‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 3)Chapitre 6 sur 386 · DESSINS DANS LE TEXTE · texte numérisé non relu

DESSINS DANS LE TEXTE

Collège des Bernardins :

Pierre tombale de Girard et de Catherine de Bruyères et d’isabeau de Ramecourt. . 10

Pierre tombale de Marc Le Héron . . . 11

Pierre tombale de Jean de Malet . i3

Pierre tombale d’Etienne, abbé de Barbeau. t . . . . 16

Épitaphe de Guillaume Du Vair . . . 17

Monument funéraire de Guillaume Du Vair .

Epitaphe de Jacques Ribier Du Vair-Alléaume .

Couvent des Blancs-Manteaux :

Tombeau de la famille Malon .

Tombeau de Louis Guillart .

Epitaphe de Christophe de Marie. . . .

Tombe de Charlotte de Rourbon .

Monument funéraire de Morelet Du Museau .

Tombe de Jeanne Briçonnet .

Pierre tombale de Philippe Des Plantes et de Jeanne Le Prévost .

Pierre tombale de Françoise de Selve .

Pierre tombale de Catherine Ruzé .

Pierre tombale de Louis Allegrain et de Louise Briçonnet .

Pierre tombale de Clérambault de Champagne et de Jeanne Le Folmarié. . . .

Pierre tombale de Jean Le Picarl et de Jacquette de Champagne .

Pierre tombale de Jean de Paris . . .

Pierre tombale de Madeleine La Vieu .

Tombe de Jean Neveu et de Blanche de Rolland .

Tombe de Guy Brochier et de Gillette Guillaume .

Monument funéraire de Denis Marin . . .

Pierre tombale de Jeanne et de Jean Le Perdrier .

Pierre tombale de Guillaume et de Jeanne Le Perdrier .

Tombe de Mathieu de Beauvarlet et de Jacquette Le Folmarié .

Tombeau d’Hémon Raguier et de Gillette de La Fontaine .

Epitaphe d’Hémon Raguier . . .

Mausolée de Charlotte de Hennequin .

Pierre tombale de François de Refuge et de Jeanne Allegrain .

Pierre tombale de Jean Milet et de Marguerite d’Arsonval .

Pierre tombale d’Eustache Milet .

Pierre tombale de Marguerite Bourdin . . .

Pierre tombale de Bernard Halewin et de Jeanne Milet .

Mausolée de Jean Le Camus .

Couvent des Filles du Calvaire au Marais :

Monument funéraire de Jean-François de Gondi .

Couvent des Capucines de la place Vendôme :

Monument funéraire de François Pidou de Saint-Plon et d’Elisabeth Lombard

Mausolée de Charles de Créqui .

Mausolée de François-Michel Le Tellier .

Couvent des Carmélites du faurourg Saint-Jacques :

Monument de Pierre de Bérulle. — Tombe d Edouard Le Camus .

Couvent des Carmélites de la rue Chapon :

Pierre tombale d’Arthur de Révol .

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&9 Go 6 1

TABLE DES REPRODUCTIONS FIGURÉES. xv

Couvent des Grands-Carmes :

Tombe de Robert Mauger et de Simone Darries . 196

Monument funéraire de Henri de Creil, de Françoise Bardin, d’Etienne et Renée de

Creil . 2o5

Tombe de Marguerite de Bourgogne . 206

Monument funéraire de Jérôme Le Pelletier . . . 208

Monument funéraire de Louis Chauvelin et de Madeleine de Grouchy . 210

Mausolée de Louis Boullenois et de Charlotle Dubois . 2i3

Prieuré de Sainte-Catherine du Val des Ecoliers :

Tombeau de Jean Nervet . 276

Tombe de François de La Rivière. . 288

Monument funéraire de Charles d’Orgemont . 292

Mausolée de Valentine Balbiani . . . 29b

Mausolée de René de Birague . 297

Couvent des Célestins :

Tombe de Jean Bureau . 322

Tombe de Philippe de Moulins . 324

Tombe de Germain de Paillard . 325

Tombe de Jean Budé et de Catherine Le Picart . 326

Monument funéraire de Charles de Magny . 33 1

Mausolée de Léon de Lusignan . 332

Tombe de Bernard Prévost et de Madeleine Potier . 336

Tombe de Jean Le Viste . 337

Mausolée d’Anne de Bourgogne . 342

Mausolée de Jeanne de Bourbon . 3 44

Sépulture du cœur de Jean de Poncher . 345

Épitaphe d’André d’Épinay . 346

Pierre tombale de Renaud de La Chapelle . 348

Épitaphe de Jacques Martin de Bellassise . 34g

Monument funéraire de Guillaume de Rochefort et de Guye de Vourry . 353

Mausolée de Sébastien et Jean Zamet . 354

Mausolée de Louis d’Orléans, de Valentine de Milan, de Charles et Philippe d’Orléans . 375

