CHARLES D’ÉTAMPES
Tombeau de Charles d’Étampes (1>.
(1) Réduction d’un dessin en noir et en couleur des Tombeaux de Gaignières (Oxford), i'“ vol., loi. 16. — Un autre dessin présente la statue vue
de face et perpendiculaire au soubassement du sarcophage. [Tombeaux de Gaignières (Oxford), i“‘ vol. , fol. 18.]
Le mausolée de ce prince était placé sous la seconde arcade.
Un sarcophage de marbre noir, décoré sur les flancs d’une arcature de marbre blanc, portait la statue gisante du défunt sculptée en marbre blanc. Le prince était représenté revêtu de son armure, les mains jointes sur la poitrine, la tête nue, soutenue par un coussin et abritée par un dais, et les pieds posés sur un lion h).
Ce mausolée était abrité par une chapelle funéraire en pierre nue soutenaient six piliers formant des arcades trilobées. Les piliers étaient ornés d’une décoration polychrome et la voûte peinte d’azur semé de fleurs de lis d’or.
Sur la face antérieure du dais cpii abritait la tête de la statue, était gravée cette épitaphe :
1158. — CY GIST TRES NOBLE ET HAUT PRINCE || ET DE GRANT VÉRITÉ MONSIEUR CHALLES, JADIS || CONTE D’ESTAMPES ET FRERE A TRES EXCELLENTE || DAME MADAME
Johanne, par la grâce de Deu Royne || de France et df Navarre, et de très
EXCELLENT PRINCE || MONSIEUR PHELIPE, PAR LA GRACE DE DlEU ROY DE NAVARRE ET || CONTE DE EVREUX, ET TRESPASSA DE CEST SIECLE L’AN DE GRACE || M CCC XXXVI, LE XXIIII JOUR D’AOUST(l). PRIES POUR || L’AME DE LU Y QUE ÜEX BONNE m'eRCY L1
face. Amen.
Armes. D’azur semé de fleurs de lis d’or à la bande comportée d’hermines et de gueules.
Texte d’après 1 inscription originale; — Tombeaux de Gaignières (Oxford), i01 vol., fol. 18 (reproduction figurée); — Bonbons, fol. 85: — Guilhermy, t. I, p. 485.
(1) La slalue de Charles d’Ëtampes et le dais cpii porte l’inscription funéraire furent recueillis au Dépôt des Petits-Augustins et classés au Musée des monuments français sous le n° 48. La statue a été dessinée par Lenoir. ( Musée des monumens français, t. II, pi. 66.)
Après 1816, la statue et l'inscription furent transportées à Saint-Denis; elles se trouvent aujourd’hui dans l’ancienne chapelle de Saint-Michel.
rr L’inscription, observait Guilhermy, nous serait arrivée intacte si, à l’époque de la première
et funeste restauration de l’église île Saint-Denis, on n’avait imaginé de sceller le dais dans le transept, à vingt pieds de hauteur, au-dessus de la figure d’un Évangéliste. Cette opération avait causé la suppression de quelques lettres qu’il a été d’ailleurs facile de rétablir, sans hésitation, au moment de la réunion du dais à la statue dont il était l’accessoire nécessaire. n (T. I, p. 485.)
(2) ffLe 5 septembre 1 336 , observe le P. Anselme, et non pas le a 4 août, comme porte son épitaphe. n ( Histoire généal., t. I, p. 080.)
GRAND COUVENT DES CORDELIERS
Tombes et inscriptions sur le côté gauche du sanctuaire :