XII INTRODUCTION
actuelle, telle qu'elle figure dans les documents officiels (le Dictionnaire des postes, par exemple).
Il n'est peut-être pas inutile de faire remarquer que c'est ce que l'on fait déjà pour quelques rares noms de fiefs : ainsi les historiens d'aujourd'hui écrivent tous sans exception le duc de Vendôme, alors que tous les textes du xvne siècle portent le duc de Vendosme ; ils sont unanimes à écrire le duc d' Angoulême , et non pas d'Engolesmc. Pourquoi ? Parce qu' Angoulême et Vendôme sont des villes tellement connues qu'on en sait écrire le nom dans son orthographe actuelle. Au contraire, si l'on parle du neveu de Balzac, on persiste, imitant les écrivains du xvne siècle, à l'appeler indifféremment sieur de Campagnol ou de Campaignol, ou de Campagno, ou de Campaignolles, etc., parce qu'on n'a pas la curiosité de fouiller dans les archives pour savoir s'il s'agit de Campaigno (commune de Ligardes, département du Gers) ou de Campagnolles (Calvados). Ces recherches, parfois très longues, je les ai effectuées, car je ne pouvais me résoudre à choisir arbitrairement entre plusieurs graphies d'un même nom de terre.
On rencontrera donc, dans mes notes, quantité de noms de fiefs orthographiés d'une façon qui déroutera sans doute quelques lecteurs, mais qui est pourtant la seule admissible ; j'écris par exemple : le marquis de Champ-vallon, le duc de Laforce, mademoiselle de Toucy. On trouvera d'ailleurs, à l'Index analytique, la situation géographique de chacune de ces terres.
3° Références.
Chacun des renseignements que je donne dans mon commentaire est justifié par une ou plusieurs références précises. Néanmoins j'ai supprimé toute indication de ce genre chaque fois que c'eût été déflorer un sujet que je me propose de traiter ailleurs plus longuement.
Contrairement à l'usage établi, je désigne les manuscrits par leur titre, et non pas par leur cote qui ne dit absolument rien au lecteur. 11 n'y a, en effet, aucune raison pour citer un