‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 3)Chapitre 331 sur 386 · AAA · texte numérisé non relu

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texte que leurs services faisaient double emploi avec ceux des ecclésiastiques de la chapelle ordinaire du roi et que les revenus des dotations n’étaient plus employés suivant les pieuses intentions des fondateurs. 11 décida, par un arrêt du Conseil du 11 mai 1787, qui préparait leur suppression, de mettre sous séquestre tous les biens et droits de ces chapelles et de surseoir désormais à toute nomination ou collation de bénéfices, en réservant toutefois les droits des titulaires actuels et en assurant la continuation des offices. Lorsque la Révolution survint, aucune mesure définitive n’avait encore été prise, et la Sainte-Chapelle était encore régie conformément aux prescriptions de cet arrêt.

Le clergé de la Sainte-Chapelle jouissait d’importants privilèges qui lui avaient été accordés par le Saint-Siège et la Royauté. Le pape Innocent IV, par sa bulle du 2/1 mai 126/1, avait défendu de prononcer, sans l’ordre du Saint-Siège, aucune sentence d’excommunication, d’interdiction ou de suspension contre les membres du collège, avant même qu’il fût institué. Grégoire X, par une bulle du 2 3 mars 1272, leur permit de jouir de tous les bénéfices qu’ils pouvaient avoir dans d’autres églises, sans être astreints à la résidence, sous la réserve d’en acquitter régulièrement les charges^’1. Le 6 novembre 1286, Honoré IV les dispensa de la prestation des décimes ecclésiastiques. Benoît XI, par sa bulle du 18 avril 1 3o6 , les exempta de la juridiction de l’évêque de Paris et de l’archevêque métropolitain de Sens, pour les soumettre directement au Saint-Siège. Le 29 avril 1 3 1 2 , Clément V institua les abbés de Saint-Denis et de Sainte- Geneviève conservateurs de leurs privilèges. Charles, régent du royaume pendant la captivité de son père, les prit sous sa sauvegarde spéciale, attribua leurs causes aux Requêtes du Palais et leur donna pour protecteur le prévôt de Paris par ses lettres patentes du mois de mars 1869, que le roi Jean confirma au mois de février 1 3 6 1 . Par des lettres du i3 août 1587, Henri III les exempta de la contribution du ban et de l’arrière-ban.

Dans les premières aimées du xve siècle, les chanoines, désireux d’accroître encore leurs prérogatives, s’étaient adressés au pape Benoît XIII pour obtenir le titre d’église collégiale, comme Saint-Martin de Tours, et la jouissance de tous les droits capitulaires, ce qui leur fut accordé par une bulle du 22 avril i6oq1 (2).

(1) Une déclaration du roi, du 18 décembre 17/10, enregistrée le 3o au Grand Conseil, annula ce privilège et interdit aux ecclésiastiques de posséder aucun bénéfice qui fut sujet à résidence.

(2) ffOn voit par une bulle de 1/109 que Benoît XII 1 érigea la Sainte-Chapelle en Chapitre, écrivait à ce sujet Jaillot. Dom Félibien se contente de dire que Charles VI déclara la bulle d'érection subreptice et de nulle valeur, par ses lettres du 3 décembre 1 /109 , et il en tire cette conclusion , que

la Sainte-Chapelle 11’est point Chapitre. Cette assertion est hasardée. Il est vrai que le roi avoil confirmé la bulle de Benoit XIII au mois de septembre 1/109 et qu’il révoqua ses lettres par celles du 3 décembre suivant. L’Eglise, alors déchirée par le schisme, étoit gouvernée par deux Antipapes qui se disputoient la primauté et dont les princes chrétiens recevoient ou rejetoient l’obedience au gré de leurs passions ou de leur intérêt; mais il est également constant que Charles VI confirma de nou-

SAINTE-CHAPELLE ROYALE DU PALAIS

Charles VI, qui avait d’abord approuvé celte décision par des lettres patentes du mois de septembre, la révoqua ensuite par d’autres lettres du 3 décembre, et il déclara la bulle papale nulle et de nulle valeur comme obtenue subrepticement et contraire à l’esprit même de la fondation. Dans la suite, divers arrêts du Parlement et du Conseil du Roi défendirent expressément aux chanoines de prendre le nom de Chapitre.

Les trésoriers, chanoines et chapelains ne vécurent que rarement en bonne intelligence; leurs prétentions réciproques soulevaient des conflits et des procès perpétuels. D’autre part, la diminution des revenus, qui ne permettait pas d’assurer les distributions d’une façon régulière, provoqua, dès le xive siècle, de graves négligences dans la célébration des offices. Charles VI prescrivit une première réformation par ses lettres du 18 juillet 1/101, qui spécifiaient les obligations du clergé, et, par ses lettres du mois de juin 1/107, ^ régla le service des petites heures du jour. En 1 5 19, François Ier institua cinq commissaires pour vérifier l’organisation, les droits et privilèges de la Sainte-Chapelle, et il ordonna une seconde réformation par ses lettres patentes du mois de janvier 1 5a iw, qui réglementaient de nouveau l’administration et la police au double point de vue du spirituel et du temporel. Mais ces mesures restèrent à peu près sans effet, et, du xvie au xvmc siècle, les ré¬

veau la bulle de Benoît XIII, le 17 janvier 1/109

(vieux style) . La bulle de Benoît XIII ne

donnoit aux chanoines de la Sainte-Chapelle qu’un titre dont ils jouissoient déjà et dont Charles VI ne leur defendoit de faire usage que parce que ceux à qui cette bulle fut accordée l’avoient sollicitée sans son consentement et l’avoient obtenue d’un pape qu’on ne reconnoissoit pas alors en France; mais celte qualité lui parut si justement acquise, qu'il confirma lui-même la bulle qu’il avoit déclarée nulle.» (T. I, art. 1, p. 12.)

Cette argumentation de Jaillot est complètement fausse. Les chanoines, en effet, n’avaient jamais joui du titre de Chapitre. De plus, les lettres de Charles VI, du 17 janvier i4io, n’ont nullement la portée que Jaillot leur attribue. Le roi révoquait, il est vrai, ses lettres du 3 décembre 1/109, ma*s seulement parce qu’il y avait un procès pendant entre le trésorier et les chanoines, au sujet du Chapitre, et qu’il ne voulait porter aucun préjudice au droit des parties. (Arch. nat. , S. 977, fol. 57.)

Or l’arrêt du Parlement du 12 mars i4i2 interdit formellement aux chanoines de se constituer en Chapitre : rrlntentionis tamen nostræ curiæ non erat nec est quin iidem canonici cum ipso thesaurario,

si præsens sit . se congregare, non per modum

Capituli, valeant pro tractando, prospiciendo et ad

visando super reddituum ac revenutorum inter se communium regimine, ac etiam pro recipiendo novos canonicos, capellanos et clericos quoliescumque casus exigerit, juxta modum ab antiquo observatum.» (J. Mortis, Répertoire, fol. 22 v°; — Morand, Histoire de la Sainte - Chapelle , Pièces

JUSTIFICATIVES , p. 78.)

