JEANNE I)E BOURBON
Lors de la réfection du cliœttr, la tombe levée de cette princesse, qui se trouvait devant le inaîlre-autel, fut placée près de la chapelle d’Orléans W, sous une arcade du chœur, décorée de fleurs de lis et encadrée par deux colonnettes que reliait une corniche portant un dais richement sculpté, surmonté d’un cartouche armorié et d’un ange en prières^.
Guilhermy nous fournit d’intéressants détails sur la destinée ultérieure de ces ossements :
«Les pierres plates, qui fermaient le caveau de l’église des Célestins et qui paraissaient provenir de quelque cimetière juif du xiv° siècle, ont été dispersées par les vainqueurs de 1 8 48 , devenus maîtres de la caserne qui occupait l’ancien monastère. La plaque de plomb, découverte dans le caveau, est au Musée de Ciuny. Déposés d’abord dans une mangeoire d’écurie, recueillis plus tard dans une boîte décente, les ossements furent offerts à l’ambassadeur d’Angleterre. Le diplomate répondit très judicieusement que, pour avoir épousé un prince anglais, Anne de Bourgogne n’avait pas perdu la qualité de princesse du sang de France , et comme, dans notre pays, on ne se soucie plus guère des souvenirs de l'antique maison royale, la caisse demeura longtemps confiée aux soins d’un des membres de la commission des fouilles des Célestins. Ce ne fut qu’en 1 85 1 qu'elle trouva enfin son dernier asile , ainsi que l’énonce celte inscription gravée dans l’église de Saint-Bénigne de Dijon, audessus du caveau qui contient la poussière de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, l’aïeul de la duchesse de Bedford :
Ici reposent
LES RESTES d’AnNE DE BOURGOGNE ,
FILLE DE Jean sans Pecr, duchesse de Bedfort,
INHUMÉE D’ABORD DANS l’ÉGUSE DES CÉLESTINS DE PARIS, EN ,