‹ Épistres en versChapitre 31 sur 177 · C. xxiv, auroit · texte numérisé non relu

C. xxiv, auroit

42 : C. xix et C. xxiv : Que nostre oreille eust peine à les entendra.

1. Aux archives nationales j'ai trouvé, dans le Quatre vingts dix neufvies me volume des Insinuations du Chastelct de Paris (f° 245 v°), le contrat de mariage de <r Marin Labbé, chirurgien de la petitte escurie du roy », contrat signé le 9 mars 1645. Ce serait bien de ce Marin Labbé qu'il s'agirait ci-dessus si Bois-Robert faisait allusion à la meute royale ; mais comme les chiens dont il parle appartiennent à Mazarin, on ne peut conclure d'une façon si affirmative ; tout ce qu'on peut dire, c'est qu'il n'est pas impossible que le même « chirurgien * soignât à la fois les chiens du roi et ceux du cardinal. Rappelons que le mot chirurgien possède alors un sens très large, puisqu'on l'applique, en particulier, à tous ceux qui, comme les barbiers, pratiquent de simples saignées.

« Ces pauvres chiens, qu'on me fait si coupables,

Ne faisoient pas un cri dans nos estables ; « On les souffroit devant nostre Palais, « Où, sans fascher ny Maistres ny valets, « Coys & discrets on les voyoit parestre, « Autant que chiens bien nez le peuvent estre. » « — Je le croy, dis-je, ils connoissoient les lieux, « Et les respects qu'ils dévoient à nos Dieux ; e Ils sçavoient là ce qu'ils avoient à faire, [1 1] « Et qu'un bon fouet, de plus, les eust fait taire.

Mais aujourd'huy, qu'ils sont en liberté, « Ils sont sans crainte & sans civilité ; « Pleins d'hurlemens cv de cris effroyables, «r Ils font du bruit autant que mille diables. » Enfin, grand Prince, ils font en ce quartier Désespérer, non gens de bas mestier, Mais gros Bourgeois, & familles honnestes De Conseillers & Maistres des Requestes. Puisque l'Abbé dit qu'ailleurs enchaisnez Ils sont si doux & si morigénez, Je suis certain que tu voudras permettre Qu'en leur devoir il les fasse remettre, Car il est vray qu'ils se gastent ici, Et suis tesmoin qu'ils gastent tout aussi.

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