La même interdiction est renouvelée dans un arrêt du Conseil du 19 mai 1681 : rrNe prendront à l’avenir les trésorier et chanoines dans tous les actes emanez d’eux d’autre qualité que celle de trésorier, chanoines et collège. » (Ibid., p. 161.)

(1) François I", dans le préambule de ses lettres patentes, insistait sur les dissensions du clergé :

crQuod dolenter ferimus, a paucis temporibus citra, inter præfalos thesaurarium et canonicos parte ex una, diclosque capellanos et clericos parte ex altéra, tantæ ortæ fuerant files et controversiæ ut, pro amore odiurn , pro pace rixa et pro concordia litigium inter eosdem in tantum pullularant quod nulla communitatis ecclesiasticæ fraternitas inveniri posset. Verum, quod deterius est, pro ecclesia et divino cuitu, palatia et diversasjudicum et practicantium curias et domos fréquenta ri, in iisque vagari, in magnum ecclesiasticæ disciplinas scandalum , misere cernerentur. » (Arch. nat. , L. 618; — Féiibien, t. III, p. i42.)

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clamations incessantes des chanoines contre les droits du trésorier et celles des chapelains et clercs contre les prérogatives des chanoines, ainsi que les multiples procès qu’elles engendraient, durent être terminés par des sentences arbitrales et

des arrêts du Parlement et du Conseil d’Etat. Ces dissensions perpétuelles ne furent pas étrangères à la décision prise par Louis XVI de supprimer la communauté h).

Aux termes des fondations royales, le clergé devait se composer de treize chanoines, dont deux faisant fonctions de trésorier et de chantre, de six chapelains perpétuels, de treize chapelains et d’autant de clercs^, que l’on désignait d’ordinaire sous le nom de musiciens, et de huit enfants de chœur avec deux maîtres de musique et de grammaire. Il était régi par un corps de statuts confirmé par les rois, qui fixait les devoirs de chacun de ses membres; les obligations essentielles consistaient dans la prestation du serment, la résidence perpétuelle, la garde des reliques et la présence aux offices. Le personnel comprenait en outre un avocat et un procureur-receveur, spécialement chargés de la défense des in-

(l) Le roi lui -même constatait dans l’arrêt du Conseil du 11 mars 1787 que <r les privilèges accordes auxdits chapitres et collèges, ainsi que les droits et prérogatives que prétendent entre eux leurs différents membres font naître et reproduisent sans cesse des difficultés toujours préjudiciables.” (Arcli. nat., LL. G 18, fol. 34 v°; — Morand, Histoire de la Sainte-Chapelle , Pièces justificatives, p. 200.)

11 existe deux recueils de pièces concernant les prétentions et réclamations du clergé de la Sainte- Chapelle, l’un à la Bibliothèque nationale, l’autre à la Bibliothèque de l’Arsenal.

Dans un factum des chapelains et clercs qui doit dater de la fin du xvif siècle, on lit ce qui suit :

ffLa plupart des chanoines ne sont point prestres, quoiqu’il y en ait entre eux qui soient il v a plus de douze ans pourveus de leurs prebendes ; pas un 11e fait sa semaine ny l’ollice à son tour, et quoy qu’ils y viennent et assistent rarement, ils ne laissent pas de s’approprier et s’attribuer les profits des absents, et ils prennent toujours les frais des procès qu’ils intenlent pour des faits et querelles particulières, soit contre M. le trésorier, soit contre les chapelains perpétuels ou contre les vicaires et chantres , sur le fond et revenu commun de la Sainte- Chapelle; et ainsi, sous différais prétextes et procès faits à plaisir, ils se rendent les maistres du bien de la Sainte-Chapelle et le dissipent.” (Bibl. nat. mss.; F. fr. 23494 , fol. is5.)

Cette dernière observation était si juste , que le Parlement avait dû ordonner à diverses reprises que

les frais des procès seraient supportés par les parties. Mais cette prescription paraît avoir été constamment éludée, puisqu’elle se retrouve encore dans un arrêt du 1 5 mars 1766 :

ffPour les procès nés et à naître, les deniers communs 11e pourront être employés dans aucun cas ni sous aucun prétexte au paiement des dépens, frais et faux-frais des procès entre le chef et les membres, ou des membres entre eux, de quelque ordre qu’ils soient; la Cour fait défenses au receveur de la Sainte-Chapelle de délivrer soit aux chefs, soit aux membres, de quelque ordre qu'ils soient, aucuns deniers à ce sujet, même sous prétexte d’avance et sous condition de les lui rendre, le tout à peine d’en répondre en son propre et privé nom.» (Morand, Histoire de la Sainte-Chapelle , Pièces justificatives , p. 199.)

(2) D’après J. Mortis, une ordonnance des chanoines, du 3o janvier i4-22, avait réduit au nombre total de treize les chapelains et les clercs. ( Répertoire, fol. 3o.)

Ces réductions se renouvelèrent plus tard par suite de l’insuffisance des revenus. L’arrêt du Conseil du 18 mai 1681 constate que tries trésorier et chanoines feront leurs diligences auprès de Sa Majesté pour obtenir un supplément, lequel obtenu, ils seront obligez , par preference à toutes autres charges, de remplir le nombre de leurs chapelains, clercs et marguilliers, jusques à celui de vingt-six porté par les fondations; lequel nombre Sa Majesté a fixé en attendant à celui de vingt. v (Morand, Histoire de la Sainte-Chapelle , Pièces justificatives , p. 161.)

SAINTE-CHAPELLE ROYALE DU PALAIS

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térêts temporels et de la perception des revenus, et quelques officiers secondaires, tels que l’organiste, l’orfèvre, le brodeur, le sonneur et les huissiers.

Le trésorier, qui était nommé par le roi, avait la juridiction spirituelle et temporelle sur tout le clergé, avec le droit de visite chez ses divers membres; il conservait seul la clef des reliques et il avait l’une des clefs des archives. C’était lui qui devait instituer les chapelains et les clercs, si les chanoines négligeaient de les nommer dans les conditions requises. Le roi Jean lui avait accordé, par ses lettres patentes de juillet 1 3 6 3 , que ses successeurs confirmèrent à diverses reprises, la faculté de conférer toutes les chapellenies de la ville, prévôté et vicomté de Paris, mais seulement à des personnes au service de la Sainte-Chapelle; toute collation faite à d’autres était de nulle valeur. Ce droit ne lui fut retiré que par des lettres patentes du mois de mars 1782. Il disposait également de deux tiers des bénéfices de l’abbaye de Saint-Nicaise; l’autre tiers était réservé aux chanoines.

En 1 3Û6, Jean d’Hubant avait attribué au trésorier la surintendance de son collège. Charles Y, par ses lettres de fondation de la Sainte-Chapelle de Vincennes, l’avait chargé de visiter la chapelle et le collège et de prescrire les réformes nécessaires. Des lettres patentes de Philippe le Long, du mois d’avril 1317, l’avaient investi de l'office de parcheminier du Parlement et de la Chambre des Comptes, avec une rétribution spéciale de quatre cents livres, prise sur le produit du grand sceau de la Chancellerie. Par ses lettres du mois de mars i35q, confirmées en 1 3 6 1 par le roi Jean, le dauphin Charles lui assigna pour le même objet un revenu supplémentaire de quatre cents livres.

