‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 2)Chapitre 214 sur 421 · BLEUS · texte numérisé non relu

BLEUS

,2) r La chappelle de SL Claude, a is à vis le pilier où est l'image de N. Dame, a esté fondée par Messieurs Pastay. Bénigne Pastay a légué' 3ott de renie pour fonder une messe dans la chappelle du Crucifix: Charlotte Turquan. son espouze, par son tes- I ament, receu. par Semeher et (Jottereau, le 17 novembre i6o4, a légué 36tt de rente pendanl l'espace de cent ans, pour dire dans la chappelle de Sainl Claude une messe basse Ions les vendredis.

el i8tt de rente pendanl ledil lems seulement pour V chanter trois messes hautes le jour îles morts, pendanl le même teins.

« Charles Pastay a légué cenl livres de rente perpétuelle pour fonder dans ladite chappelle de S1 Claude (rois messes par semaine, sçavoir Inndy, mardy el jeudy. Madame Anne Pastay, veuve de feu Jean de Berule. a légué la somme de 48ott pour fonder deux services ;i perpétuité.

«Cette chappelle par succession esl tombée à messieurs de Berule, sçavoir M. le comte d Héry el Pierre de Berule. conseiller du Rov en sa Cour d>'>

GRAND COUVENT DES CORDELIERS

MARIE D’ANTHONIS + JEAN DE LA ROZIÈRE JEAN TURQUAN + JEANNE LE GAY + NICOLAS TROULLART.

Inscription gravée sur une table de marbre noir avec encadrement de pierre incrusté de marbre et décoré d’une tête de chérubin et d’écusson armorié :

Aides, coheritiers de dame Charlotte Pastay, lesquels ont cédé et transporte' leur droit à M. Ange Le Normand, seigneur des Fourneaux, ltochelorl , etc., conseiller et secrétaire du Roy, tant pour luv que pour dame Claude Magdeleine Gourdan, son espouse. leurs enfans et postérité, par acte passé le 10e avril i68x, par devant Roussel et Desgranges, notaires. * .(Arch. nat. , LL. 1 5 9 3 , p. a73.)

Cette note, où il est question tout à la fois de la chapelle de Saint Claude et de celle du Crucifix, paraît fournir des renseignements erronés. Mais il résulte du premier contrat que la fondation de Bénigne Pastay se référait à la chapelle du Crucifix. Lorsque le Discrétoire s'aperçut qu’il ne pouvait en disposer, puisqu'elle était déjà la propriété de la famille de Bullion , il céda en échange ii la veuve de Pastay, Charlotte Turquan , la cha] telle de Saint-Claude.

Le contrat du s5 janvier 1 6 o 9. se rapporte bien à la chapelle du Crucifix :

rr . Par devant Simon de La Barde et Phi-

lippes Cothereau, notaires du Roy, nostre sire, de par luy ordonnez et establis en son Chasteliet de Pa ris, furent presens, venerables et discrètes personnes frere Claude Galezius, docteur en théologie et gardien du couvent des Cordeliers de celte ville de Paris. . . elc., d'une part, et noble dame Charlotte Turquan , veufve de feu noble homme Benigne Pastay, vivant bourgeois de Paris, demeurant en l'hoslel de Leon, rue et permisse S‘ André des Arcs, ou nom et comme exécutrice du testament et ordonnance de derniere volonté dudict deffunct sieur Pastay, son mary, d’autre part, disans mesme ladicte damoiselle queledict sieur Pastay, en sondict testament, receu par les notaires soubsignez, le septiesme jour de janvier 1601, entre aultres choses aurait voulu et ordonné estre dict et célébré à perpétuité pour le salut et repos de son ame en la chappelle du Crucifix, audict couvent, une messe basse par chacun jour de vendredv et que ladicte messe soit fondée pour estre dicte à perpétuité à son intention; désirant par ladicte damoiselle exécuter du tout la volonté de sondict feu

mary, aurait prié et requis lesdicts sieurs religieulx voulloir eulx charger de faire celebrer à tousjours ladicte messe basse, ledict jour, offrant leur rétribuer par chacun an dix escus sol de rente annuelle et perpétuelle non racheptable, à la charge tle dire en fin de ladicte messe basse le Dr profundis et oraisons propices pour les deffuncls et encore la Passion de Nostre Seigneur, par chacun jour de vendredy, à quoy lesdicts venerables religieulx se seraient condescendes et accordez, et suivant ce ont promis et promettent pour eux et leurs successeurs de dire et faire chanter et celebrer a perpétuité en ladicte eglise, en la chappelle du Crucifix, proche de laquelle a esté inhumé ledict sieur Pastay, une messe basse de Requiem. . . n (Arch. nat., LL. i5i8, fol. 33.)