Statues de Louis d’Orléans, de Valentine de Milan, de Charles et Philippe d’Orléans. 376

Monument funéraire du cœur de François II . 382

Monument funéraire de Jean-Gaston et de Marie-Anne d’Orléans . .... 385

Monument funéraire de Henri Ier et de Henri II de Longueville . 388

Monument funéraire d’Anne de Montmorency . 391

Monument funéraire de Louis, Jean-Armand et Timoléon de Cossé-Brissac . 3 9 5

Mausolée de Renée d’Orléans-Longueville . 3 9 8

Mausolée de Philippe Chabot . 4o2

Mausolée de Henri Chabot . 4o5

Mausolée de Marguerite de Luxembourg . 4o8

Mausolée de René Potier . 4io

EPITAPHIER DU VIEUX PAIUS.

Mausolée de Louis Potier. — Épitaphes de François et Louis de Gèvres . 4i4

Mausolée de Léon Potier . 4 1 8

Mausolée de Louis de La Trémoiile . 4^4

Épitaphe d’Anton io Pcrez . 4a 9

Sahvte-Chapelle royale du Palais :

Épitaphe de Jacques Gillot . 46 G

Pierre tombale d’Yves Canlel et de Grégoire de Meulant . 46q

Pierre tombale de Jean Roiinet . /170

Pierre tombale de Jean de Hétomesnil et de Philippe Oudart . k^'6

Pierre tombale de Philippe de Rully . /17O

Pierre tombale du Maître-Chapelain Mathieu . 476

Pierre tombale de Jean Mortis . 477

Épitaphe de Bernard de Fortia . k~j 9

Épitaphe d’Antoine Pilon . 48 1

Épitaphe de Christophe Barjol . 483

Épitaphe de Palamède de Foudriat . 485

Monument funéraire de Guillaume Relier . 486

Pierre tombale de Jacques de Bourges . 487

Monument funéraire de Jean d’Aigny . . 488

CH*RDONN£T

EPITAPHIER DV VIEYX PARIS

A Eglise

B Partie inachevée de l'E6lise C Sacristie D D Jardins du College

LEGENDE E Peti t Chapi tre

F Salle^ des actes

6 G G Cl as ses etc

H ReFectoire

I Cuisine

J Jardin extérieur et trace du périmètre de la Halle aux veaux K Eôlise S" Nicolas du Chardonnet

E. Hochereau de I

J. Sulpis sc.

COLLEGE DES BERNARDINS

d'après les plans manuscrits conservés aux Archives Nationales

COLLÈGE DES BERNARDINS

NOTICE HISTORIQUE

Le collège des Bernardins, situé dans le quartier du Chardonnet, entre l’église de Saint-Nicolas et le mur d’enceinte de Philippe Auguste, fut institué, à la fin

de l’année i2&6(1), par Etienne de Lexington, ancien abbé de Sa vigny, devenu

(l) Les origines du collège, antérieurement à l’année 12 46, sont assez incertaines. Voici ce que l’érudit Jaillot écrivait à ce sujet : «Le P. Ange Manrique, qui nous a donné les Annales de Citeaux, dit qu’en 1 1 65 il y avoit à Paris une abbaye de cet Ordre; mais on ne sait ni où elle étoit située, ni ce qu’elle est devenue; il avance aussi que ces religieux demeuraient à l’hôtel des comtes de Champagne, situé au même lieu qu’ils occupent aujourd’hui. Mais en quelle année fut établi le monastère que nous y voyons maintenant? Dom Félibien et quelques modernes en fixent l’époque en 1244 et 1246. Corrozet et Sauvai disent que Benoit XII fonda l’église et le collège des Bernardins en 1 336. L’abbé Lebeuf a pensé que ce fut en leur faveur que Guillaume III, évêque de Paris, fit construire en i23o, dans le clos du Chardonnet, une chapelle de S. Bernard; l’acte sur lequel il se fonde pour justifier son opinion me parait

la détruire . Enfin les Annales de Citeaux

fixent l’époque du collège des Bernardins, à Paris, à l’an 12 25. On y lit qu’Estienne, Anglois de nation, qui, d’abbé de Savigni, l’étoit devenu de Clairvaux, le fit bâtir : Parisiense collegium primus struæit. Malgré cette autorité, qui semblerait devoir fixer toute incertitude , je ne crois pas que cet e'ta-

blissement ait eu lieu avant 12 44, Étienne de Lexington n’ayant été élu abbé de Clairvaux qu’en 1242. Il avoit une maison rue S. Martin, appelée l’hôtel de Clairvaux; mais elle étoit trop éloignée de l’Université pour pouvoir servir d’asyle à ceux de ses religieux qui voudroient estudier. L’hôtel des comtes de Champagne étoit situé plus commodément, mais il étoit trop resserré pour l’établissement qu’il avoit en vue; d’ailleurs, ce n’étoit point la coutume dans l’Ordre de Citeaux de prendre des degrés dans les Universités : il falloit en obtenir la permission du souverain Pontife. Innocent IV la lui accorda en 1244; ainsi, quoiqu’il pût y avoir, avant cette époque, quelques religieux de cet Ordre étudiants à Paris, on ne peut pas dire, je crois, qu’il y ait eu un collège particulier avant que le Pape en eût accordé la permission; ils n’en firent probablement usage que deux ans après. * (T. IV, art. xvi, p. 1 1.)

