‹ EpitaphesChapitre 5 sur 20 · ÉPITAPHE D'UN PRÊTRE · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE D'UN PRÊTRE

Ci-git un tel qui est éternellement prêtre. Les lys de son jardin faisaient au divin Maître Un long cortège, et dans l'humble salle à manger Le Christ montrait son cœur que nous faisons saigner. Ce lévite était net autant que son ciboire ; Sa vie était un puits où l'azur allait boire. Un jour, obéissant aux ordres de l'Etat, Il mit sur sa soutane un habit de soldat, il garda son air doux, soucieux et honnête ; Ses yeux réfléchissaient le ciel sous des lunettes. Les bons garçons dont les refrains sont un peu gras S'endormaient en mourant à l'ombre de son bras. Il les allait chercher dans une foudre telle Qye Ton sentait déjà sa personne immortelle.

Obscur il est tombé lui-même, car le feu De la guerre souvent répond au feu de Dieu.

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