Mais, d’autre part, dans le contrat du 18 avril i6o5, c’est la chapelle de Saint-Claude qui est indiquée comme la sépulture des familles Pastay et Turquan : rr Noble homme maistre Nicolas Pastay, ad vocal en la court de Parlement , et Jean de Bertille , son beau frere, aussy advocat en ladicte court, demeurant a Paris , rue des Cordeliers, parroisse S1 Cosme, ou nom et comme exécuteurs du testament et ordonnance de derniere volonté de feue noble damoiselle Charlotte Turquant, au jour de son decez vefvede feu noble homme Benigne Pastay n, déclarent que rrladicte deflfuncte damoiselle Pastay, par son dict testament receu par Le Semelier et Cothereau, le 1 7 e jour de novembre i fi o 4 dernier, entre autres choses aurait voulu et ordonné estre dict et célébré par chacun vendredy de l’an, durant cent ans, a commencer du jour fie son decez, une messe basse de Requiem, en la chappelle de S1 Claude, en laquelle ladicte deflfuncte, son mary et leurs prédécesseurs sont inhumez; plus en la mesme chappelle, par chacun an, durant ledict temps, le jour fies Trespassez, trois haultes messes tle Requiem, le tout pour le salut et le repos de famé de ladicte damoiselle et de ses pareils et amis trespassez «, et ils s’engagent à payer aux Cordeliers la rente fie cinquante-quatre livres annuelle affectée par Charlotte Turquan à ces services. (Ibid., fol. 34. )

1254. — En ceste chappelle gisent noble et de bonne mémoire Marie d’An-

THONNIS , FILLE DE MAISTRE GlLLES D’ANTHONNIS, SFIGNEUR DE BARON, CONSEILLER

du Roy et general en sa court des Aides, et [de] damoyselle Anne Brinon, et

FEMME DE MAISTRE CLERIADUS DE La RûZIERRE, SEIGNEUR DUDICT LIEU, DE Pois

et Maure au pays du Perche, conseiller du Roy en sa court de Parlement

a Paris, lequel décéda le . jour de . l’an m d xlv.

Les corps tant dudict sieur çon mary que de maistre Jehan de La Roziere,

LEUR FILS AISNE, CONSEILLER DU ROY ET MAISTRE ORDINAIRE DE SON HOSTEL, GISENT EN LEUR CHAPPELLE, DICTE DE LEUR NOM, DANS L’EGLISE DE TOUSSAINCTS, EN LA VILLE DE MORTAGNE, AUDICT PAYS.

Jehan Turquan, seigneur d’Aubeterre, conseiller du Roy en sa court de Parlement, lequel décéda le xx juillet m d lvi, et damoiselle Anne de La Roziere, fille desdicts Cleriadus de La Roziere, et Marie d’Anthonnis

QUI DECEDA LE VIIe JUING M D LXXXIV.

Damoiselle Jehanne Le Gay, première femme de messire Charles Turquan,

CONSEILLER DU RûY EN SES CONSEILS d’EsTAT ET PRIVÉ, ET MAISTRE ORDINAIRE DE SON HOSTEL, FILS DES SUSDICTS, LAQUELLE DECEDDA LE 1XE JOUR DE FEBVRIER MDLXXXI; LEDICT SIEUR ESPOUZA EN SECONDES NOPCES DAME JACQUELINE DE BOURG¬ NEUF, FILLE DE MESSIRE RENÉ DE BOURGNEUF, SEIGNEUR DE CuSSÉ, CHEVALLIER ET CONSEILLER DU RoY F.N SES CONSEILS D’ESTAT ET PRIVÉ, ET PREMIER PRESIDENT EN SA COURT DE PARLEMENT EN BRETAIGNE, ET DE DAME LOUISE MARGUET, LAQUELLE

de Bourgneuf decedda en la ville de Rennes le . . . jour de may, l’an md...

ET EST INHUMÉE EN LEUR CHAPPELLE, DICTE DE LEUR NOM, EN L’EGLISE SAINCT- GeRMAIN DUDICT LIEU.

