GUILLAUME + GUY DE ROCHEFORT + CATHERINE DE VOURRY
Leur monument funéraire se trouvait sous la seconde arcade de la nef, du côté gauche. Il était appliqué contre le pan de mur qui formait le bas de cette travée et séparait la nef de la chapelle de Gèvres.
Sur une longue table de marbre noir, bordée dans le haut et dans le bas par une corniche, une grande croix accompagnée des instruments de la Passion, à droite la lance et le bâton avec l’éponge, à gauche la colonne de flagellation, le fouet et les verges, était représentée par des incrustations de marbre blanc en demi-relief. Au bas, l’on voyait un sarcophage ouvert, d’où sortait à demi une femme éplorée qui embrassait le pied de la croix et tenait une banderolle avec ces mots : Pvssio Domini nostri Jhesu Ciiristi; de l’autre côté, était couché un enfant au maillot. Sur le devant du sarcophage se trouvait une tête d’ange ailée en bronze, placée entre deux écussons de marbre blanc
(1) Le Nécrologe donne une date différente : « Magister Humbertus Boutet, civis parisiensis, sepultus est in navi ecclesiæ ante sacellum beati Pétri de Luxemburgo, sub tumba lapidea, cujus epitaphium supereminet in fabella marmorea, 25" julii, anno Domini 1621. » (P. 61.) Mais cette date du 25 juillet est peut-être celle de l’éreclion de la table de marbre.
('2' M. Léon Palustre prétend que le buste connu sous le nom de G. de Rochefort, qui est conservé à l’Ecole des Beaux-Arts, provient des Célestins; mais on voit, par le dessin de Gaignières, que le monument funéraire de la famille de Rochefort n’était décoré d’aucun buste. D’autre part, il con¬
vient de noter que ce buste figure dans le Journal de Lenoir, comme venant des Petits-Pères, avec cette simple mention : « A3. Un buste du moyenâge, sculpté en albâtre et en grès gris. » C’est seulement dans la 9e édition du Catalogue du Musée, publiée en 1810, que l’on trouve une indication plus détaillée : «56. Buste en grès représentant Guillaume de Rochefort, chancelier de France, mort en 1 492.55 II paraît probable que cette assertion n’était appuyée sur aucune donnée sérieuse, et que M. Palustre a eu tort de l’accepter sans contrôle, ainsi que l’a déjà remarqué M. Courajod. (Cf. Gazette des Beaux-Arts, septembre i884, p. 25 1, et Alexandre Lenoir, t. Il, p. 160.) .
A gauche de ce mausolée, contre la muraille, était fixée l’inscription suivante: