est marquis de la Mailleraye. Sa fille Catherine-Henriette (1631 ?-i70i), le « trésor » dont parle Bois-Robert, a une quinzaine d'années ; « sage et vertueuse », c'est « une des plus belles personnes de la cour » (Tallemant : VI, 497, 495) ; elle est nièce du comte d'Etelan, poète. Quelques semaines plus tard, elle sera à Rouen (voy. Epistres de 1659 : Livre II: Ep. 11). En 1659, elle se mariera avec le duc Louis d'Arpajon.

3. Puisque cette épitre parle de causeries au jardin (v. 29-31), causeries qui ont même lieu le soir, il faut qu'elle ait été écrite pendant la belle saison. Cela étant, et pour les raisons exposées à la page 215 (au début de la note 2), cette épître ne peut être écrite qu'en 1646. Le prochain départ auquel Bois-Robert fait allusion est un départ pour Fontainebleau (v. 95). Ce départ aura lieu le 9 juillet, mais on en parle depuis le 15 juin (Arch. des aff. étr. : Mém. et doc. : France 855: f° r86). Bois-Robert écrit donc cette épître entre le 15 juin et le 9 juillet 1646.

(a) Et non pas Escbalhrd (voy. Cab. des titres : Pièces orig. 1058 : 24470, f" 66, 67, 77).

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