‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 2)Chapitre 343 sur 421 · VICTOR · texte numérisé non relu

VICTOR

20 Mètre:

K. llocherrau (Ici .

GOLLÈCE DES ÉCOSSAIS

.1. Su 1 pis te.

drale, et une porte latérale ouvrant sur le cloître auquel il était adossé du côté nord. Les maisons des chanoines de Saint-Denis se trouvaient dans le grand cloître, derrière l’église; elles avaient été rebâties au commencement du xviic siècle (1).

Durant les années 1719 et 1720, le curé de Saint-Martial fut autorisé à célébrer à Saint-Denis-du-Pas les offices paroissiaux pendant les réparations de son église. En 17A8, après la démolition de Saint-Jean-le-Rond, on décida d’y transférer la paroisse des habitants du cloître Notre-Dame; dès le 9 mars 17Ô9, elle fut desservie par les deux chanoines qui exerçaient précédemment les fonctions curiales à Saint-Jean et prit alors le titre de Saint-Denis et Saint-Jean (2L

Fermée en 1793, l’église de Saint-Denis-du-Pas fut démolie en 1818 et le terrain qu’elle occupait devint la place Fénelon, qui fut plus tard englobée dans les dépendances du palais archiépiscopal. Après i83o, lorsque l’archevêché eut été rasé, cet emplacement fut transformé en un jardin qui fait maintenant partie du petit square installé derrière l’abside de Notre-Dame.

tout que trois autels , lesquels toutes les testes sont occupez par messieurs de Nostre Dame qui trouvent grande dévotion à y celebrer. Il y a voit anciennement à main gauche un gros clocher en forme de tour, et en icelluy quatre cloches, lequel messieurs feirent abbatre pour ce que le son d’icelles cloches empeschoit le service de la grande eglise. » (Du Hreul , p. 62.)

(1) ffLe cloître, où demeurent les chanoines, est enfermé dans une enceinte de vieilles murailles où ils ont leurs maisons particulières ; autrefois la demeure en étoit absolument interdite aux femmes. On ne leur permet pas aujourd’hui d’entrer dans le chœur de l’eglise, hors en certain tems; l’entrée dans le jardin du Terrain leur est interdite en tout temps. La situation de ce jardin est d’autant plus avantageuse que le riviere la borde de trois côtés et qu’il jouit d’une vue très agréable à la pointe de

l’ïsle du Palais, du côté de l’Orient.» (Brice, t. IV, p. 255.)

(2) A la fin du xviii' siècle, par suite du transfert de cette paroisse, le manque de place rendait les inhumations impossibles dans l’église. Le chapitre de Notre-Dame, par sa délibération du 5 mai 1779 , autorisa le clergé de Saint-Jean à faire pour les sépultures une cave sous le petit cloître que l’on prolongerait jusque sous la sacristie et dont l’entrée serait dans l’église. Il prit à sa charge les travaux nécessaires, à condition d’être remboursé ultérieurement et en réservant ses droits sur la cave et sur la partie du petit cloître qu’elle devait occuper.

Par une autre délibération du 28 juin suivant, il consentit aussi à ce que la sacristie fût agrandie aux dépens du petit cloître. (Arch. nat., S. 84.)

Plan de l’église de Saint-Denis-du-Pas PI.

ÉPITAPHES DE L’ÉGLISE

CHOEUR

GERYÀIS MELLOT.

A l’entrée du chœur, du côté droit, tombe plate de pierre dans laquelle était incrustée une table rectangulaire de marbre noir portant l'épitaphe suivante :

1421. - CY GIST DISCRETTE PERSONNE MAISTRE |] GeRVAIS MeLLOT, NÉ AU DIO¬ CESE du || Mans , en son vivant maistre es ars [| et licentié ez lois et bénéficié EN L’EGLISE || DE PARIS, QUI TRESPASSA LE Ve JOUR DE || DECEMBRE, L’AN DE GRACE MIL CCCC XLVIII. || DlEU LUY FACE MERCY A S’AME. AMEN.

Tombeaux de Gaignières (Oxford), t. II, fol. 8 (reproduction figurée).

(1) Réduction du plan publié par Albert Lenoir, dans la Statistique monumentale de Pans.

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