Conformément à l’usage traditionnel, dont les lettres patentes de Charles VI, du mois d’octobre 1 ôio , avaient fait une règle invariable, le trésorier devait être prêtre. Clément VII, par sa bulle du 29 avril i38o, lui avait accordé le privilège d’user de la mitre, de l’anneau et des autres ornements pontificaux, à l’exception de la crosse. Pour le suppléer ou l’assister dans ses fonctions, il avait un official et deux vicaires; l’un, qui devait être pris parmi les chanoines, le remplaçait en cas d’absence; l’autre était commis à l’administration des sacrements pour la Sainte-Chapelle basse constituée en paroisse. Une bulle de Benoît XI, du 18 avril i3o3, avait attribué en effet au trésorier les fonctions curiales pour le clergé de la chapelle; une autre bulle du pape Jean XXII, du 5 août i32o, avait décidé que le portier, le concierge, les deux gardes de nuit et le jardinier du Palais et tous les domestiques des chanoines seraient au nombre de ses paroissiens. La question des prérogatives curiales dans l’enclos du Palais provoqua de fréquentes contestations entre le trésorier, le curé et la fabrique de Saint-Barthélemy. Un arrêt du Parlement du 19 mai 1621, plusieurs fois renouvelé, consacra les droits de ce curé et limita ceux du trésorier aux personnes spécialement dénommées dans la bulle de Jean XXII.

Le chantre, chargé de régler et de surveiller tous les détails du service reli-

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gieux, n’avait par lui-même aucun droit de correction. 11 devait se borner à signaler au trésorier les chapelains ou clercs qui ne s’acquittaient pas régulièrement de leurs fonctions. En principe, la chantrerie devait être dévolue à un chanoine, et il en fut ainsi de 1 3 1 9 à i4o3; mais, à cette époque, Charles VI l’attribua à un étranger, ce qui provoqua des désordres. Sur les remontrances du trésorier, le roi reconnut, par ses lettres du mois de mai iôo5, que le titulaire qu’il avait désigné se trouvait par son origine même hors d’état d’exercer une autorité quelconque sur le personnel, et il décida qu’à l’avenir le chantre serait pris parmi les chanoines et élu par ses collègues. Ce droit d’élection fut plusieurs fois consacré par des arrêts du Parlement et du Grand Conseil. Toutefois, en 1 6 8 3 , à la suite de divers troubles, Louis XIV nomma le chantre de sa propre initiative, et les réclamations que lui adressèrent les chanoines pour revendiquer leurs droits restèrent sans effet. Ce fut seulement en 1708, après la mort du titulaire choisi par lui, qu’il autorisa de nouveau l’élection.

Les chanoines, dont les bénéfices étaient toujours réservés depuis saint Louis à la collation du roi, participaient à l’administration spirituelle et temporelle de la chapelle, mais sans avoir personnellement aucune juridiction. Us tenaient leurs assemblées sous la présidence du trésorier et dans son hôtel, au lieu dit crde la Payer). Comme le trésorier, les chanoines devaient être prêtres. Ils nommaient leur chapelain-prêtre et leur clerc, diacre ou sous-diacre, et ils étaient tenus de les nourrir et de les loger. Toutefois François Ier, par ses lettres du 22 février 1 523, les dispensa de ces deux obligations. Au mois de janvier 1372, Charles V, pour distinguer les chanoines de la Sainte-Chapelle de ceux des autres collégiales, leur avait prescrit l’usage des aumusses grises, fourrées de menu vair, au lieu des noires qu’ils portaient jusqu’alors.

Les chapelains perpétuels devaient, en dehors des obligations spéciales qui résultaient de leurs bénéfices, être présents aux ollices du chœur, comme les chanoines, et, à ce titre, ils participaient aux distributions.

Les chapelains ordinaires et les clercs avaient mission d’assister les chanoines ou de les suppléer en cas d’empêchement légitime. Le pape Nicolas III, par une bulle du i3 septembre 1278, les avait autorisés à se faire ordonner prêtres par tel évêque qu’il leur plairait, sur la présentation du trésorier. Il leur était interdit de s’absenter ou de servir dans une autre église hors Paris, sans la permission de ce dignitaire. Trois des clercs avaient pris le titre de marguilliers et en remplissaient les fonctions.

Les enfants de chœur étaient nommés par le trésorier, ainsi que leurs maîtres de musique et de grammaire, qui pouvaient être choisis parmi les chapelains ou les clercs. François Ier avait décidé que les deux plus méritants des enfants de chœur seraient pourvus chacun d’une bourse au collège de Navarre.

La Sainte-Chapelle, qui subsiste aujourd’hui telle que l’avait construite Eudes

SAINTE-CHAPELLE ROYALE DU PALAIS

de Montereau W, a toujours été considérée connue une des plus merveilleuses productions de l'architecture du moyen âge^. Cet édifice, achevé en trois années, avait été dédié le samedi a 5 avril itt/18, veille de Quasimodo (3h Régulièrement orienté, il forme un parallélogramme, terminé par une abside à sept pans, et se compose de deux chapelles superposées, précédées d’un porche en avant-corps, à deux étages, dont l’un prolongeait le rez-de-chaussée du Palais devant la chapelle basse, et l’autre la grande galerie du premier étage, dite « galerie Mercière «, devant la chapelle haute. Deux escaliers à vis installés au bas de la nef, dans des tourelles adaptées aux contreforts, mettent les chapelles en communication et se continuent jusqu’aux combles.

La chapelle haute ne comporte aucune division intérieure et la voûte n’a d’autres points d’appuis que des faisceaux de trois colonnes pour la nef et des colonnes monostyles pour l’abside, adossées aux contreforts. Les murs se réduisent à de simples soubassements revêtus de colonnettes soutenant une triple arcature à deux ogives trilobées, dont le tympan est orné de quatrefeuilles à fond d’or, incrustés de verres émaillés, qui encadrent des figures de saints et de martyrs; entre les archivoltes, des bustes d’anges se détachent sur une mosaïque de verres et de pâtes colorées; une corniche fleuronnée sert de couronnement.

Au-dessus, tout l’intervalle compris entre les contreforts forme, de chaque côté de la nef, quatre immenses haies, et dans l’abside sept autres plus étroites, à meneaux de pierre et armatures de fer, qui se terminent par une double ogive, et dont le tympan est ajouré par des trèfles et de belles roses, le tout garni de verrières étincelantes où sont reproduites des scènes de l’ancien et du nouveau

(1) On a cru communément que la Sainte-Chapelle avait été' édifiée par Pierre de Montereau. Mais M. Long-non estime quelle dut être construite par le maître des œuvres du roi, qui était alors Eudes de Montereau, tandis que Pierre était l’architecte de Saint-Germain des Prés.

La confusion entre ces deux personnages a du être provoquée par la similitude des noms, et peut-être aussi par l’analogie que présentait, au double point de vue du plan et de l’ordonnance générale, la Sainte-Chapelle avec la chapelle de la Vierge, bâtie par Pierre de Montereau dans l’abbaye de Saint-Germain des Prés.

