INCLITA JAM VESTRI PIGNORA BINA THORI
MAGNIFICUS CAROLO NASCENS LuDOVICUS AB ALTO,
Hec posuit larga busta superba manu,
Sforciadem indigna pepulit qui ex sede tirannum Et sua qui siculas sub juga misit opes;
Ut tantos decorata duces Aurélia jactat,
Gallica sic illo sceptra tenente tument.
Bibl. nat. mss.; F. fr. 20077, f°l. 29 e I 3o (reproduction figurée); — Ms. B\ p. 227; — Bonfons , fol. 128 v°.
Sur une petite plaque rectangulaire de marbre noir, fixée au bas de ce même pilier, 011 lisait 1 inscription suivante, gravée en lettres dorées et surmontée d’un écusson aux armes de France, timbré de la couronne royale et du collier de l’Ordre de Saint-Michel, qui était entouré d’une bordure cintrée, semée de roses en bronze doré :
870. — LuDOVICUS ReX XII QUIETI || PERPETUE et MEMORIE PERENNI II ILLUSTRIS-
SIMORUM PRINCIPUM |j LüDOVICI AVI, VALENTINF. AVIE, KAROLI PATRIS , PIISSIMORUM PIENTISSIMORUMQUE PARENTUM || AC PhILIPPI PATRUI |] FELICITER. M Ve IIII (1).
Bihl. nat. mss.; F. fr. 20077, f°E 3i et 3a (reproduction figurée (2)); — Ms. B2, p. 222; — Bonfons, fol. 129; — Guilhermy, t. I, p. 44a.
Sur un tableau placé vis-à-vis des précédentes inscriptions, derrière les chaires de la chapelle, on lisait cette pièce de vers français :
87]. Cy gist Louys, duc d’Orléans,
Fils de Charles, fondeur de céans,
Et FRERE DE CHARLES SUYVANT,
De France Roys très chrestiens;
Lequel, sur tous ducs terriens Fut le plus noble en son vivant;
Mais ung qui voult aller devant Par envie le fit mourir,
Dont jusqu’icy en estrivant On a veu maint sang decourir.
Le jour sainct Clement, ou flourir,
[II] TRESPASSA, COMME [l’JoN SCAIT
De nuict, qu’on n’y pust secourir,
En l’an mil quatre cens et sept.
Dieu lu y face pardon a l’ame Et a Valentine sa femme,
Au comte de Vertus leur fils,
Lesquels depuis, comme on remembre,
Sur luy furent ensevelis,
Le vingtiesme jour de septembre Mil quatre cens quarante six.
Bonfons, fol. 2 33 v° (3).
(I) Les trois inscriptions ci-dessus avaient été portées au Dépôt des Petits -Augustins, puisque Lenoir constate qu’il les avait utilisées pour la composition des tombeaux. ( Musée des monuments français, t. II, p. 101.) Toutefois l’inscription n° 868 avait dû être fracturée, étant donné que les écussons dont elle était précédemment ornée se trouvaient répartis entre les trois mausolées reconstitués. Les trois inscriptions furent transportées après 1816 à Saint-Denis; le n° 869 fut placé au-dessus de la statue de Charles d’Orléans, et le n° 870 audessus de celle de Philippe; quant au n° 868, Guilhermy n’en avait rencontré que des fragments dans un magasin de l'église. {Monographie de Saint- Denis, p. 298.)
Lors de la reconstitution définitive du mausolée de la famille d’Orléans, les deux inscriptions qui avaient subsisté ont été brisées. Nous n’avons retrouvé que le n° 869, en morceaux, dans un des magasins de la basilique.
(2) On trouve une autre reproduction figurée de celte inscription dans les Tombeaux de Gaignières (Clairambault), fol. i5, au bas d’un dessin qui représente le côté gauche de la colonne funéraire du connétable Anne de Montmorency.
(3) C’est dans l’édition des Antiquitez de Paris de i6o5, que cette épitaphe a été imprimée pour la première fois. Du Breul s’est borné à reproduire le texte incorrect de Bonfons, et nous avons dû suivre son exemple.