Nicolas Troullart, escuyer, seigneur de Baron par moitié, conseiller du Roy et commissaire ordinaire des guerres , qui decedda le xviejour d’octobre m d lxxxiii. Il fut fils de damoiselle Claude d’Anthonnis et avoit espouzé damoiselle Françoise Turquan, fille des dessusdicts Jehan Turquan et Anne de La Roziere; le corps de laquelle Turquan gist en l’eglise dudict Baron,

OU ELLE s’ESTOIT RETIRÉE PENDANT LES TROUBLES, Y DECEDA ET FUT INHUMÉE EN

l’année m d xciii.

Et Nicolas Troullart, escuier, sieur de Baron, leur fils, est décédé au

MOIS DE MARS, EN L’AN M DC XXIV, ET A ESTÉ INHUMÉ EN CESTE MESME CHAPPELLE.

Priez Dieu pour eulx.

Et damoiselle Marie Troullart, fille dudict Nicolas Troullart, et de da-

VIOISELLE . VlGOR, EST DECEDÉE AU MOIS D’OCTOBRE, EN L’AN Al DC XXXVII, ET FUT

PORTÉE EN LA MESME CHAPPELLE, AVECQUES SON PERE. PRIEZ DlEU POUR SON AME.

Armes. Antiion is : D’or au chevron de gueules accompagné en chef de deux coquilles de sable et en pointe d’un sanglier du mêm e.

— Là Roziere : D’azur au chevron d’argent accompagné de trots roses d or.

— Turquan : D’argent au chevron de gueules accompagné de trois têtes de Maure de sable tortillées d’argent.

— Bourgneuf : D’argent au sautoir de sable, au franc quartier de gueules chargé de deux barbeaux d’argent nageants l’un sur l’autre.

— Trouillart : De sable à trois roses d’or.

Ms. B1, p. ao5.

GRAND COUVENT DES CORDELIERS

JÉRÔME AUROUX + JEANNE DE LA ROZIÈRE DENIS + JACQUES + ISABELLE + JEAN + ÉTIENNE AUROUX.

Inscription gravée sur une table de marbre noir encadrée comme la précédente :

1252. — In labore requies. — Soubs ceste chappelle de monsieur Sainct Claude, gisent monsieur maistre Hierome Auroux, seigneur de Bourconville

ET MARA1NVILLE, CONSEILLER DU ROY EN SA COURT DU PARLEMENT DE PARIS, QUI DECEDDA LE XXV JOUR DE DECEMBRE M D XCV; ET DAMOISELLE JEHANNE DE La Ro- ZIERE, SA FEMME, QUI DECEDDA EN M D LVII, ET TROIS DE LEURS ENFANTS, MAISTRES

Denis, Jacques et Isabelle Auroux, et monsieur maistre Jehan Auroux, seigneur de Bourconville et de Marainville, et conseiller du Roy en sa court de Parlement, qui décéda le xx jour d’aoust m d xcviii; pour lesquels par

CHACUN AN A PERPETUITE SE DOIBT CELLEBRER UN SERVICE POUR LESDICTS DEFFUNCTS ET LEURS AMYS, AUX FRAIS DU CONVENT DE CEANS, AU MOYEN DE XXV LIVRES TOUR¬ NOIS DE RENTE LEGUEZ PAR LEDICT DEFFUNCT ET DELLIVREZ SUIVANT LE TESTAMENT DU IV JUILLET M D XCVIII, PAR DEVANT BELOT ET SAINCT VAAST, NOTTAIRES, ET LA QUITTANCE DU VII OCTOBRE MDXCIX, PAR DEVANT BOURGEOIS ET BABINET, NOTTAIRES.

Maistre Estienne Auroux, seigneur en partie de Bourconville et de Marainville, AUDITEUR ET CONSEILLER AU CHASTELLET DE PARIS, POUR LA MEMOIRE DES DESSUSDICTS SES PREDECESSEURS, A FAICT METTRE CEST EPITAPHE EN M DCXXXI.

— Priez Dieu pour eulx.

Et ledict Estienne Auroux, auditeur, est deceddé en l’année m dc xl, le

XXIIe AOUST ET EST INHUMÉ EN L’EGLISE DE TRIEL, PRES SAINCT GERMAIN EN LAYE.

Armes. Auroux : D’azur à trois trèfles d’or.

Ms. B1, p. 208.

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