(r‘ tf A peine est-on parvenu au seuil de la chapelle haute, qu’on se trouve comme absorbé par ce vague sentiment d’admiration qu’inspirent toutes les belies choses et qui ne permet d’abord de s’arrêter à aucun détail. L’éclat incomparable des vitraux, l’or, la peinture, les blasons, les rellets chatoyants des émaux, les Apôtres avec leurs croix brillantes et leurs riches vêlements, les anges qui u.

encensent le Christ et qui apportent des couronnes pour les martyrs, les feuillages répandus dans les corniches et sur les chapiteaux avec une variété

inépuisable . ; tout concourt ici à charmer les

yeux, à émouvoir l’âme, à toucher le cœur. n (Guilhermy, Itinéraire archéol. de Paris, p. 3i5.)

(3' Deux inscriptions, rapportées par Bonfons, rappelaient la dédicace des chapelles :

ell est escrit dans la chapelle d’en haut vers septentrion :

AnNO DoMINI MCCXLVIII, MI KALENDAS MAII, DEDI- CATA EST ECCLES1A ISTA A VENERABILI PATRE OdONE , T1IUSCULANENSI EPJSCOPO, APOSTOLICÆ SED1S LEGATO , IX HONORE SACROSANCTÆ CORONÆ SPINÆ DoMINI ET VIVIFICÆ crucis. Amen.

r-En la basse chapelle, du mesme costé, est aussi escrit ce qui ensuit:

An.NO DoMINI MCCXLVIII, VII KALENDAS MAU, DE- DICATA EST ECCLESIA ISTA A VENRRABILI PATRI PllILIPPO, BITURICENSI A RCHIEPISCOPO , IN HONORE GLORIOSISS1MÆ V IRGIN1S , GEN1TRIC1S DeI , MaRIÆ. (Fol. 77 V°. )

IPIUMEME NATIONAl

Testament et l’histoire de la Translation des Saintes Reliques. Ces fenêtres sont abritées extérieurement par des frontons rehaussés de feuillage et couronnés d’une balustrade qui borde la terrasse au-dessus de la corniche. Le sommet des contretorts est garni de clochetons fleuronnés et de gargouilles en forme d’animaux.

A l’intérieur, le mur du fond de la chapelle est décoré de peintures encadrées par trois grandes ogives qui soutiennent une galerie à jour. Au-dessus, le pignon de la façade est percé d’une immense rose dont les vitraux reproduisent les visions de l’Apocalypse. A l’extérieur, le tympan de la porte offre un basreliel du jugement dernier; le pilier-trumeau du milieu porte un Christ, bénissant d’une main et tenant de l’autre le globe du monde, qui est abrité par un dais surmonté d’une statuette d’ange debout; des scènes bibliques se déroulent sur les soubassements.

La chapelle est décorée des statues des douze apôtres tenant les croix de consécration, qui sont abritées par des dais et placées sur des consoles adaptées aux piliers. Au milieu de la dernière travée, du côté droit, sous la fenêtre, on voyait le modèle en terre cuite d’une Notre-Dame de Pitié, sculptée par Germain Pilon. Au-dessus de la porte d’entrée se trouvait un grand buffet d’orgue.

Le sanctuaire fermé par une grille de fer doré occupait l’abside; au milieu s’élevait le maître-autel entre quatre colonnes de marbre noir, dont les chapiteaux portaient des statues d’anges en bronze, attribuées à Germain Pilon; derrière, l’on avait édifié une arcature à jour, dans le genre des anciens jubés, formée de sept ogives reposant sur de fines colonnettes. A celle du milieu se raccorde une voûte, qui soutient nue plate-forme surmontée d’un baldaquin ogival. Sur cette plate-forme, à laquelle on accède par deux escaliers latéraux enfermés dans des tourelles à claire-voie, était placée la grande châsse de la Sainte-Chapelle, sorte d'arche en bronze dorée, fermée par dix clefs, qui contenait les reliques. Deux des grandes travées formaient autrefois le chœur de l’église et deux autres la nef. Dans la première, du côté gauche, entre les contrelorts, Louis XI avait fait élever une petite construction qui lui servait d’oratoire et que l’on désignait sous le nom de Chapelle de Saint-Louis. Avant lui, le roi et la reine, lorsqu ils venaient à la Sainte-Chapelle, prenaient place dans des niches latérales ménagées dans le milieu de la deuxième travée du chœur. Un banc de pierre, qui lait corps avec la construction, avait été établi au bas des murs pour le public.

Sous Charles VJ, l’édifice fut l’objet d’une réparation importante. Le vieux clocher qui menaçait ruine fut reconstruit par Robert FoucherW, qui surmonta

lujourd hui , la question est tranchée grâce à un mandement de Charles VI, qui, après avoir tait partie des archives du baron Joursanvaidt, était passé à la Bibliothèque de la ville de Paris , où il a été brûlé en 1871.

Voici le texte de ce précieux document, tel

(l) L’existence d’un clocher antérieur à Charles VI a été longtemps discutée. crNous ne savons pas, écrivait Viollet-Ie-Duc, si la Sainte-Chapelle possédait une flèche; aucune vignette antérieure ne la représente, aucun texte n’en parle; le fait parait douteux. n (Dictionnaire d’ architecture , t. II, p. 4a'j.)

SAINTE-CHAPELLE ROYALE DU PALAIS

le comble d’une crête en plomb ornée de fleurs de lis alternant avec des trèfles. Charles VIII fit restaurer la grande rose de la façade dans le style flamboyant.

Dans les dernières années du xve siècle, Louis XII établit contre le flanc sud un escalier extérieur, à balustrade de pierre, recouvert d’une voûte à caissons soutenue par des arcades en plein cintre, qui aboutissait au perron de la chapelle haute el lui donnait ainsi un accès indépendant des galeries du Palais Sous Henri II, le chœur et la nef furent séparés par une haute grille à colonnes et panneaux pleins, en bois de chêne richement sculpté. Au milieu, la porte de

qu'il avait été transcrit par l'archéologue Troche :

ff Charles, par la grâce de Dieu, roy de France, à nos amez et feaulx les generaulx conseillers à Paris ordonnez pour la guerre, salut et dileclion. Comme nagueres eussions faict bailler et délivrer par Bertaut à la Dent, recepveur general desdis Aydes, à Jehan Amyol, clerc et paieur de nos œuvres , la somme de cinq cens frans d’or pour tourner et convertir en gratis réfections qui très necessaires esloientà faire au clochierdela Saincte Chappelle de nostre Palais royal à Paris , par lesquelles , se faictes n’eussent esté, ledict clochier estoit en voye de cheoir, et il soit ainsy que en ouvrant oudict clochier et faisant lesdicles réparations qui au commencement de l’œuvre furent advisées à faire, aullres grans faultes et très gratis réparations aient esté trouvées à faire et telles que , si bien brief faictes ne sont, ce que faict mertre y avons est en voye d’estre perdu et ledict clochier de cheoir, laquelle chose Nous porleroit très grant dommage, si comme rapporté Nous a esté par les trésorier et chanoines de ladicte Sainte Chappelle et Robert Foucher, nostre charpentier, ordonné de par Nous à faire ledict clochier, Nous voulons à ce pourveoir. Donné à Paris le 7e jour de mars, l’an de grâce 1 383 , et le quart de nostre régné. » (Notes mss. inédites sur la Sainte-Chapelle; Bibl. liist. delà ville de Paris, i83o5.)