Sur ce dernier point, la conjecture du savant archéologue nous paraît erronée. Dans les contrats du ier novembre 12 46, conclus avec le chapitre de Notre-Dame et l’abbé de Saint-Victor, il est parlé des religieux de Clairvaux «in loco Beati Bernardi Parisius studentibus».D’où il suit que le collège de Saint-Bernard existait déjà. Il est vraisemblable que l’abbé Étienne , aussitôt après avoir obtenu l’autori-

îMrimiEnic nationale.

abbé de Clairvaux, qui désirait fournir aux religieux de sou abbaye les moyens de compléter leur instruction en suivant les leçons de l’Université de Paris W.

Éti enne avait obtenu, dès l’année 12/1/1, du pape Innocent IV, l’autorisation de fonder ce collège, et il l’avait, tout d’abord, établi dans l’ancien hôtel des

comtes de Champagne. Mais, comme ce local élait trop exigu pour suffire à son

dessein, il acquit, le ier novembre 12/16, du Chapitre et du doyen de Notre-

Dame^, quelques pièces de terre, sises hors des murs de la ville, à proximité

de l’abbaye de Saint-Victor, qu’il échangea aussitôt après pour un terrain d’égale étendue, appartenant à l’abbaye et situé à 1 inférieur de l’enceinte, dans le clos du Chardonnet (3). Innocent IV permit aux religieux, par sa bulle du 5 septembre

12/18, de célébrer le service divin dans leur sépulture. Le nouvel emplacement

sation du Pape, c’est-à-dire dès 12/1 4, avait installé provisoirement un collège dans 1 lmtel des comtes de Champagne, qui resta la résidence des étudiants jusqu’à ce qu’il eût édifié un bâtiment nouveau sur les terrains à lui cédés par l’ abbaye de Saint-Victor.

L’existence d’un collège primitif, distinct de celui du Chardonnet, ne saurait être révoquée en doute, puisqu’elle est constatée par la seconde bulle du pape Innocent IV, du 5 septembre 12 48.

Cet acte a précisément pour objet de confirmer les privilèges du collège, à l’occasion de sa translation dans le nouveau local : «Ex parte veslra fuit propositum coram nobis , quod de loco ubi primum fuera lis , qui usibus vestris nimium ai'ctus erat, ad locum de Cardineto , vobis accommodum et studio cui insislitis magis aptum , vos delibei'atione provida transtulistis. Unde cum vobis in priori loco degentibus concessisse dicamur ut privilegiis, indulgentiis et libertatibus cisterciensis Ordinis , ab apostolica Sede concessis, sien t ceteri fratres ejusdem Ordinis, gauderetis; nos, premissis aliquid ad vestram supplicalionem addentes, expressius vobis prêter premissa privilégia, indulgencias et libertates, quibus ob translationem bujusmodi nolumus derogari, auctoritate presentium indulgemus ut incapella vostra ejusdem loci de Cardineto divina possitis celebi'are ollicia et cimiterium , sicut moris est, ab episcopo benediclum babere,ad opus fratrum ibidem decedentium, juxta consuetudinem cisterciensis Ordinis approbatam. Dalum Lugduni, vu kalendas septembris, pontiflcatus nostri anno viii0.h (Félibien, t. IL p. 160.)

11 Du Breul rapporte, sur le témoignage de Mathieu Paris, que «• les moines de Cisteaux, se voyans arguez d’ignorance et mesprisez par les Jacobins, Cordeliers et séculiers lettrez, inxpe-

leur chapelle et d’avoir un cimetière pour du collège s’accrut, de 12/17 à 1276, par

lièrent un nouveau privilège du Pape Innocent IV, par lequel (suyvant leur requeste) il leur fut permis d’eriger des escholes et colleges aux fameuses Universilez, comme à Paris et ailleurs, y venir demeurer et estudier, tant ès Arts libéraux qu’en Théologie et Decret, et y prendre les degrez de maistres, bacheliers et docteurs». (P. 470.)

