‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 3)Chapitre 286 sur 386 · EN COMMEMORATION DE MESDAMES SES DEUX SEURS, A SÇAVOIR MARGUERITTE DE · texte numérisé non relu

EN COMMEMORATION DE MESDAMES SES DEUX SEURS, A SÇAVOIR MARGUERITTE DE

Rostaing, qui espousa en premières nop||ces Hubert de Levis, baron de Cou-

ZAN, COUSIN GERMAIN DES SEIGNEURS DUCS DE VANTADOUR ET EN SECON||DES NOPCES

Philbert des Serpans, baron de Gondras, nepveu du seigneur de La Guiche,

GRAND MAISTRE DE L’AR||TILLERIE DE FRANCE, DONT ELLE A EU FRANÇOISE DES SER- PANS, COMTESSE DE ROCHEBONNE, MERE DE PLUSIEURS || ENFANS, DONT IL Y EN A DEUX QUI SONT COMTES DELlON, ET EN TROISIESMES NOPCES PlERRE, COMTE DE FlA- GEACH, || DONT ELLE A EU LOUYSE DE FLAGEACH, MARQUISE D’ALLAIGRE, MERE DES MARQUIS ET COMTES D’ALLAIGRE d’AuVERGNE || ET DE LA MARQUISE d’UrFÉ, MARGUE¬ RITTE DE FLAGEACH, QUI ESPOUSA EN PREMIERES NOPCES CHRISTOPHLE, || COMTE d’Ap- CHER, ET EN SECONDES NOPCES MESSIRE EmANUEL DE CRUSSOL, DUC ü’UzETS, PRE¬ MIER pair de § France et chevalier d’honneur de la Reyne; duquel mariage est issu Armand de Crussol, comte d’Uzets, || filleul du cardinal de Richelieu, ET ONT FAIT UNE DOUBLE ALLIANCE, SCAVOIR DU COMTE DE CRUSSOL, || FILS AISNÉ DUDIT SEIGNEUR DUC, AVEC LA FILLE UNIQUE DUDIT COMTE d’ApCHER, ET

Anne de Flageach, || femme en premières nopces du comte de Sainct Auban,

ET EN SECONDES NOPCES FEMME DU COMTE || DE SERRE; ET ANNE DE ROSTAING, SE¬ CONDE sœur dudit Charles de Rostaing, qui espousa en || premières nopces René d’Escoubleau, marquis de Sourdis, dont elle a eu Tristan, || René, Jacques, Pierre, Anthoine, Georges et Charlotte d’Escoubleau, marquise de Querman, lequel II Fierre d’Escoubleau, marquis de Surieux, son troisiesme

FILS, ESPOUSA || EN PREMIERES NOPCES ANTHOINETTE DE BRETAIGNE, SŒUR DU COMTE

de Vertus d’Avaugour, || dont est venu une fille qui est mariée avec le fils

AISNÉ DU MARQUIS DE || GORDES DE SIMIENNES, CHEVALLIER DU SAINCT ESPRIT ET CAPITAINE DES GARDES || DU CORPS DU FEU ROY, ET EN SECONDES NOPCES UNE FILLE DE LA MAISON || DE CREMOZ, SŒUR DU COMTE DE SAINCT TRIVIER D’ANTRAGUES , DUDIT || FOREST, Y AYANT ENCORES BEAUCOUP D’AUTRES PERSONNES DE || GRANDE CON-

DITION DE CE ROYAUME QUI SONT PRO||CHES PÂRENS DESDITS SEIGNEURS ET DAMES

de Rostaing, Robertet et Hurault. || Priez Dieu pour eux (1).

Armes. Rostaing : D’azur à la roue d’or, surmontée d’une trangle du même.

— Robertet : D'azur à la bande d'or, chargée d’un demi-vol de sable et accompagnée de

trois étoiles cTargcnt.

— Hun \v lt : D'or à la croix d’azur, cantonnée de quatre soleils de gueules.

