‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 3)Chapitre 89 sur 386 · COUVENT DES FILLES DU CA LVAIRE- SAINT- GERMAIN · texte numérisé non relu

COUVENT DES FILLES DU CA LVAIRE- SAINT- GERMAIN

Les daines du Calvaire s’adonnaient à l’éducation de la jeunesse et recevaient dans leur couvent un petit nombre de pensionnaires b).

Lors qu’elles eurent été supprimées , le monastère lut vendu par parties le 2 septembre 1790 et le 28 juillet 1791. Les bâtiments qui n’avaient pas été aliénés ou détruits furent transformés en caserne, en écuries, en magasin à décors, et servirent aussi de prison d’Etat pour les criminels jugés par la Chambre des pairs; le cloître devint pendant quelque temps un passage public. Les constructions disparurent, pour la plupart, de 18/10 à i85o; l’église fut démolie à cette époque par suite de la rectification d’alignement de la rue de Vaugirard. Aujourd’hui, il ne subsiste plus que le cloître des religieuses, le portail de l’église récemment restauré, et une partie de la chapelle de la Reine, qui se trouvent compris dans les dépendances du Petit-Luxembourg

De plus, lorsqu’elles se furent transportées dans leurs nouveaux bâtiments, elles les donnèrent à loyer, à dater de l’année 1679, jusqu’en 1790.

Les actes de location et la Déclaration des biens du 27 février 1790 constatent que ces deux maisons étaient bien celles achetées à Michel Renouard et à Jean Beaudoin. (Arch. nat. , S. 464g.)

(1) Thiéry nous apprend que le prix des pensions d’éducation était de 5oo livres. La Déclaration de 1790 évalue à 7,000 livres le revenu des pensionnaires.

(2) Lors de la démolition de l’église, le portail

avait été numéroté pierre à pierre et réédifié au niveau du nouveau tracé de la rue, à peu près à la place précédemment occupée par le mur du chevet. (Cf. Troche, Le couvent des Filles du Calvaire, Revue archéologique , 3e année, 2e partie, p. 520-535.)

Cette restauration qui s’effectua sous la direction de M. de Gisors, architecte du palais du Luxembourg, se trouve rappelée en détail, avec une planche explicative, dans la Revue générale d’architecture (vol. XXVII). Le cloître des religieuses, qui reçut, à cette époque, une couverture vitrée, est devenu un jardin d’hiver.

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