(2) Il est dit dans l’acte de vente : irNotum fecimus quod, cum nos haberemus sex arpenta vinearum, octo quartellis minus, in manu morlua, sita juxta muros Parisius, prope portam Parisius per quarn ilur apud Sanclum Victorem, item cum nos decanus, racione domus nostre quambabebamus in claustro Parisius, similiter haberemus et possideremus in manu nxoj'lua quamdam peciam vinee sitanx intra vineas et muros predictos, nos decanus et capitulum predicla sex arpenta, octo quartellis minus, et eciam dictam peciam vinee . damus et concedimus religiosis vi¬

ns abbali , conventui et fratribus Ciarevallis, in loco Bcati Bernardi, Parisius studenlibus, ad annuum censum perpetuum , pro viginti quinque libris pari-

siensibusperpetuoannuicensus . Abbas, conven-

tus et fratres dictas vineas polerunt vendere , coramutare ,vel alio modo extra manmn suam ponei’e, si eis videbiturexpedire.n(Arch. nal.,S. 3669, n0’ 1 1 et 1 3. )

(1) L’acte d’échange est ainsi conçu : rrSit notum quod nos cum religiosis viris venerabili abbali Sancti Victoris et conventu ejusdem loci contraclum fecimus in hune nxodum, videlicel quod nos vendimus et Iradidimus religiosis viris ac venerabili abbali Sancti Victoris, recipienti nomine suo et ecclesie sue, de voluntate et consensu conventus sui, sex arpenta vinearum, octo quartellis minus, quas vineas a decano et capitulo parisiensi ad annuum censum viginti quinque librarum parisiensium re-

COLLÈGE DES BERNARDINS

l’acquisition de quelques propriétés voisines W et forma bientôt un enclos assez étendu; c’est là que fut édifié le collège dit de Saint-Bernard , ou plus communément des Bernardins, en l’honneur du réformateur de l’Ordre de Cîteaux. Cette

appellation s’étendit peu après à tout le quartier. A la sollicitation d’Etienne de Lexington, Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis, consentit à se déclarer fondateur du collège, par un acte du 3 mai 1253 , et lui assura une rente annuelle de cent quatre livres parisis destinée à l’entretien de vingt étudiants Par une seconde dotation, Alphonse constitua une autre rente de vingt-cinq livres affectée à deux chapelains^. Le roi Philippe le Bel, par ses lettres patentes du mois de septembre 129Ô, amortit les terrains du collège.

cepimus, silas extra muros parisienses, supra viam qua itur ad predictam ecclesiam Sancti Vicions . Pro quitus omnibus dictus abbas et con-

ventus Sancti Victoris dederunt, tradiderunt nobis ac in corporali possessione nos poni fecerunt quoique arpenta terre contigua, intra muros Parisius,

in loco qui dicitur Cardonetus. . , dantes nobis

et successoribus nostris jiberam potestatem babendi predicta quinque arpenta libéra in manu mortua, et edificandi ibi et faciendi in eis quicquid nobis et successoribus nostris placuerit. Dederunt et nobis liberam potestatem acquirendi terram magistri Pétri de Lambala, et aliud arpenlum quod est in medio, si justoet racionabili precio habere polerimus, sin autem alibi tria arpenta terre in predicto loco Cardoneto, utcumque voluerimus et poterimus in censiva, atque viam competentem , per quam viam in utroque casu, id est, sive emimus terram magistri Pétri, cum alio arpento medio , sive tria arpenta , possimus intrare et exire cum rebus nostris ad prediclum locum, ubicumque erimus, exceplo in vico qui est a ponte Sancti Nicliolai, usque ad portam Sancti Victoris. « (Arch. nat. , S. 3669, n° 18.)

(1) Félibien a publié quelques extraits des documents relatifs à ces acquisitions de terrains. (T. III, p. 162-1 63. ) Elles sont résumées d’autre part dans les lettres d’amortissement de 1 294. ( Ibid p. 161.)

{î) Cette première donation est rappelée par les lettres dans lesquelles le fondateur du collège, l’abbé Etienne, constate la concession du droit de patronage faite par lui à Alphonse de Poitiers: «Noveritisnos illustri viro, Alfonso, filio regis Francie, eomiti pictaviensi et tholosano, ac suis lieredibus , palronatum monasterii Sancti Bernardi parisiensis et conventus ejusdem monasterii, seu jus patronalus, cum biis que ad palronum seu fundatorem libéré elemosine de jure pertinere noscuntur, possidendum, lenendum et habendum perpeluo li-

beraliter concessisse. Dictus vero cornes . dic-

tum patronatum benigne recepit sibi ac suis heredibus tenendum in perpetuum et habendum, liberali voluntate promittens quod ipsum patronatum

a se nullatenus alienabit, vel adalios transferet .

