POST CAPTOS REGES SFORCIADASQUE DUCES
Quis jacet hic! magni heroes, Ludovicus et uxor,
Alma Valentina, regia progenies;
(1) Lenoir attribuait ce monument à Paul Ponce, mais sans pouvoir invoquer aucun témoignage précis à l’appui de son assertion. ( Musée des monuments français , t. Il, p. 100.)
Guilhermy, rejetant avec raison cette attribution , écrivait : rrLe nom du sculpteur à qui Louis XII confia l’exécution du mausolée de ses ancêtres ne nous est pas connu. Le style de ce monument appartient évidemment à l’école italienne de la Renaissance. ?» (T. 1, p- 443.)
Maintenant nous sommes définitivement fixés à cet égard, grâce à un intéressant article sur le Tombeau des ducs d’Orléans, queM. H. de Tschudi a publié dans la Gazette archéologique. (T. X, 1 885 , p. 90-98.)
Cet érudit nous apprend que , d’après un document mis en lumière par M. Alizeri , le mausolée fut commandé, au mois d’août 1 5o2 , par un secrétaire du roi Louis XII, de passage à Gènes, aux quatre sculpteurs italiens , dont nous avons rappelé
les noms. Il devait être exécuté suivant un dessin que le secrétaire avait apporté, rrsub forma seu modelo unius papiree sépulture exislentis penes prefatum55, dans un délai de quinze mois à partir de la Saint-Martin, et embarqué pour Rouen ou Marseille, selon les ordres du roi. Deux des sculpteurs étaient tenus d’accompagner les marbres à Paris , pour les monter, moyennant un salaire mensuel de douze écus et une somme de vingt écus pour leur retour. Le prix total de l’ouvrage était fixé à sept cents écus, payables en différents termes.
aGe monument, observe M. de Tschudi, est bien effectivement, pour le travail, une œuvre italienne; mais il est probable que le dessin, le plan général, est dû à un artiste français. Le texte du document n'exclut pas celte hypothèse; bien plus, il la rend très vraisemblable. 55
(2) Le premier et le troisième de ces écussons étaient partis (YOrleans et de Milan-Visconti , le second et le quatrième étaient d’O/itAuvs.
lt 8.
Aureli procekes, Carolus cum fratre Philippo ;