C. xix et C. xxiv, mes voisins
1. Cette orthographe, déjà très archaïque à cette époque, ne se rencontre dans aucun des dictionnaires contemporains : dans tous on trouve esloingner (Voy. : César Oudin, 1607, 1616 et 1621 ; Cotgrave, 1611, 1632 et 1666 ; Richelet, 1680 ; Furetière, 1690).
2. Il est évident, d'après ce passage et plusieurs autres de ses Epistres, que Bois-Robert a déjà quitté l'hôtel de Mélusine (voy. Ep. ix, v. 16) et qu'il habite une maison qu'il a « fait bastir à la porte de Richelieu » (Tallemant : II, 413). La porte de Richelieu (voy. Plan de Gomboust) étant située rue de Richelieu, à peu près où aboutira plus tard la rue de la Bourse, la maison de Bois-Robert est à la fois toute proche du palais de Mazarin et du jardin de Thévenin dont il dit plus loin être voisin (Ep. xxxvi, v. 29-31 et 101-102).
30 Tous les matins font expioiets & requestes
(Où, par respect, je ne veux point signer), [10] Menacent l'hoste & le font assigner ; Mais sur l'exploict on n'a point de Sentence, Car on s'arreste à ce mot d'Eminence.
35 A leur prière, & pour mon bien aussi,
J'ay veu Labbé *, qui des chiens a souci ; Et, quoy qu'il prist son visage severe Et qu'il eust droict de se mettre en colère, Il me promit, assez civilement,
40 Qu'on leur louroit quelqu'autre appartement,
Quoy que pourtant il eust peine à comprendre Que ce fust peine à nous de les entendre ; Car je sçay bien qu'il en aime les vois ; Mais, après tout, ce n'est que dans les bois,
45 Et ne croy pas qu'en son lict il se picque,
Non plus que moy, d'une telle musique.
« Tous ces voisins, de qui vous faites cas, « Sont, me dit-il, un peu bien délicats :