— - De Thoü : D'argent au chevron de sable, accompagné de trois taons du même.

Texte d’après l'inscription originale^ ; — Guilliermy, t. I, p. 466-47.3.

(‘! Cette inscription a été imprimée sous forme de placard in-4°, sans doute pour servir de modèle au marbrier, puisqu’elle est disposée en ovale et accompagnée de quatre écussons, tout comme sur la table de marbre. (Bibl. nat. ; Coll. Clairambault, 1116, fol. 35.) Mais la disposition primilive des lignes n’a pas été régulièrement observée.

ftOn peut, sans crainte d’erreur, observait Guilliermy, attribuer la rédaction de cette inscription h l’avocat poitevin Henri Cbesneau, qui s’était constitué le commensal, le courtisan, le généalogiste de la maison de Rostaing et qui a célébré la gloire de ses patrons par des écrits d’une bizarrerie

sans pareille . Les nombreuses incorrections

grammaticales du texte sont à la charge du graveur. L’emploi des majuscules y est d’une extrême irrégularité.» (T. I, p. 473.)

(2) Cette inscription , après être passée par le Musée des monuments français, fut placée, en 1824, dans une chapelle de Saint-Germain-l’Auxerrois, qui avait appartenu autrefois à la famille de Rostamg. Elle a été transférée depuis dans une petite chapelle, au fond de l'abside, où elle est encore aujourd’hui.

L’entrée de cette inscription au Dépôt des Petits- Auguslins 11e figure pas dans le Journal de Lenoir, où l’on trouve, par contre, les mentions suivantes :

rr 2 o 5 . Des Célestins. Un petit bas-relief en albâtre blanc, de Germain Pilon, en 1687, qui représente Jean de Rostaing à genoux, en oraison, devant son patron qui est au-dessus d’un autel. Ce morceau , tiré de la chapelle des Rostaing, était enchâssé dans le mur qui, dans beaucoup d’endroits, offrait des bas-reliefs pris sur pierre, d’un très bon goût et d’une délicatesse étonnante.»

ff-2o6. De la même chapelle. Deux bustes de femmes de celte famille.»

Pour ces deux articles, les indications sont évidemment inexactes. S’il faut s’en rapporter au témoignage de Brice, la chapelle de Saint-Martin ne eonlena t «rien du tout de curieux». (T. III, p. 289.) Piganiol constate de même que tries armes de la famille de Rostaing et celles de ses alliances en sont l’unique ornement . » (T. IV,

Par contre, une curieuse estampe qui a pour titre : «• Reliquaire des dévotions qui sont représentées dans les trois chapelles que messire Charles, marquis et comte de Rostaing, a fait faire dans Paris. .... qu’Henry Cbesneau a fait graver par Israël Sylvestre, i658» (Bibl. nat.; Coll. Clairambault, 11 16, fol. i5), semblerait indiquer que la chapelle de Rostaing était ornée de nombreuses sculptures murales. L’inscription publiée ci-dessus constate d’ailleurs que Charles de Rostaing l’avait fait décorer. Il n’est guère vraisemblable néanmoins que le bas-relief dont parle Lenoir y ait jamais été placé, en admettant même qu’il représentât un personnage de la famille de Rostaing, ce qui est fort douteux. Lenoir, en effet, n’a pas eu le loisir de contrôler cette attribution, puisqu’il déclare, dans ses Notes manuscrites de la Notice succincte de 1793, que le bas-relief dont il s’agit lui avait été volé au Musée. (Archives du Musée, t. II, p. 62.)

Quant aux deux bustes, ils ne devaient pas venir des Célestins , mais de la chapelle de l’église des Feuillants-Saint-lIonoré, dont Charles de Rostaing avait obtenu la concession.

Dans le Musée des monuments français , les statues et bustes de la famille de Rostaing se trouvent réunis sous les n°s 186 et 2o4 et indiqués comme provenant des Feuillants, et il n’y est nullement Question de sculptures qui auraient précédemment appartenu aux Célestins. (T. V, p. 82.)

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