‹ Épistres en versChapitre 70 sur 177 · CHEVALIER DE · texte numérisé non relu

CHEVALIER DE

MONTECLAIR

[écrite à Paris, pendant l'hiver 1644-45 ou l'hiver 1645-46]

Il luy demande pourquoy il s'en est allé au cœur de l'Hyver à son Gouvernement sans dire Adieu à personne.

Chevalier de la vieille Roche, Que je puis nommer « sans reproche », Ton départ m'a tout interdit.

Quel accident triste ec maudit

1. Louis de Montécler (1602-1650), chevalier de l'ordre de S. Jean de Jérusalem (dit ordre de Malte) depuis mai 1612 (Cab. des titres : Carrés d'Ho\ier 445 : f" 286), prit part tout jeune, en cette qualité, à plusieurs combats contre les Turcs, au cours desquels il se signala par sa bravoure et fut blessé à la cuisse (Galettes : 1650, p. 1387) ; il devint ensuite lieutenant-colonel du cardinal de Richelieu au régiment de la marine (Cab. des titres : id. : fos 306 et 307) et se distingua au siège de la Rochelle (1627-1628) et à la bataille de S. Nicolas en Artois (1639) ou il eut Ie bras gauche brisé (Galettes : id.); il fut alors nommé successivement maître de camp d'un régiment d'infanterie le 24 août 1640 (Cab. des titres : id. : f° 309), gouverneur de Doullens le 10 janvier 1641 {id. : f° 310), et maréchal des camps et armées du roi le 15 janvier 1645 ("*• : f° 3X5)- C'est donc à Doullens, que Bois-Robert lui reproche d'être retourné précipitamment.

Louis de Montécler est le troisième fils du marquis Urbain de

Page 1