ÉPITAPHE D'UN AGRICULTEUR
Ci'gît un tel qui fut agriculteur Et puis mourut labouré jusqu'au cœur.
Le blé lui chante un éternel cantique Sur les archets des brises angéliques : Cet homme avait compris que la grandeur Est dans les champs, mais difficile ailleurs. Vous qui passez, revenez en arrière Et enfoncez plus avant dans la terre Cette charrue où il mettait la main.
Comme il gagna son pain quotidien A la sueur du front, faites de même.
Si le sillon, pour que le blé qu'on sème Germe plus beau, veut un plus dur labeur : Suez du sang comme notre Seigneur !