‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 3)Chapitre 125 sur 386 · IV · texte numérisé non relu

IV

Capucins, à l’est par la rue de la Santé, à l’ouest par les propriétés qui bordaient la rue du Faubourg-Saint-Jacques et au midi par une ruelle. L’entrée se trouvait à l’angle des rues des Capucins et du Faubourg-Saint-Jacques; elle donnait accès dans une cour fermée à l’est et au midi par deux bâtiments, l’un rattaché au côté droit de l’église, l’autre perpendiculaire à la façade et laissant un passage vers les jardins. L’église, régulièrement orientée, était construite sur un plan rectangulaire, et de modestes proportions; elle n’avait qu’une rangée de chapelles à droite; derrière le sanctuaire était placé le chœur des religieux. Le principal corps de logis du couvent, formant cloître, s’élevait sur le côté gauche de l’église W.

Dans la seconde moitié du xvmc siècle, la population de la Chaussée d’Antin s’étant notablement accrue, le Gouvernement proposa en 1779 aux Capucins du faubourg Saint-Jacques de quitter leur résidence pour aller se fixer dans ce quartier, et il leur fit construire un nouveau couvent dont ils prirent possession le 1 5 septembre 1783.

Des lettres patentes de Louis XYI du 7 décembre 1783, renouvelées le 23 octobre 1785 et enregistrées en Parlement le 26 janvier 1786, prescrivirent sur l’emplacement de l’ancien couvent des Capucins, qui devait être démoli, l’ouverture de quatre rues destinées à faciliter la vente des terrains mais il 11e fut pas donné suite à cette décision. Un édit du mois de janvier 1785 ayant ordonné la création, dans un des faubourgs de Paris, d’un hospice spécialement affecté au traitement des maladies vénériennes, l’on décida d’utiliser pour cet établissement le couvent inoccupé^, ainsi que la plus grande partie des jardins; l’autre partie servit à accroître l’hospice de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, récemment fondé par M. Cochin, curé de cette paroisse. L’installation définitive de l’hôpital fut interrompue en 1789 par les événements politiques; mais l’Assemblée nationale ordonna la reprise des travaux, et le nouvel établissement, qui reçut le titre d’Hôpital du Midi, fut ouvert aux malades le 12 mars 1792.

(1) ffGe couvent est grand et spacieux, non tant en édifices qu'en clos et jardins de grande estendue.'i (Du Breul, Supplément, p. 45.) Brice constate de même que rr le cloître, selon la maniéré de

ces Peres , est petit et serré . , mais le clos qui se

trouve derrière la maison est fort étendu; il fournit une promenade très agréable et de grandes commodités à cette nombreuse communauté, v (T. II, p. 1 47.)

(2) ff Ces lettres patentes ordonnent l’ouverture de quatre rues de trente pieds de largeur chacune sur le terrain occupé jadis par le couvent des Capucins. Celle qid communiquera de la grande rue du Fauxbourg à la place des Capucins sera nommée la rue Neuve. Celles nommées de la Milière et de Blair traverseront de la rue du Faubourg à celle de

la Santé. Enfin la quatrième, nommée rue de Nam teuil, coupera transversalement ces deux dernières vers le milieu et sera prolongée dans la suite jusqu'au Boulevard. « (Thiéry, t. Il, p. 261.) Une seule de ces rues fut ouverte, celle de Blair, qui est devenue la rue Méchain.

t3) Thiéry écrivait en 1787; rrOn construit actuellement, sur la partie du terrain où étoit la maison monastique des Capucins, un nouvel hôpital de

santé . Un jardin d’une assez vaste étendue y

doit être destiné à la culture des plantes médicinales en usage pour les traitemens. Ce bâtiment s’élève sur les dessins et conduite de M. de Saint-Far, architecte du Roi pour les hôpitaux civils." (T. II, p. 262.)

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