‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 3)Chapitre 245 sur 386 · JEAN BUREAU · texte numérisé non relu

JEAN BUREAU

La tombe de Jean Bureau se trouvait à l’entrée du cliœur, devant le sanctuaire W. Elle était en cuivre, sculptée en bosse avec l’effigie du défunt revêtu des babits pontificaux, crossé et mitre, les mains jointes sur la poitrine, la tête et les pieds posés sur un coussin. Une arcade surbaissée et festonnée, que surmontaient deux anges tenant des écussons, encadrait cette représentation '3l.

monastère et couvent des Peres Celcstins , tous les personnages de marque qui avaient été inhumés dans l’église , et il a publié intégralement les épitaphes d’un grand nombre d’entre eux, mais sans adopter aucun ordre méthodique. Il a pris soin toutefois d’indiquer la place des sépultures, qu’il avait antérieurement consignée dans un manuscrit spécial, intitulé : Sommaires des royalles sépultures qui ont esté faictes en l’eglise des Peres Celestins de Paris, etc., 1 6 3 si . ( Bibl. Mazarine, ms. 8028.) Le P. Beurrier a extrait ces renseignements du Nécrologe des Célestins, dont il ne paraît pas toujours avoir rigoureusement interprété le texte, lorsqu’il ne s’est pas borné à le traduire littéralement. Grâce aux indications complémentaires des Epitapbiers mss. , il nous a été possible d’établir avec une certitude presque absolue le classement topographique des sépultures.

(1) Le rédacteur du Nécrologe signalait h l'entrée du chœur, devant le sanctuaire , l’existence d’anciennes tombes dont les inscriptions n’étaient plus lisibles et qui avaient dû être placées là à l’époque où les Carmes occupaient le monastère : trln introilu chori nostri, a parle sanctuarii, sunt très sepulturæ lapideæ quæ, pro velustale et, ut ita dicam, contritione viæ . vix legi possunt; vidpnlur

trium fuisse equitum nobilium , siquidem in ilia quæ in medio est adliuc effigies nobilis viri et feminæ apparet, quorum insignia sunt très gridones cum transverse clathro quadratis aureis resperso. In altéra, quæ a dextris est, duo viri sunt cum muliere, quorum médius, ut conjicio per ejus arma, fi lins erat aut consanguineus præcedenlis; ad eu jus pedes adhuc scriplum legitur: Primüs fuxdatou iidius DOMUS , QUI OBIIT ANNO lSoO.fl (P. 87.)

Une autre tombe, contemporaine des Carmes selon toute vraisemblance, se trouvait sur le côté droit du maître-autel : rr Est quædam sepultura lapidea, in dextera majoris altaris parte, ad pedes sedium ministrorum, cujus inscriptio omnino legi nequit; præ se fert effigiem nobilis cujusdam viri et feminæ , gestantque in suis armis quatuor stolas cum cruce transversal (P. 4-2.)

(2) La tombe de Jean Bureau était à demi levée, trparum elata», dit le Nécrologe. (P. i5.)

(3) D’après le P. Beurrier, rfeeste tombe à cause de son espaisseur nuisoil à l’entrée du chœur; c’est pourquoy elle a esté reculée proche la chappelle d'Orléans. r> ( Histoire du monastère, p. 386.)

Ce transfert dut avoir lieu au commencement du xvii' siècle, lors de la réfection du maîtreautel.

Sur I deux côtés de la tombe, terminés aux extrémités par les médaillons des quatre Evangélistes, on lisait cette épitaphe :

SOS. - Hic jacet reverfndus in Christo pater dominus Johannes Bureau, episcopus biterrensis, dojmini nostri Régis consiliarius, || qui obiit Parisius,

SECUNDA OIE MLNSIS M AI I , A N NO DOMINI M CCCC° LXXXX”. CUJUS ANIMA REQUIESCAT

in page. Amen.

\ p« m es. U' mur nu chevron potence et contrepotencé d’or rempli d’argent et accompagné de trois buircs d’or.

Texte d’après le dessin ci-dessus; — Le P. Beurrier, Histoire du monastère, p. 386.

'' Réduction d'un dessin de la Collection de 11 existe un dessin identique, dans les Tombeaux

Gaignières. (Bibl. nal. mss.; F. lat. 1702V, fol. 73.) de Gaignières (Oxford), l. IV, fol. 83.

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