JEAN + MARGUERITE DE MONTMORENCY-LAVAL
De l’autre côté du mausolée du chancelier, se trouvait un second monument funéraire formé d’une grande table rectangulaire de marbre blanc, soutenant une petite table de marbre noir cintrée dans le haut, le tout encadré par une large bordure en marbre rouge veiné de blanc, surmontée d’une corniche circulaire
Les deux écussons provenant du tombeau de Valenline Balbiani, que Lenoir avait négligé d’utiliser pour sa restauration, avaient été envoyés à Versailles, lors de la suppression du Musée, et c’est là qu’ils ont été récemment retrouvés par M. Courajod. ff Frappés de l’anathème qui pèse sur tous les monuments inconnus, écrivait naguère cet archéologue, ils furent jugés indignes de l’exposition publique et dédaignés, jusqu’au jour où la beauté de leur exécution m’ouvrit les yeux sur leur valeur et me révéla leur origine. Ils sont au Louvre maintenant et seront bientôt rapprochés des autres monuments de la chapelle de Birague.» ( Alexandre Lenoir, t. 111, p. 281.)
Depuis, les deux écussons ont été placés, en effet, au-dessus de la statue de Valentine Balbiani.
Dans son Rapport au comte de Vaublanc, Lenoir a catalogué sous le 11° 459 un moulage en
plâtre du bas-relief représentant le cadavre de Valenline, qui est maintenant au Musée de Versailles.
(1) René de Birague avait été créé cardinal à la cinquième promotion faite par Grégoire XIII, le 20 février 1578. Mais, comme il n était pas allé à Rome pour recevoir le chapeau, il n’eut jamais de titre cardinalice.
(2) frMessire Philippes Durant, garde des sceaux de France, pendant la vie de ce bon Cardinal, et son successeur en la charge de chancelier, son plus intime amy et son compere, tesmoigna le regret qu’il receut de sa perte et pour marque de leur amitié fit attacher en cette chapelle un epitaphe.» ( Le Laboureur, Les Tombeaux des personnes illustres , p. 2 33.)
Brice et Mercier, attribuant à cette inscription un sens inexact, ont prétendu h tort que le chancelier Hurault avait fait élever le mausolée de Birague.
PRIEURÉ DE SAINTE-CATHERINE DU VAU DES ÉCOLIERS
en bronze doré et ornée de quatre médaillons aussi en bronze doré, au chillVe du défunt. La table de marbre noir était décorée de deux écussons timbrés d’une couronne, l’un aux armes de Montmorency-Laval, entouré du collier de l’Ordre du Saint-Esprit, l’autre parti des armes de Montmorency et de Birague.
Sur la table de marbre blanc, on lisait les deux inscriptions suivantes :
804. — Hic situm est cor || illustrissimi viri domini Joannis de Laval,
NiGELLÆ II MARCHIONIS, JUNIACENSIS ET MALLEACENSIS || COM1TIS, DOMINI DE LOUE
A pud Cenomanos, || baronis Bersuriæ, Rupis Chaboti, Mottæ || Sanctereæ et
INSULÆ SUBTER MoNTEM || REGALEM, REGIA DIVI MlCHAELIS |j SODALITATE INSIGNIS, QUINQUAGINTA || EQUITUM CATAPHRACTORUM CENTUMQUE || NOBILIUM REGIÆ DOMUS TURMÆ || PRÆFECTI.
Bibl. na(., Coll. Clairambault, 9/16 , fol. 78 (reproduction figurée) ; — Ms. IV, p. 60; — Bonfons-Rabel, liv. II, loi. 10 h v"; — Le Laboureur, p. 282.