(1) Bonnardot supposait que l’escalier extérieur avait dû être construit en même temps que la chapelle, puisqu’il écrivait dans sa description d'un tableau de Martin , conservé au Musée de Versailles , qui représente le départ de Louis XV après le lit de justice du 12 septembre 1715 : ffL’escalier couvert d’un portique paraît avoir perdu en 1715 la physionomie gothique qu’il avait du temps de saint Louis. n ( Revue universelle des arts, t. III, 1 85 6 , p. 5o8.)

Edouard Fournier, par contre, n’admettait pas qu'il fût contemporain de la construction : rrll n’en

a existé aucun à l’origine, écrivait-il. Aussi, quand saint Louis en lit faire la consécration, rien de parasite ne gênait, du côté où elle était le plus en vue , l’admirable ordonnance de la Sainte-Chapelle, » [Paris à travers les âges , Le P a la is de Justice , p.i 1 .)

Troche attribue la construction de cet escalier à Louis XII , ainsi que Viollel-le-Duc qui nous explique dans quel but il fut établi : rf Louis XII étant goutteux et ne pouvant monter à la Sainte-Chapelle par les escaliers du Palais, qu’il n’habitait pas, fit faire le long du flanc sud un vaste degré couvert par des voûtes et un comble. Ce degré était assez doux pour que des porteurs puissent monter sa litière jusque sous le porche. ■» ( Dictionnaire d’architecture , t. II, p. 4 3 o . )

Il n’existe aucune vue de la Sainte-Chapelle antérieure au xv[e siècle; l’on ne peut décider par suite s’il y avait un escalier extérieur avant le règne de Louis XII. Mais celui qui a subsisté durant le xvn' et le xviif siècle était bien une construction de la Renaissance; les dessins qui nous en ont été conservés ne laissent aucun doute à cet égard.

Il résulte d’une anecdote rapportée par Bonfons qu’il était achevé au commencement du xvie siècle :

rrEn l’an t5o3, le a5e d’août, Hemond de La Fosse, escholier estudiant en l' Université de Paris, assistant à une messe qu’on celebroit en la Saincte Chapelle du Palais royal, arracha furieusement l’hostie sacrée d'entre les mains du prebstre,el, comme il s'enfuyoit, se voyant poursuivi de trop près, la rompit el fracassa en plusieurs morceaux, qu’il espandit au bas des degrez par lesquels 011 monte en ladite Chapelle, au droit où l'on veoit encore un desdils degrez osté-n (Edit, de i6o5. liv. III, toi. 270 v°.)

Il paraît donc certain que cet escalier fut construit par Louis XII, étant donné surtout que les caissons de la voûte étaient décorés, les uns de dauphins couronnés, les autres de la lettre L. (Cf. Calliat et Guilhermy, La Sainte-Chapelle , pl. LI et LU. )

communication était surmontée d’un entablement portant un grand crucifix accompagné de deux anges; sur les côtés, se trouvaient installés deux autels avec retables ornés de grands médaillons en émail, œuvres de Léonard Limosin; celui de droite était dénommé l’autel du Roi, et celui de gauche l’autel du Pain.

Un incendie, survenu le 96 juillet i63o dans les combles W, provoqua la destruction du clocher, que Louis XI 1 1 fit rétablir à ses fraisé.

La chapelle basse est abritée par une légère voûte qui soutient le plancher

(1) ffLe vendredv 26 juillet 1 63 0, sur tes quatre heures de relevée, le feu prit à la couverture et au clocher de la Sainte Chapelle, par la faute des plombiers qui y travailloient. Les trésorier et chanoines firent aussi tost avertir le duc de Montbazon , gouverneur de Paris , le bai 1 ly du Palais et l’Hôtel de Ville pour y envoyer du secours. Lorsqu’ils furent arrivez , le clocher tomba , et comme on crut la voulle en danger, on força la grande chasse où sont les SS. Reliques; on les tira de la chapelle et on les mit dans la sacristie, sous une seure garde, en presence du baillv du Palais qui en dressa son procez-verbal. Le samedy suivant, 27 dudit mois, on députa à la Chambre des Comptes pour aviser à ce

qu’il y avoit à faire après cet incendie . Le

mardy suivant, les trésorier et chanoines envoyèrent un courrier expiez chargé d’une lettre pour le Roy qui estait à Lyon; ils joignirent à la lettre une copie du procez verbal de ce qui avoit esté fait, afin que le Roy en eusl une plus entière connoissance. Le Roy lit response qu’il estoit. bien aise de ce que les SS. Reliques avoient esté conservées et qu’il avoit donné ses ordres pour travailler promptement au rétablissement de la Sainte Chapelle et qu’il souhailtoit qu’011 continuât le service divin dans la basse Sainte Chapelle. Dez le 27 aoust , on avoit commencé à faire le service dans la chapelle de Saint Michel, pendant qu’on nettoyoit la basse Sainte Chapelle où follice fut ensuite célébré jusqu au mois «le mars de l’année 1 63 1 que la Sainte Chapelle fut mise en estât d’y faire le service." (Gilles Dongois, Mémoires sur la Sainte- Chapelle, p. 476.)

(2) Des lettres, en date du 27 avril i63A, avaient réglé le détail et le montant de la dépense :

tr Louis, par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Ayant recogneu que le fonds et revenu ordinaire des regales par Nous et les roys nos prédécesseurs affecté à l'entretenement des réparations de la Saincle Chappelle de nostre Pallais

de Paris ne pouvoit pas suffire au restablissement des ruynes que l’incendie arrivé en l’année i63o avoit causé en tout l’ediffice de ladicte Sainte Chappelle, dont la violence avoit entièrement emporté la charpenterie et couverture de plomb , tant du comble que clocher, et beaucoup endommagé toute la massonnerie; en sorte que, manque de fonds, il n’y avoit esté travaillé depuis ledict temps , ce qui pourrait causer la ruine totale de cette saincte maison ;

ce que considérant . , après avoir faict examiner

en nostre Conseil, par le soin du sieur de Noyer, conseiller en nostre dict Conseil et intendant de nos finances, tant les despenses qu il y convient faire que les plans, dessins et devis dressez par divers architectes, Nous n’en avons trouvé aucun plus conforme à nos intenlions et à la dignité de cette chappelle royale que celuy présenté par Noblet le jeune, l’un de nos architectes, duquel aiant faict donner communication à plusieurs maistres massons, charpentiers, couvreurs et autres entrepreneurs, lesquels auraient faict diverses offres sur

les conditions portées par les devis . ; à ces

causes, de l’advis de nostre Conseil, avons baillé et adjugé, baillons et adjugeons par ces présentes, en presence du sieur Donon, controlleur general, et messire René Parrain , trésorier general de nos baslimens, mandez à cet effect, lesdicls ouvrages de massonnerie audict Nicolas Messier, moiennant le prix et somme de cent livres la toise courante, et tous lesdicls ouvrages de charpenterie, tant du comble que du clocher, audict Yon Perrein pour la somme de 22,5oo livres, la couverture de plomb à trois sols, six deniers la livre, mise en œuvre, à Françoise Robin, maistresse de la Pompe, tous les ouvrages de ferrure necessaires tant à la massonnerie que charpenterie de ladicte Ste Chapelle à 111e Eliante Doyen, pour le prix de deux sols, six deniers la livre . ; sur le prix desquels ou¬

vrages il sera paie par messire René Parrain, tresosorier des bastimens, la somme de 2 4, 000 livres, sçavoir, audict Messier 3, 000 livres, audict Perrein

