‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 2)Chapitre 17 sur 421 · PHILIPPE D’HARCOURT · texte numérisé non relu

PHILIPPE D’HARCOURT

A l’entrée du chœur des Pères, devant les marches du sanctuaire, se trouvait la tombe de cuivre de Philippe d’Harcourt. Dans l’encadrement d’une niche, le défunt était représenté revêtu de son armure et portant une cotte armoriée, la tête nue soutenue par un coussin, les mains jointes sur la poitrine et les pieds posés sur un lion.

L’épitaphe, inscrite en bordure, était coupée aux angles par les médaillons des Evangélistes et au milieu des côtés par deux écussons :

994. — 4* . Cy gist noble et puissant seigneur monseigneur Phelippe DE Harcourt, chevalier, seigneur du Mongommery et de Noyelle sur la mer,||

(1) Peut-être l’épitaphe avait-elle été gravée, comme celle d’Amé de Genève, sur une lame de cuivre, fixée à la table de marbre noir, qui n’existait plus au xvue siècle ; ou bien , l’absence d’inscription , qui constitue une singularité, doit s’expliquer

par ce fait que Catherine d’Alençon, après avoir été remariée, n’avait pas jugé à propos de faire graver l’épitaphe de son mari , puisqu’elle ne pouvait y joindre la sienne, comme c’était alors une pratique constante.

CONSEILLER ET PREMIER CHAMBELLAN DU ROY CHARLES VI, |] LEQUEL TRESPASSA L’AN DE GRACE MIL QUATRE CENS ET QUATORZE, LE TREIZIESME JOUR DU MOIS D’OCTOBRE.

Dieu par sa grâce De ses pechiés pardon luy || face.

Amen.

Armes. Ecartelé, au i et ù de gueules à deux fasces d’or, qui est d’H.iRCOvitT ; au 2 et 3 burelé d’or et d’azur, à la bordure du même, qui est de Ponteïeü-Avmale.

Texte d’après le dessin ci-dessous; — Millin, Chartreuse de Paris, p. 21.

Tombe de Philippe d’Harcourt

IIUGUES LE COQ.

Sous la cloche, tombe de pierre avec l’effigie du défunt revêtu du costume sa-

(' Réduction d un dessin en noir et en couleur des Tombeaux de Gaignières (Clairambault), fol. 28 — L effigie a été reproduite dans une estampe de Millin. (Chartreuse de Paris, pl. V, fig. 7; Michel dir.)

COUVENT DES CHARTREUX DE VAUVERT

cerdotal, coiffé de l’aumusse et tenant un livre dans ses mains, abritée par un dais, et l’épitaphe gravée en trois sens sur la bordure coupée aux angles par les médaillons des Evangélistes et au milieu des côtés par deux écussons :

995. — CY GIST VENERABLE ET DISCRETTE PERSONNE MAISTRE HUGUES Le COQ, L’AISNE, LICENCIÉ ES DROIT CANON ET CIVIL, JADIS CHANOINE DE L’EGLISE COLLE¬ GIALE || D’AUTHUN ET ARCHIDIACRE DE BeAUSNE EN ICELLE EGLISE, QUI || TRESPASSA LE XXVI JOUR DU MOYS DE SEPTEMBRE, L’AN DE GRACE MIL CCCC III1XX ET CINQ.

Dieu par sa grâce De ses peschez pardon lui face.

Amen.

Armes. D’azur à trois coqs hardis d’or, crêtés, harhés et memhrés de gueules.

Texte d’après le dessin ci-dessous; — Topographie historique, Fadbovrg Saint-Germain , p. io3.

Pierre lombale de Hugues Le Coq W.

(1) Réduction d’un dessin des Tombeaux de Gaignières (Oxford), t. III, fol. 9/1.

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