‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 2)Chapitre 232 sur 421 · CLAUDE DE CREMEAUX · texte numérisé non relu

CLAUDE DE CREMEAUX

Son épitaphe était gravée sur une table de marbre fixée à un pilier de la nef contre la chaire :

1275. - Cy GIST LE CORPS DE MESSIRE CLAUDE DE CREMEAULX, SEIGNEUR DE CHARNAY, AU PAYS ET DIOCESE DE LYONNOIS, DECEDDÉ EN CESTE VILLE, LE PENUL- TIESME JOUR DE MAY M DC VIII. — PRIEZ DlEU POUR SON REPOS ET SALUT.

Armes. De gueules à trois croisettes tréflées au pied fiché d’or; au chef d’argent, chargé d’une divise ondée d’azur.

Ms. B1, p. 25 1.

Au-dessons, on lisait celte autre inscription :

SONNET

1276. Lecteur, l’ame a quitte sa vieille escorce humaine,

Pour se jouir au ciel en delice eternel,

Et FLECHISSANT AU PIED DE SON GRAND CORONNEL,

Elle baigne dedans la divine fontaine,

LuY NAISSANT DES RUISSEAUX DE TOUTE RECOMPENSE

Pour avoir bien vescu en foi et charité,

Sans bransler ni jamais fuir la vérité,

Maintenant il jouit l’heur de son esperance;

Ea, attendant le jour du general arrest Pour reprendre son corps et donner tesmoignage

Au JUGE SOUVERAIN DE LEUR COMMUN OUVRAGE,

GRAND COUVENT DES CORDELIERS

Fit' luy participer de son divin acquest.

Ne pleure doncques [passant] un si heureux voyage, Qui le rend possesseur d’un perpétuel gage.

Le souverain qui a receu son ame Veuille nos cœurs allumer de sa flamme.

Ms. B1, p. q4 i.

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