S AIN TE- CHAPELLE ROYALE DU PALAIS

de la chapelle haute et dont les arceaux reliés aux contreforts par de petits arcsboutants reposent sur seize colonnes monostyles formant un étroit collatéral. Elle est ajourée par des baies en forme de triangles curvilignes dans le chœur et la nef, et par de petites fenêtres à double ogive dans l’abside. Comme dans la chapelle haute, les murs sont ornés d’une arcature à double ogive qui encadre des médaillons d’apôtres et pourvus d’un banc de pierre. La porte est décorée à l'extérieur d’un bas-relief représentant le couronnement de la Vierge, qui occupe le tympan; au pilier-trumeau est adossée une statue de la Vierge abritée par un dais; sur le soubassement, les fleurs de lis alternent avec les tours de Castille.

Autrefois, le sanctuaire, fermé par une balustrade de fer, était installé dans l’abside de la chapelle; au milieu se trouvait le maître-autel, et derrière, contre le chevet, un autre petit autel. Le chœur occupait la première grande travée, et la nef les trois autres; iis étaient séparés par une haute grille de fer. De chaque côté de la nef, il y avait trois autels placés dans le sens du maître-autel h).

Le chœur et la nef furent utilisés, vers la fin du xive siècle, comme cimetière pour les trésoriers, les chanoines et autres familiers de la Sainte-Chapelle (2h

En 1690, les inondations de la Seine provoquèrent d’importants dégâts dans cette chapelle^. 11 fallut la restaurer, et, à cette occasion, ses dispositions in-

10,000 livres, à la maistresse de la Pompe, 10,000 livres, audict Doyen, serrurier, 1,000 livres, en baillant par eux bonne et suffisante caution de rendre lesdicts ouvrages bien et deuement faicts et parfaicts au dire de gens à ce congnoissans , subject la visitation et réception, et ce surplus au feur et à mesure que les ouvrages advanceront , suivant les ordonnances du Conseil; car tel est nostre plaisir. En tesmoing de quoy Nous avons fait mettre nostre scel à ces présentes." (Bibl. nat. mss. ; F. fr. 1 1762.)

(1) Ces oratoires paraissent avoir été désigne's : ceux de droite, sous les vocables de Saint-Jean l'Evangéliste, de Saint-Jacques et de Saint-Biaise; ceux de gauche, sous les vocables de Saint-Louis, de Saint-Michel du Haut-Pas et de Saint-Clément; celui qui se trouvait derrière le maître-autel était dédié à Saint-Jean-Baptiste. (Arch. nat., L. 618; — J. Mortis, Répertoire, fol. 64.)

(2) Les inhumations dans la chapelle basse furent sans doute réservées tout d’abord aux trésoriers. Elles ne devinrent plus communes que lorsque Clément Y1I eut autorisé le clergé, par sa bulle du 25 mars i38o, à établir un nouveau cimetière et que la chapelle eut reçu celle destination : «Thesaurario et Capitulo ul ipsi in aliquo loco ad hoc congruo et honesto, in solo proprio, cimeterium

ædificari et per aliquem catholicum antistitem benedici facere valeant, in quo dicli thesaurarii ac universorum canonicorum et personarum diclæ capellæ, ipsorumque thesaurarii, capituli, canonicorum et personarum familiarium et servitorum corpora, cum ipsos migrari conligerit ah bac luce, Iradi valeant ecclcsiasticæ sepulturæ, jure tamcn parochialis ecclesiæ et cujuslibet alterius in omnibus semper salvo, auctoritate prædicta concedimus de dono gratiæ amplioris." (Morand, Histoire de la Sainte-Chapelle , Pièces justificatives , p. 58.)

(3) ffEn 1690, à l’occasion des grandes eaues qui estaient entrées pendant l’hiver dans la basse Sainte Chapelle et en avoient bouleversé toultes les tombes, on travailla à les faire rétablir et à embellir la basse Sainte Chapelle. On osta toultes les balustrades de bois qui separoient le chœur et les six chapelles de la nef; on supprima deux chapelles pour allonger le chœur d’une arcade; on adossa contre le mur les autels des quatre chapelles restantes; on transfera l’office de la chapelle de Saint Louis à celle de Saint Michel du Haut-Pas, et celuy de la chapelle de Saint Jean l’Evangeliste à celle de Saint Jacques; on osta des f'enestres les anciennes vitres et les coinpartimens de pierre qui en diminuaient le jour et on lit metlre à la place des vitres de verre blanc; on fit faire un caveau sous l’arcade

térieures furent modifiées : on agrandit le chœur d une travée prise sur la nef et dont les autels disparurent; la nef se trouva ainsi réduite à deux travées avec deux autels de chaque côté, que Ion adossa aux murs. En même temps, un passage fut pratiqué dans le mur méridional de la première travée du chœur, pour établir une communication avec la chapelle dite « du Cimetière n , qui était installée entre deux contreforts. Cet oratoire, que l’on ferma du côté de la cour, se trouva par suite annexé à la chapelle basse W.

la plus proche du grand autel aux dépens des trésorier et chanoines pour leur sépulture. On lit reculer le grand autel de quelques pieds, pour lequel fut fait un marchepied et un tabernacle dessus, dont le premier president de Harlay voulut bien faire la despense; on fit aussi percer de la largeur d’une arcade le mur qui separoit le chœur d’avec la chapelle du cimetierre et fermer la porte qui estoit dans le cimetierre; on fil orner et clorre celte chapelle d’une grille de fer en l’estât où on la voit, dont Gill es Dongois voulut bien faire la despense. On fit aussi séparer le chœur d’avec la nef par une grille de fer et lambrisser le chœur d’une menuiserie tout autour, avec des bancs en haut et en bas pour y placer le clergé quand on y fait le service divin ; le tout fut payé partie de l’argent provenant de la vente des débris de l’ancienne menuiserie et autres matériaux et le surplus par le receveur commis par la Chambre des Comptes à la recette de la moitié des revenus de la manse abbatiale de l’abbaye de Saint Nicaisede Rheims. « (Gilles Dongois, Mémoires sur la Sainte-Chapelle, p. 5 20.)

(1) cr Cette chapelle du cimetierre, observait Dongois, estoit originairement une voullequi soustenoit la chapelle de Saint Louis et qui n’estoit point fermée. Le roi François T‘ permit à Jean Parent, chanoine de la Sainte Chapelle, d’y faire mettre nne clôture, laquelle il fit faire de pierres avec une porte et une grande fenestre du costé du cimetierre. 11 y fit faire aussi un [autel] pour y dire la messe, sans aucune fondation. On l’appe'a depuis la Chapelle du Cimetierre. v ( Ibid p. 59. i.)

