DICTE DAME. M DC LIV
Millin, Saint-Côme (2), p. 21.
(1) Cette date se réfère au décès de Nicolas Goujat f en 1 648. (Bibl. nat. , Coll. Chérin, 192.)
(2) U convient de citer ici , à titre de curiosité, la seule épitaphe du cimetière de Saint-Côme qui nous ait été conservée et qui est assez bizarre :
Dans ce petit endroit a part
GlST UN TRES SINGULIER CORNARD,
Car il l’estoit sans avoir femme ;
Passant, prie Dieu pour son ame.
Voici l’explication que Sainte-Foix en a donnée : cf Le maréchal de Beaumanoir chassant dans une forêt du Maine, en 1599, ses gens lui amenèrent
un homme qu’ils avoient trouvé endormi dans un buisson, et dont la figure étoit très singulière; il avoit au haut du front deux cornes faites et placées comme celles d’un bélier; il étoit fort chauve et avoit au bas du menton une barbe rousse et par flocons , telle qu’on peint celle des satyres. 11 conçut tant de chagrin de se voir promener de foire en foire, qu’il en mourut à Paris au bout de trois mois. On l’enterra dans le cimetiere de la paroisse de Saint-Côme et l’on mit sur sa fosse une épitaphe assez plate , mais qu’on trouvait apparemment fort plaisante dans ce temps-là.» ( Essais historiques sur Paris, t. Il , p. 296.)