LE XXII JOUR DU MOIS DE||JUING, L’AN DE GRACE M CCCC XXXII
Texte d’après l'inscription originale; — Gilles Dongois, Mémoires sur la Sainte-Chapelle, p. 24 1.
seul de la Sainte-Chapelle qui présente une sculpture en bas-relief. On l’a retrouvé par hasard, au mois d’août 1861; la pierre avait été retournée et convertie en marche. * (T. 1, p. 89.)
Le bas-relief est actuellement déposé, dans un renfoncement, sous le porche de la chapelle basse, à droite en sortant. On l’a brisé en le déplaçant, et l’un des fragments est perdu. Il y a lieu de craindre que les autres ne soient un jour confondus avec les matériaux du chantier voisin.
(1) Guilhermy a lu ici : Daugny. Mais, comme la pierre est précisément fracturée à cet endroit, il est probable que le nom , qui a complètement disparu aujourd'hui , n’était pas très visible lorsqu’il releva l’inscription et qu’il l’a restitué un peu au hasard. Celte représentation ne peut s’appliquer, en effet, qu’à ce Jean d'Aigny dont Gilles Dongois nous a conservé l’épitaphe et auquel l’Obituaire de la Sainte-Chapelle consacre la mention suivante:
[Obitus] Joannis d’Aignv, Régis quondamCaroliVI in sua denarioruin Caméra contrarotulatorishujusque Sacræ Capellæ canonici.» (Bibl. Maz. , ms. 3339, fol. 27.)
Notre attribution a été confirmée par un examen attentif de la pierre sur laquelle est gravée l’épitaphe de Jean d’Aigny (N° 961). Lors de nos premières visites à la Sainte-Chapelle, nous avions remarqué cette pierre dans le chantier; mais, en raison de son état de mutilation , nous avions cru tout d’abord pouvoir négliger l’inscription. Plus lard nous avons constaté que Ion y retrouvait en partie le texte de l’épitaphe transcrite par Gilles Dongois avec le nom de Jean d’Aigny parfaitement lisible. Or il est incontestable que cette pierre, d’après sa forme et ses dimensions, avait été taillée pour servir de soubassement au bas-relief. Nous l’avons fait rapprocher de ce monument, en vue d’assurer sa conservation.
(2) Il nous a été possible de restituer le commencement de ces deux vers, grâce à la copie de l’inscription prise par M. P. Le Vayer, en 1868, alors que l’extrémité du bloc de pierre sur laquelle il était gravé n’avait pas disparu.
(3) Ce titre, dont les premiers mots subsistent encore sur la pierre, manque dans la transcription de Gilles Dongois.
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