Concedimus eciam et nos per presentem cartulam obligamus quod in dicto monasterio Beati Bernardi viginti monachos professos abbatie clarevallensis perpetuo tenebimus, Deo et gloriose Virgini oc beato Bernardo perpetuo servituros , sub observancia regulari, sacrum studium théologie, quod per summum ponlificein et cisterciense Capitulum generale institutum est, ibidem gubernaluros , sicut Deus ministraverit, et eciam servaturos; quorum viginti monachorum tredecim erunt in ordine sacerdotis. Dictus

autem cornes . pro sustentatione dictorum mo-

naeborum ibidem Deo deserviencium, centum et quatuor libras parisiensium , in prepositura sua de Rupella, perpeluo contulit, in puram et perpetuam eleemosinam , Deo et dicto monasterio Sancti Ber-

nardi, annis singulis . •» (Teulet etdeLaborde,

Layettes du Trésor des Chartes, t. III, p. 181.)

(3) Cette donation nous est connue par les lettres de confirmation de Philippe le Bel, en date du mois de juillet 1275. Il est dit, en effet, dans cet acte : rrConcedimus priori et conventui Sancti Bernardi parisiensis, Ordinis Cistercii,ut ipsi viginti quinque libras turonenses annui redditus sibi et prioratui suo predicto, a clare memorie Alfonso quondam pictaviensi et tholosano comité, meo patruo, in ejus ultima voluntate legatas pro duobus monachis cappcllanis in eorum jamdicto prioratu tenendis, percipiendis singulis annis, ad feslum Ascensionis Dominion prepositura nostra Rupelle, quas deliberari mandamus eisdem ,pacificetenere, percipere et habere in perpetuum possint, pro dictis duobus monachis capellanis tenendis, ut dictum est.'» (Arcli. nat., MM. 366 ; — Cartul. des Bernardins, fol. 1.)

La maison des Bernardins, spécialement destinée, à l’origine, aux religieux de Clairvaux, fut cédée, le îA septembre i32o, au Chapitre général et à l’Ordre de Cîteaux, et elle devint dès lors le séminaire général de l’Ordre (1). Philippe le Long approuva cette transaction par lettres patentes du mois de février 1 32 1, en se réservant d’ailleurs les droits de patronage qui avaient été précédemment attribués à Alphonse de Poitiers®.

Quelques années après, le pape Benoît XII, ancien religieux de Cîteaux, approuva, en les amplifiant, les nouveaux règlements que le Chapitre général de l’Ordre avait institués pour le collège®. Il voulut, de plus, donner à cette maison, où lui-même avait autrefois enseigné la théologie, un témoignage d’intérêt en faisant reconstruire à ses frais les vieux bâtiments et en élevant une grande église destinée à remplacer la chapelle primitive. La première pierre de ce nouvel édifice fut posée, le 2 h mai 1 3 3 8 , par la reine Jeanne de Bourgogne. A cette

(1) Cette cession fut, en quelque sorte, imposée à l’abbé de Clairvaux par la situation précaire du collège, dont le Chapitre général de Cileaux se chargea de payer les dettes. L’acte de vente , transcrit sous forme de vidimus dans les lettres patentes de Philippe le Long, du mois de février 1828, est ainsi conçu: rrüniversis présentes lilteras inspecturus, frater Matteus domnus abbas Clarevallis, eisterciensis Ordinis, salutem in Domino. Nolum facimus quodnos in pleno nostro Capilulo congregati, propositis in medio statu gravi monasterii nostri predictiplurimorumque debitorum onere , quibus apud creditores plurimos, necnon reddituum perpetuorum, quibus apud nonnullas personas et eciam generale capitulum Ordinis nostri dispendiose opprimebatur, ad reformationem status ipsius et oneris predicti relevationem plenis desideriis anhelantes, monasterii nostri predicti evidenti utilitate ac studii , quod in domo nostra Sancli Bernardi in Cardineto parisiensi bactenus viguit, promotione pensa ta , diligentibus tractalu et délibéra tione prehabitis , domum ipsam , cum loto pourprisio et omnibus edificiis ejusdem, bonisque mobilibus ac sacristiam et ornalum ecclesie, aliasque oflîcinas communes domus ejusdem, pertinentias in eadem existentes, omnesque terras, virgulta, vineas dicte domui conliguas, nec non triginta libras parisienses annui redditus communilatiet Capilulo generali nostri cislerciencis Ordinis vendidimus, sub certis modo et forma , proul in aliis nostris litleris super ipsa vendilione corifectis, <pias ipsi generali Capitulo nostro munitas sigillo tradidimus, plenius coritinelur; quidquid juris, proprietatis, garditionis, possessionis liabebamus in j)remissis vel babere poteramus quomodolibet , in

dictam communitatem et generale Capitulum transferentes . »

L’abbé de Clairvaux avait excepté de cette cession les cent quatre livres de rente données par Alphonse de Poitiers, en les réservant pour f entretien des religieux de son abbaye résidant au collège : «Nos, mediante venditione et translatione hujusmodi, de consensu predicti communitatis et generalis Capituli tocius predicti cisterciensis Ordinis, ipsas centum et quatuor libras ad opus et commodum nostri clarevallensis monasterii retinuimus, in usus et sustentationem scliolarium nostri clarevallensis monasterii in predicta domo Sancli Bernardi studenlium committendas. » (Cartul. des Bernardins, fol. 25. — Cf. Félibien, t. III, p. i63.)