Ce titre de Chapelle du Cimetière ne doit pas passer inaperçu au point de vue de l’ancienne topographie du Palais. Il ne saurait s’expliquer, eu effet, par ce fait que l’oratoire était contigu à la chapelle basse, puisque, dans le principe, il était extérieur et sans aucune communication avec elle. Il était motivé par l’existence, dans la cour de la Sainte- Chapelle, d'un ancien cimetière qui avait dû être établi à l’origine [très de la chapelle de Saint-

Nicolas, pour le personnel de la maison du roi, et qui servit ensuite pour les paroissiens delà Sainte- Chapelle. C’est évidemment de ce cimetière qu'il est question dans la bulle de Clément VU, du a5 mars i38o : ffThesaurario dictæ capellæ, qui est et erit pro tempore, ut ipse dictam capellam et alia oratoria seu capellas ac etiam cimeteria in ipso

Palatio consistentia reconciliare valeat . licen-

tiam elargimur. n (Morand, Histoire de la Sainte- Chapelle, Pièces justificatives , p. 58.)

x4u commencement du xvne siècle, son existence est constatée par le contrat du bail de l’entrée , en date du 28 août 1 6o4. Les chanoines la cédèrent alors à André .Boudeville, marchand gantier, qui avait précisément sa boutique rren la court du Pallais , le long des murs du cimet iere de la S" Chapelle » .

irLesdicts sieurs de la S1* Chapelle ont de nouvel faict construire l'huisserie et entrée dudict cimeliere, tant de pierre de taille, que la fermeture et porte neufve, ainsi que le tout se veoit de présent en la court du Palais, proche et tenant d’un coslé la neufviesme eschoppe ou boutique dudict Boudeville, d'aultre costé au huitième eschoppe que occupe en ladicte court Nicolas Godiniere, aussy marchant mercier, ensemble auroient iceulx sieurs de la Sainte Chapelle fait oster plusieurs immondices qui esloient au devant et joignant et dans la porte auparavant la réfection, a quoy faire ils ont desboursé près de trois cens livres tournois, et, considérant que si l’on ne prend garde journellement, il arriverait que il s’y apporterait des immondices el que ledict lieu serait remis en mauvois estât comme il estoit auparavant, se seraient résolus de faire bail à rente à perpétuité de ladicte place et entrée

. ; et suivant ce ont baillé, ceddé, quitté et

transporté . la susdicle place et entrée audict

cimeliere de la basse Chapelle, pour en joyr, par ledict Boudeville, ses hoirs et ayans cause, à toujours paisiblement, jusques contre ladicte porte d’icelluy cimetjere cy dessus designée; cesl bail et prinse faict s à la charge de tenir par ledict Boude-

SAINTE-CHAPELLE ROYALE DU PALAIS

Dans la cour du Mai, à la hauteur de l’abside de la Sainte-Chapelle, Eudes de Montereau avait édifié une petite construction , bâtie sur le même plan que la chapelle et reliée aux deux derniers contreforts, qui devinrent ainsi une galerie de communication entre les deux bâtiments. Le rez-de-chaussée servait de sacristie à la Sainte-Chapelle; c’est là qu’était déposé le Trésor, d’où le nom de Bâtiment du Trésor, donné à cet édifice. Les deux étages avaient été utilisés par les rois pour loger les Chartes de la Couronne, qui furent par suite désignées sous le titre de Trésor des Chartes. La salle du premier étage se trouvait au niveau de la chapelle haute, avec laquelle elle communiquait par le passage ménagé entre les contreforts; à l’origine, elle avait probablement servi pendant quelque temps d’oratoire, et c’est là que devait être installé l’autel dit crdu Trésor».

La cour de la Sainte-Chapelle était bordée par les maisons du clergé W. Le trésorier avait son hôtel entre cette cour et la rue de la Barillerie, contigu du côté du nord à la chapelle de Saint-Michel, qui était son oratoire particulier. Les maisons des chanoines et des chapelains perpétuels se trouvaient à la suite de cet hôtel, ainsi que sur les rues de Nazareth et de Sainte-Anne et au bas de l’escalier de la Chambre des Comptes. Les chapelains et clercs habitaient une maison sise à l’entrée de la cour du Mai, à droite, vis-à-vis l’église de Saint- Barthélemy, dont Charles VIII leur avait fait don, le 29 août 1 488.

ville et les siens, à lousjours, ladicte place nette, sans y permettre ne souffrir aucunes immondices, tant jour de festes que ouvrables , et aussy que lesdicts sieurs de la Saincte Chapelle et leurs gens auront leur entrée et issue libre, toutes et quantes fois et à toutes heures que il plaira entrer et sortir audict cymetiere, mesme de souffrir les processions et convoys pour la sépulture audict cymetiere, aussi à toutes heures soit du jour ou de la nuit, et oultre moyennant soixante sols parisis de rente annuelle et perpétuelle , admortie et non racheptable. -n ( Arch. nat. , S. 9/18“.)

A la date du 28 avril 1677, le cimetière est encore mentionné dans une délibération du collège, qui autorisait «le sieur Dongois, chanoine et chapelain de la chapelle de Notre Dame du Cimeliere, à changer l’entrée de cette chapelle qui, étant dans le cimetière, est fort incommode, à cause du voisinage des marchands, et d’en faire pratiquer une nouvelle entre les deux piliers de la Sainte Chapelle mesme, auxquels cet édifice est contigu. n (Ibid. , LL. 5q4 , fol. 182 v°.)

Ce cimetière devait s’étendre tout autour du chevet de la Sainte-Chapelle, puisque, le 21 octobre 1677, ^es chanoines donnaient à bail, à Antoine Aury, graveur, rrune place au bout du cimetiere,

attenant le Trésor des chartes, r, (Arch. nat. , S. 977. )

11 fut probablement supprimé après l'année 1690, lorsque les chanoines eurent décidé de faire une cave dans toute la longueur de la chapelle pour la sépulture des paroissiens, et un caveau sous le chœur pour celle des trésoriers et des chanoines. [Ibid., LL. 596, p. 317.)

ll) «■ Devant l’enclos et pourpris du Palais, autour de ladicte Saincte Chapelle, y a treize maisons avec leurs appartenances et deppendances, dont l’une pour le trésorier de ladicte eglise et les douze autres pour les douze chanoines d’icelle, lesquelles treize maisons sont annexées à la Trésorerie et aux douze prébendes.

rrltem y a six autres maisons avec leurs appartenances, aussy annexées aux six chapelles perpétuelles de ladicte Saincte Chapelle.

.Plus y a une autre maison et appartenances en laquelle sont logez les enfans de chœur et leurs maistres.

rr Pareillement, au dessus et des deux costez de la première porte dudict Paliais, en entrant en la cour d’iceluy, du coslé de Sainct Berthelmy.y a plusieurs chambres et logis ordonnez par le Roy pour loger les chappelains et clercs desdicts trésoriers. *> [Ibid., S. 970.)

A la Sainte-Chapelle étaient adossées de nombreuses échoppes occupées par des gens de métier. François Ier en avait vainement ordonné la suppression par ses lettres du 2 mars i52fi(1); les chanoines, pour qui elles étaient une source de revenus, les avaient conservées. Plus tard, des boutiques envahirent même le perron de l’escalier extérieur et la plate-forme du premier étage.

