IP R IM E RIS NATIONALE
En l’année tt/to, l’église et son territoire furent concédés par l'évêque de Paris , Etienne, aux Bénédictins du prieuré de Saint-Nicolas d’Acy, près Senlis, auxquels appartint dès lors la présentation à la cure W. Cette donation fut confirmée par une bulle du pape Eugène III, de l’an 11/17, et Par une charte de l’évêque de Paris, Thibaud, vers l’année 1 i5o.
L édifice primitif, qui était de modestes proportions, fut presque complètement détruit à diverses reprises par des incendies; les réparations successives dont il Int 1 objet n ont laissé subsisté que quelques vestiges des anciennes constructions, et son étendue paraît même avoir été réduite
11 est bâti sur un plan rectangulaire, orienté au nord-est, et comprend une nef et deux bas-côtés, de largeur inégale, divisés par des piliers en quatre travées. Le sanctuaire occupe la première travée de la nef, et le maître-autel est adossé
et celles du Chapitre de la cathédrale étoient sur le territoire de Charonne, ainsi que le prouvent une infinité de titres, qui font mention de ces vignes et des pressoirs de l’évêque et du Chapitre situés en ce lieu.» (T. III, p. 1 4 5 . )
(1) rr Cette paroisse commence après la dernière barrière du faubourg à main gauche; une partie de son territoire s’étend dans le parc de Bagnolet
et dans celui de Ménilmontant . Le nombre
des feux à Charonne étoit en 1709 de i5g, selon le dénombrement des Elections alors imprimé. Le Dictionnaire universel de la France fait monter le nombre des habitants à 715.» (Lebeuf, t. III, p. 161.)
Sauvai prétendait que tr Charonne, gros bourg à une bonne demie-lieue de la porte S. Antoine, est tellement voisin de la Croix-Foubin qu’on tient par tradition qu’aulrefois il faisoit partie de la cure de Saint-Paul et que les religieux de Saint-Nicolas de Senlis l’enont adroitement démembré ».( T. I, p. 38.)
Lebeuf estimait, au contraire, que la paroisse devait exister plusieurs siècles avant que l’église fût cédée aux religieux de Saint-Nicolas et que son origine se perd dans les siècles reculés. Il concluait de là que rr Sauvai auroit mieux fait de dire que c'est la paroisse de Saint-Paul , dont l’époque est plus récente, qui a été agrandie par quelque démembrement de celle de Charonne, que d’écrire que Charonne est un démembrement de Saint-Paul». (T. III, p. 1 45.)
(2) L’église paroissiale est bâtie sur la pente du coteau où est situé le village. L’édiGce qui subsiste aujourd’hui est presque carré, attendu que deux ou trois arcades ou travées du devant de la nef ont été
abattues, parce quelles avoient été brûlées autrefois, ainsi qu’il en reste encore des marques à un pilier sous l’orgue du côté du septentrion. Cette église a une aile de chaque côté, dont la voûte est aussi élevée que celle du milieu, et, en construisant ces ailes , on a eu l’intention de faire plus étroite celle qui est du côté du septentrion, à cause de la chute des terres et des eaux de la montagne, qui est de ce côté-là. La plus grande partie de tout ce bâtiment est d’environ trois cents ans. Il n’y a que les quatre piliers de la tour placée dans l’aile méridionale qui sont d’environ l'an 1200. On y lit une inscription elfacée en partie sur la muraille, en
lettre gothique . » (Lebeuf, t. III, p. 1 46. )
Cette inscription , que l'abbé Lebeuf avait pris soin de copier, subsiste encore aujourd’hui: elle est encastrée dans le premier pilier de la nef, du côté gauche, vis-à-vis le maître-autel :
L'an mil cccc et lx, le dimenche devant la Saint
[Germain ,
LE XXVIl' JOUR DE JUILLET, FU l’eGLISE DE ChARRONNE
[dediée
PAR REVEREND PERE EN DlEU MONSIEUR GUILLAUME,
[evesque
de Paris, et ordonna que la dedicasse seroit