(2) La cession du collège de Saint-Bernard était approuvée en ces termes, dans les lettres patentes du Boi : r-Nos aulem premissis, diligenter attends,

. venditioni, translations cessioni et ordina-

lioni predictis ac omnibus et singulis suprascriptis nostrum benignum prebemus assensum , dum tamen in dicta domo missa continuetur, expressa superius, et monachorum Deo servientium, sub prescriptis conditionibus, pretaxatus numerus jugiter liabeatur. Patronatum seu jus patronatus domus predicle ceteraque omnia jura que ad dictum comitem Alpbonsum, dum viveret, pertinebant seu poterant quomodolibet pertinere, nobis et nostris successoribus juxla litterarum comitis predicti super fundatione domus ejusdem confectarum continentiam , retinentes expresse . n (Cartulaire des Bernar¬

dins, fol. 26 v\)

(3) Le texte de ces statuts a été publié par Félibien. (T. lit, p. 1 65 . )

COLLEGE DES BERNARDINS. 5

occasion, le roi Philippe de Valois, son mari, gratifia les religieux d’une rente de cent livres parisis (1).

À la mort de Benoît XIÏ, l’église était à peine en voie de construction. Elle fut continuée par les soins du cardinal Guillaume Curti, dit Le Blanc, qui était lui aussi ancien religieux de Gîteaux et qui mourut de même sans la voir terminée, en léguant au collège une riche bibliothèque et en instituant une fondation de seize nouveaux boursiers (2b

L’église avait été commencée sur un plan très vaste (3); aussi les ressources firent-elles toujours défaut aux administrateurs du collège pour l’achever, et une

(1) Dans les lettres patentes du 2Û mai 1 338 , qui constataient cette donation, Philippe VI prenait soin de rappeler quelle était due surtout à l’intercession de Jeanne de Bourgogne, dont les ancêtres avaient toujours témoigné une faveur marquée à l’Ordre de Clairvaux : rrCum fidelis et charisima

Johanna de Burgundia, consors nostra . ad

locum fratrum et scolarium dicti Ordinis qui dicitur domus Sancti Bernardi parisiensis, ubi nunc construiluret fundalur basilica, in qua, auctore Deo et favenle sanctissimo in Christo pâtre domino Benedicto, divina clementia Papa xn°, qui dudum Ordinis predicti frater et monachus fuit et dictum Ordinem suis doclrina et moribus decoravit, fratres ipsi divinis officiis insistant, sue inluitus considerationis adduxerit et ad locum personaliter profecta prediclum primum et fundamenlalem lapidera tocius edificii dicte ecclesie situavit, desiderabiliter alfectans nobisque votive supplicans ut cum nos et ipsam prolemque noslram fratrum et Ordinis benefîciis credat adjutos hactenus, et firmiter speret amplius in posterum adjuvandos; Nos quoque putatis intuitu ipsiusque supplications rogaminum interventu, dicte gratia constructions ecclesie fratres ipsos dicti lociin suorum ampliacionefacul latum etreddituum regis muneribus adjuvemus; Nos autein altendentes quod celebris est locus ille Sancti Bernardi predictus , ad quem undique confluunt dociliores fratres tocius Ordinis ut , ibidem disciplinis scolaslicis insistentes, divina scientia imbuantur, . considé¬

rantes dicte consortis nostre pium et laudabile propositum necnon et alias rationales causas mullas, que sicut ad id carissimam consortem nostram reginam prefatam ita rationabiliter nos movent, dignum arbitramuretregie serenitati congruum ut ad predictum locum et ad ea que fratrum et scolarium ejusdem perpetuum commodum et honorera respiciunt nostre liberalitalis dexteram extendamus; bine est quod votis carissime consortis nostre supradicte

que lam nobis quam sibi salularia reputamus , favorabiliter annuentes, fratribus Ordinis predicti, tam scolaribus quam aliis, qui in loco Sancti Bernardi predicto nunc morantur et de celero morabuntur, in augmentationem cultus divini, necnon facultatum reddituumque suorum et ut habundantiam et uberum victum habeant et veslilum, quod, polissime annis singulis die vicesima quarta maii, qua in edificio predicto positus fuit , ut predicitur, primus lapis, qua die et fratres predicti in ecclesia predicta solennius solilo divina celebrare decens est et refeclionem percipere meliorem, centum libras parisienses monete currenlis pro tempore annui et perpetui redditus de liberalitate nostra regia, nostreque consortis predicte, donalione irrevocabili damus et concedimusfl. (Gartulaire des Bernardins, fol. 27.)