Lors de l’incendie qui survint au Palais en 1776, la Sainte-Chapelle ne fut pas atteinte, mais les travaux entrepris de 1776 à 1783 sous la direction de Desmaisons, architecte du roi, pour la reconstruction de la cour du Mai, entraînèrent la démolition de la maison occupée par les chapelains et les clercs, auxquels le roi accorda une indemnité de logement. Le bâtiment du Trésor fut aussi supprimé à cette époque^. A sa place l’on édifia un corps de logis parallèle à la Sainte-Chapelle, qui fermait le côté méridional de la cour du Mai. Pour dédommager les chanoines des locaux dont ils avaient été dépossédés, 011 leur attribua plusieurs salles des nouveaux bâtiments, qui furent mises en communication avec la chapelle par l’ancien passage subsistant entre les contreforts, et où trouvèrent place la sacristie et ses dépendances. Quant au Trésor des Chartes, dès l’année 1777, il avait été transféré dans un local spécial, au-dessus de l’oratoire de la Chancellerie. La petite chapelle de Saint-Michel disparut peu après et l’étendue de l’hôtel du trésorier fut sensiblement réduite.

f^e 22 novembre 1790, conformément aux décisions des commissions d’aliénation des biens nationaux et des affaires ecclésiastiques, les scellés furent apposés

(1) rr François , parla grâce de Dieu , roy de France , à nos amez et feaulx gens de nos Comptes à Paris, salut et dilection. Comme nostre Palais royal situé et assis à Paris soit fait et construit pour maison forte, fermant à porte, distinct et séparé des habitons de nostre ville . , et ne soit loisible cons¬

truire aucunes maisons ou loges au pourpris dudict Palais, sans nostre vouloir etexprez consentement, neantmoins, soubs couleur d’augmentation de nosire domaine, ont puis nagueres esté édifiées plusieurs maisons, loges et édifices, joignons et atlenans à ladicle Saincte Chapelle, la Grande salle du Palais, Chambre du Trésor, et autres lieux sur les carreaux de la cour du Palais, par gens mechaniques et de mestiers , demourans ordinairement et tenant leur ménagé et feu en icelles, qui rendent ledict lieu moins seur, trop commun et infecté et subiect à ordures, pestes et autres maladies contagieuses . ; pourquoi Nous, ces choses consi¬

dérées et le rapport qui Nous en a esté faict et autres considérations à ce Nous mouvans, vous mandons , commandons et expressément enjoignons que incontinent et sans delay vous faites abattre et

démolir toutes et chascunes lesdictes maisons de la qualité dessusdicte et que trouverez nuire à la décoration de nostre Palais, nonobstant oppositions ou appellations quelconques, pour lesquelles ne voulons estre différé; car tel est nostre plaisir.» (Félibien, t. 111, p. i5g.)

Les chanoines n’avaient consenti à cette suppression que sous réserve de retrouver dans le nouveau bâtiment la place nécessaire pour rétablir les dépendances dont ils allaient être privés. On lit en effet ce qui suit dans un mémoire du 1" février 1782 : ^Quoique MM. de la Sainte-Chapelle ne puissent sans un véritable regret voir toucher à des murs vénérables par six cens ans d’antiquité, et détruire un morceau dont la structure légère et hardie assorlissoit si bien le bel édifice de la Sainte- Chapelle, néanlmoins , désirant montrer en toute circonstance leur dévouement au bien public et, en particulier dans celle-ci, leurs égards pour ce que demandent MM. du Domaine, pour la régularité et décoration symmétrique de la cour du May ..., MM. dtt la Sainte-Chapelle consentent que le corps de bâtiment contenant les sacristies des

SAINTE-CHAPELLE ROYALE DU PALAIS

sur les reliques et sur le Trésor de la Sainte-Chapelle par les commissaires de la Municipalité. Le 1 o mars 1791, lorsqu’il fut procédé à la levée des scellés, Gilbert de la Chapelle, commissaire général de la maison du Roi, vint au nom de Louis XVI réclamer les reliques et reliquaires pour l’abbaye de Saint-Denis, les pierres précieuses pour le Cabinet des médailles et les manuscrits pour la Bibliothèque du Roi. Le 1 h avril suivant, les joyaux, l’argenterie et les objets métalliques furent portés à la Monnaie pour être fondus; les 3 et 9 mai, le linge, les ornements et objets mobiliers furent envoyés au Dépôt des Petits-Augustins W. Le clergé de la Sainte-Chapelle, dont les revenus avaient été remplacés par des traitements, subsista jusqu’à ce que la loi du 18 août 1 792 eût supprimé les communautés ecclésiastiques.

En 1793, après la fermeture de la chapelle, un club populaire, connu sous le nom de Cercle de la Sainte-Chapelle, tint ses séances dans la chapelle haute, qui servit aussi plus tard de magasin à farines. Dès 1795, l’exercice du culte fut rétabli, par des prêtres revenus de l’exil dans la chapelle basse, qui devint ainsi, jusqu’au Concordat, la paroisse orthodoxe de la Cité.

A deux reprises, en 1790 et en i8o3, il fut un moment question de raser la Sainte-Chapelle pour dégager le Palais et agrandir ses bâtiments; déjà, au commencement cl’août 1798, le clocher de l’édifice avait été démoli sous prétexte qu’il manquait de solidité, et l’on avait vendu les matériaux aux enchères. Si l’édifice fut conservé, ce fut surtout parce que les services judiciaires eurent besoin de l’utiliser. La chapelle haute devint le Dépôt des Archives du Parlement et des anciennes juridictions, et cette transformation ne s’effectua pas sans dommages : pour garnir le local de casiers et d’armoires, on dégrada sans aucun scrupule les piliers et les murs; la partie inférieure des vitraux fut remplacée par des verres blancs, tandis que l’on rajustait la partie supérieure avec des fragments dépareillés ou intervertis. Quant à la chapelle basse, la Cour des Comptes se l'appropria pour y installer aussi ses Archives, qui devaient être transférées plus tard dans l’église des Barnabites. En 1812, l’escalier extérieur fut transformé par l’architecte Peyre en un perron de style néo-classique

En 1837, sur les instances du baron Séguier, premier président de la Cour

Saintes- Chapelles haute et basse et dépendances et les archives soit démoli, à condition que tous les lieux de sacristies, chaufïbirs, archives, dépendances et aisances, tels qu’ils existent et se consistent dans le bâtiment actuel, se retrouveront dans le nouveau avec les mêmes degrés d’étendue , de commodité, de solidité et de sûreté qu’ils ont

aujourd’hui . et que le nouvel édifice sera

nommé Bâtiment de la Sainte-Chapelle, -n (Arch. nat. , S. 967.) n.

(1) Lenoir nous a conservé la liste d'une partie de ces objets vendue au Dépôt en 1792. ( Archives du Musée, t. II, p. 100.)

Le 29 novembre 1790, le sculpteur Mouchy avait dressé un Inventaire des richesses artistiques de la Sainte-Chapelle. (Arch. nat., S. 9A 3‘.)

(2) Une lithographie publiée dans l 'Histoire et description pittoresque du Palais, de Sauvan et Schmit, montre l’escalier extérieur dépourvu de toiture, tel qu’il existait en i8a5. (PL I.)

iMpr.i

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