GUILLAUME DU SOLIER
Au-dessus de la porte qui conduisait du chœur des Frères au petit cloître, une
(1) C’est évidemment cette plaque de cuivre que Du Breul signalait en écrivant : rrL'on voit leur fondation, contre la muraille de l’eglise, sur une table de cuivre de Tan 1 /1 5o , avec le portrait au vif dudict premier president en un tableau, contre ladicte fondation. » (P. 365.)
(2) Le nom de ce personnage, qui devait être peu lisible sur la plaque de cuivre, n’a pas été transcrit par les copistes. Nous avons pu le restituer avec certitude, grâce au testament de Guillaume Du Solier, dont une copie est restée dans les titres des Chartreux.
COUVENT DES CHARTREUX DE VAUVERT
lame de cuivre offrait la représentation, entre deux écussons armoriés W, d’un cadavre enveloppé d’un linceul, de la bouche duquel sortait une banderole avec ces mots : Credo videre bona Domini in terra viventium.
Dans la partie supérieure, on lisait cette épitaphe :
1025. — AU CŒUR DE CETTE EGLISE EST ENTERRÉ FEU HONNORABLE HOMME GUIL¬ LAUME [DU SOLl]ER, EN SON VIVANT PROCUREUR AU CHASTELLET, LEQUEL TRESPASSA LE IXe JOUR DE NOVEMBRE, L’AN M CCCC LXX. — DlEU EN AIT L’AME ET DE TOUS LES
trespassez. Amen. — Pater noster. Ave Maria.
Armes. Du Solier : D’azur frelté d’or, de six pièces.
• — Aubry : D’argent à l’arbre arraché de smople.
Bibl. nat., Cabinet des titres, 5 1 1 , fol. 109 v°; — Topographie historique, Faubourg Saint-Germain, p. 88.
LOUIS BARBOTEAU.
Inscription gravée sur une petite table de marbre blanc placée à côté du petit monument de Guillaume Du Solier^ :
1026. — A. M. D. G. — Louis Barboteau, conseiller du Roy, controlleur
GENERAL DE LA TRESORERIE DE SA MAISON, AYANT VESCU EN TOUT HONNEUR ET PIETÉ ET REMPLI D’UN ZELE ARDENT POUR L’AUGMENTATION DU SERVICE DIVIN EN CETTE MAISON, A FONDÉ (3) . [Il] EST DÉCÉDÉ LE XXVIe OCTOBRE M DC LXVI. - PRIEZ
Dieu pour son ame.
Bibl. nat., Cabinet des titres, 5 1 1 , fol. 109 v°; — Millin, Chartreuse de Paris, p. 33.
On lit dans ce document, qui porte la date du 8 octobre 1/170 :
fr Je Guillaume Du Solier, procureur au Chaste-
let de Paris . eslis ma sépulture, s’il plaist à
messieurs les religieulx Chartreux que soye enterré au cœur de l’egiise , entre le graut autel et les trois chaires où se siet celui qui chante la grant messe
et les diacre et soubz diacre . » (Arch. nat.,
Dans le compte de l’exécution du testament, on trouve cette mention qui paraît se référer à la plaque de cuivre dont nous publions l'inscription :
«■À esté paié par Robert Turgis, l’un des exécuteurs, pour l’epitaffe mis en ladicte eglise des Chartreulx où est faict mémoire en une table de leton de la fundacion et ordonnance testamentaire d’iceUuy deffunct et ensuivant ledict testament et selon l’accord faict entre lesdicts exécuteurs et lesdicts Chartreux, 9 livres, 2 sols parisis. » [Ibid.)
(1) Sur l’un des écussons étaient gravées les armes pleines de Guillaume Du Solier; sur l’autre, elles étaient parties des armes de sa seconde femme Geneviève Aubry, dont il est question dans le testament du défunt ; rrAulour d’icelle tumbe seront escripts les noms de moy et de Geneviefve, ma secunde femme, laquelle Geneviefve est fille de feu maislre Garnier Aubry, en son vivant procureur en Parlement, et de Marie, jadis sa femme, et laquelle Geneviefve je requiers que semblablement son plaisir soit de illec estre enterrée.» (Arch. nat., L. 939.)
(2) D’après Millin, cette épitaphe se trouvait dans la sacristie où elle avait pu être transférée à l’occasion de quelque réparation faite dans l’église.
(3) Millin, suivant son habitude, a négligé de transcrire le texte de cette fondation, que le défunt avait ordonnée par ses testament et codicille, en date des i5 février et 9 septembre 1666. Mais il