<2) Sur les côtés de la porte de l’église étaient sculptées les armes du pape Benoit et du cardinal Le Blanc, avec une inscription latine qui rappelait le souvenir de leurs libéralités , et dont le texte nous a été conservé par Bonfons. (Fol. 122.)

(3) Ce que l’on y remarquera de particulier, observait Brice, ce sont les trcommencemens du grand dessein qu’avoit le pape Benoît XII, qui vouloit rendre son nom illustre en bâtissant ce college d’une magnificence surprenante. Les murs qui dévoient faire la clôture et qui restent encore sur pié, paraissent d’une épaisseur et d’une extrême solidité, et il semble que ce saint Pere eût plus envie d'enclore une citadelle qu’un college de religieux, qui vivoient en ce tems-là d’une maniera très-austere. Le chapitre est parfaitement bien voûté, de même que la sacristie qui en est proche.

. L’on doit considérer l’eglise comme un

chef d’œuvre de l'architecture gotique. Les voûtes en sont très élevées et parfaitement bien prises dans leur légèreté. Les chapelles qui régnent de chaque côté sont claires et ont de la proportion avec le reste de l’ouvrage, et il se verrait peu de

moitié seulement put être affectée au service divin h). Néanmoins, cette partie, dont la construction était très remarquable, fut considérée de tout temps comme l’une des plus belles productions de l’architecture religieuse du xive siècle. Elle se composait d’une abside semi-circulaire et d’une nef rectangulaire, pourvue de deux collatéraux; cinq chapelles ouvraient sur celui de droite et quatre sur celui de gauche. De ce coté, au fond de la première travée, se trouvait la porte de communication de la nef avec la sacristie et l’intérieur du collège.

Les chapelles du côté droit étaient dédiées sous les vocables suivants :

Chapelle de la Vierge,

— de Saint-Jean,

— de Saint-Antoine,

— de Sainte-Geneviève,

— du Saint-Nom de Jésus ou de Sainte-Catherine

L’enceinte du collège, très vaste à l’origine, occupait tout le quartier compris entre l’église paroissiale de Saint-Nicolas du Chardonnet, le cours de la Bièvre qui longeait les maisons de la rue Saint-Victor, le collège du Cardinal Lemoine, les murs de la ville, le quai des Bernardins, l’hôtel de Bar et la rue des Bernardins. Ce domaine avait été réduit, aux xvc et xvne siècles, par la vente d’une partie des jardins et des anciens bâtiments au collège du Cardinal Lemoine, à la communauté des Filles de Sainte-Geneviève et à la Fabrique de Saint-Nicolas.

D’autre part, le terrain qui s’étendait entre l’église et les maisons du quai fut cédé, à la fin du xvmc siècle, à la ville de Paris, pour l’établissement du Marché aux veaux (3b

chose pareille à ce bel édifice, s’il avoit été achevé dans l'intention où se trouvent ces grands commen-

cemens; niais il n’y en a qu’une pariic de faite .

Les débordemens extraordinaires de l’hiver de 1709 aiant fort endommagé le carrelage, on fut obligé de le relever, l’année suivante, au moins de cinq piés.n (T. II, p. 427-429.)

1 D’après Le Rouge, une partie de la nef avait été brûlée. ( Les Curiosité z de Paris , t. I. p. 385.)

Dans une estampe du xvnc siècle, la partie antérieure de la nef est représentée à demi ruinée.

(Bibi.nat. , Topographie de Paris; Jean Marotdeb,

Mariette sculp.)

(2) Nous avons relevé ces vocables dans un inventaire des titres des Bernardins , conservé aux Archives nationales (S. 3672); mais, en l’absence d’indications précises, il ne nous a pas été possible de déterminer la position des chapelles auxquelles ils s’appliquaient. Il paraît assez vraisemblable que la chapelle de la Vierge devait être établie dans l’un des petits oratoires placés au chevet.

(3) Le collège possédait un terrain vague, fort pierreux, entouré dans l'origine de maisons et n’ayant aucune issue sur le quai de la Tournelle; les religieux, pour en tirer parti, acquirent trois maisons sur le quai, afin de percer dans l'une d’elles une porte cochère qui put servir de débouché; nonobstant celte amélioration, le terrain fort mal loué ne produisait guère de revenu net que 4 00 livres par an. Le Bureau de la ville, cherchant un emplacement pour établir un nouveau Marché aux veaux, destiné à remplacer celui du quai des Ormes devenu très incommode, choisit, sur la proposition du controleur général des Postes, Regnaudet de Rouzières, ce terrain, que les administrateurs du collège n’hésitèrent pas à céder pour un revenu annuel de 3,442 livres. L'acte de vente du 3o mai 1772 fut approuvé par l’abbé de Cileaux et homologué par des lettres patentes du mois d’août qui confirmaient le privilège de l’établissement du marché. Les Miramiones avaient d’abord formé opposition à l’enregistrement, rfsous le vain prétexte que les cris des

