ÉGLISE PAROISSIALE DE SA1NTE-CROIX-EN-CITÉ
Deux portes ouvrant sur les rues de Sainte- Croix et de la Vieille-Draperie donnaient accès dans la nef; une petite porte latérale mettait le chœur en communication avec la ruelle voisine.
Près de l’église, à la hauteur du chevet, se trouvait le presbytère, qui fut reconstruit en 166&W, et derrière, un petit cimetière.
La circonscription paroissiale de Sainte-Croix était fort peu étendue; elle ne comprenait guère que l’îlot borné par les rues de Sainte-Croix, de la Vieille - Draperie, de la Lanterne et Gervais-Laurent, et quelques maisons adjacentes, soit une trentaine en totalité; aussi la fabrique n’avait-elle que de très modestes ressources
La paroisse fut supprimée en 1790, et l’édifice, vendu comme propriété nationale le a mars 1792, fut abattu en 1797. Le portail seul subsista et servit d’entrée à la maison construite dans la rue de la Vieille-Draperie, sur l’emplacement de l’église. En 18/17, des travaux de voirie exécutés pour le percement de la rue de Constantine (actuellement rue de Lutèce) firent disparaître ce dernier vestige archéologique de l’église Sainte- Croix (3b
(1) Les marguilliers, par une délibération du 18 décembre i632, avaient décidé de rr faire abattre ce qui etoit en péril eminent au presbytere«, et, le 28 mars i642, ils avoient ordonné diverses réparations. (Arch. nat., LL. 700, fol. 43 v° et 53 v“.)
(2) Dans la Déclaration des biens du 5 janvier 1790, le titulaire de la cure, Pierre Bitter, constatait que le revenu comprenait : trun gros de deux cens livres payées par la fabrique, et six cens livres de casuel y compris les messes; il n’y avoit aucun mobilier dépendant de la cure, et il etoit tenu de payer 65tt livres de décimés?!. (Arch. nat., S. 33aa.)
(3) L’archéologue Troclie a décrit, dans sa Notice historique sur le quartier de la Cité, les derniers vestiges de l’église tels qu’ils subsistaient encore il y a un demi-siècle :
tr Suivant qu’on pouvait en juger par ce qui était resté du mur septentrional pour servir de fond à la maison bâtie sur l’emplacement de celle église, elle appartenait au style ogival; on voyait encore
des fragments de pieds-droits à moulures prismatiques dans la cour et l’intrados d’un arc de fenêtre . Le portail a été seul conservé, à cause
de sa grande solidité, pour en former un mur de pignon à la maison qui remplaçait l’église. 11 n’offre rien de remarquable qu’une muraille épaisse, en grandes pierres bien appareillées, avec un soubassement marqué par une large moulure à talon. Au milieu on voit h baie carrée de la porte bouchée à fleur de mur et au-dessus une grande fenêtre à plein ceintre également bouchée . Respectable débris, d’une grande soli¬
dité, ce portail s’élevait encore avec son pignon sur la rue Sainte-Croix, mais demeurait inaperçu dans cette ruelle fangeuse de trente sept mètres de long, sur à peine deux mètres de large, sans boutiques au rez de chaussée et aboutissant à des repaires infâmes. Hormis quelques antiquaires, les voisins, même les plus près de cette ruine chrétienne, ignoraient peut-être que là, pendant plus de sept siècles, avait existé une eglise.n ( Revue archéologique, t. III, 2e partie, p. 7 A 1 et 761.)
ÉPITAPHES DE L’ÉGLISE
CHOEUR