COLLÈGE DES BERNARDINS

Les bâtiments du collège formaient une construction quadrilatérale, entourant un vaste préau et bornée au nord par le mur méridional de l’église. L’aile reconstruite par Benoît XII était occupée par les classes, le réfectoire, le dortoir et les logements des étudiants, des régents et du sacristain; les autres, que l’on avait dû réparer à diverses reprises, aux xvne et xvme siècles, en raison de leur état de vétusté, étaient réservés au procureur, au proviseur, au procureur général de Gîteaux et à des religieux étrangers. De plus, les abbés de Cîteaux,de Clairvaux. de Pontigny et de Chaalis avaient chacun, dans l’enceinte collégiale, un petit hôtel où ils résidaient lorsque leurs affaires les appelaient à Paris. Le collège avait sa porte d’entrée dans la rue des Bernardins, près de l’abside de Saint-Nicolas; un long passage donnait accès dans la cour qui précédait l’église.

En 1790, l’établissement des Bernardins devint propriété nationale et, le icr février 1791, les quelques religieux qui s’y trouvaient encore durent se retirer. L’église, cédée d’abord aux enfants orphelins du Saint-Esprit, précédemment établis près de l’Hôtei de ville, fut vendue le U messidor an v (22 juin 1797) et utilisée dès lors comme dépôt de farines, en attendant d’être démolie. En i85q, le percement du boulevard Saint-Germain, qui la traversait obliquement, acheva sa destruction; sur son emplacement et au milieu de ses ruines, fut établi un chantier de bois qui a fait place dans ces derniers temps à des maisons particulières^.

La maison collégiale, qui était restée la propriété de l’Etat, servit en 1792 de prison pour les malfaiteurs condamnés ^aux galères. En l’an xu, elle fut cédée à la ville de Paris, qui conserva seulement l’aile construite au xive siècle; les classes et le réfectoire furent d’abord transformés en magasins, le dortoir devint le dépôt des Archives de la Préfecture de la Seine; plus tard, ces locaux furent attribués à une compagnie de sapeurs-pompiers. En 18Ô8, l’on décida d’installer une caserne dans le bâtiment, et l’architecte Hittorf fut chargé des travaux d’appropriation qui eurent pour résultat de mutiler d’une façon déplorable ce curieux édifice^.

Les autres corps de logis avaient disparu au commencement du siècle, ainsi que les jardins du collège, lorsque les rues de Pontoise et de Poissy furent prolongées jusqu’à la rue Saint-Victor. Sur leur emplacement, l’on a établi la Fourrière de la Préfecture de police et une Ecole communale.

veaux produisant un son désagréable pourraient incommoder leur personnel , les forcer de quitter et diminuer d’autant leur revenu, » Mais elles se désistèrent peu à près , et les lettres patentes purent être enregistrées le 3ojuin 1773. (Arch. nat., S. 3667.) La Halle couverte fut construite en moins de deux ans, sous la direction de l’architecte Lenoir Le Romain. M. de Lasteyrie a publié, dans le Supplément du recueil de Guilhermy, les inscriptions com¬

mémoratives de cette construction. (T. V., p. 2i3.)

(1) Les derniers vestiges de l’église se trouvent maintenant enfermés dans les cours des maisons récemment construites, qui portent les n”5 a5 et 27 du boulevard Saint-Germain.

(2) Les transformations opérées dans le bâtiment furent signalées h cette époque, non sans une juste irritation, par les Annales archéologiques. (T. II, p. 299 et 345.)

INDEX ALPHABÉTIQUE

Bizet (Tristan), 5 An.

Bruyères (Girard de), 5ü5.

— (Catherine de), 52 5.

Castillon (Antoine de), 544.

Le Héron (Marc), 527.

Le Riche (Albéric), 543.

Malet (Jean de), 53o.

Marnay (Raymond de), 526.

Du Faur (Jacques), 5a8.

L)u Pu y (Françoise), 53 1.

Du V a 1 r (Guillaume), 538, 53ç>

Pierre, 53a.

Ramecourt (Isaheau de), 525.

Ribier Du Vair-Alléaujie (Jacques), 54o

Etienne. 5 3 7 .

Grieu (Charles de) , 54 1 .

— (Gaston de), 54 1.

Saint-Belin (Gabriel de), 529.

Tiiérouenne (Jean de), 546. Villeberne (Jeanne de), 545.

Vue du collège des Bernardins*1).

ÉPITAPHES DE L’ÉGLISE

CHŒUR

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