‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 4)Chapitre 12 sur 442 · I, p. B53. remarqué une grande partie des épitaphes que · texte numérisé non relu

I, p. B53. remarqué une grande partie des épitaphes que

l2) trOn peut évaluer à plus de cent volumes, Gaignières avait relevées dans ses voyages. v [Ibid., observe M. Léopold Delisle, les pièces écrites ou p. 355.) annotées de la main de Gaignières que Clairam- (S> Ibid,, p. 354.

INTRODUCTION

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daignées. Cette regrettable mutilation ne fut malheureusement pas la seule. La partie des collections de Gaignières conservée à la Bibliothèque avait constitué, jusqu’en 17&0, avec les collections de d’Hozier, le fonds principal du Cabinet des titres, et elle était restée à peu près intacte. Mais, à cette époque, on eut la fâcheuse idée de la scinder entre les divers Départements. La répartition, forcément arbitraire, à laquelle on procéda, eut un double inconvénient : elle sépara des pièces relatives à un même objet, dont la réunion avait précisément formé jusqu’alors le principal intérêt, et, en même temps, elle ouvrit la voie à de regrettables dilapidations qui se produisirent après l’année 1780, alors que l’abbé de Gevigney avait la garde du Cabinet des titres.

En voyant dépecer des volumes pour disséminer les feuillets dans les dossiers du Cabinet généalogique, remarque M. Léopold Delisle M, un malfaiteur conçut l’idée d’enlever plusieurs recueils de Gaignières; il s’était persuadé que le vol passerait inaperçu, et que, si l’on remarquait la disparition des volumes, on supposerait tout naturellement que le contenu en avait été fondu dans les dossiers du Cabinet, et que l’on s’arrêterait à cette hypothèse sans pouvoir la vérifier, puisque la Bibliothèque ne possédait aucune indication détaillée du contenu des volumes disparus. Le vol fut commis, mais il porta sur des objets si considérables que la fraude ne tarda pas à être découverte. Nous devons à M. Bouta rie la connaissance d’une pièce qui prouve qu’une instruction judiciaire fut commencée à ce sujet, au mois de septembre 1784. C’est ainsi, selon toute apparence, que nous avons perdu les dessins de Gaignières, qui remplissent aujourd’hui seize portefeuilles de la Bibliothèque Rodléienne, à Oxford.

Il était nécessaire de rappeler ces vicissitudes du cabinet de Gaignières pour expliquer la dispersion actuelle des dessins de dalles et de monuments funéraires réunis par cet amateur (2).

Les recueils spéciaux qui comprennent maintenant la majeure partie des reproductions figurées relatives au vieux Paris, sont au nombre de quatre :

i° Tombeaux de Gaignières (Original). Bibliothèque nationale, Estampes, P e 1 1*.

Ce volume a été cédé à la Bibliothèque nationale en 188a par M. Albert Lenoir, qui l’avait acquis, en 18A8, à la vente de Jérôme Bignon^. Il comprend

(1) Le Cabinet des manuscrits , t. I, p. 356.

{2) M. Henri Bouchot prépare en ce moment un Inventaire de la collection Gaignières (Pièces conservées aux Départements des estampes et des manuscrits), qui formera deux volumes. Nous avons vivement regretté que cet important travail n’ait pas vu le jour plus tôt ; il aurait singulièrement facilité et simplifié nos recherches.

(3) rrLe 6 décembre 1 848 eut lieu, quai Conti, la vente de Jérôme Bignon, à laquelle j’assistai. On y vendit un recueil de dessins dans le genre de ceux de Gaignières, d’une exécution assez artistique . Ce volume est de plus petit format que

ceux de Gaignières. » (Bonnardot, Revue universelle des arts, t. IV, 1 856 , p. 407-/108.)

lx É P I TA P U I E R DU VIEUX PARIS.

262 dessins manuscrits ou estampes concernant divers édifices religieux de Paris et des Provinces.

20 Tombeaux de Gaignières (Original Mss.). Bibliothèque nationale, Estampes, P e 1 ib.

Ce volume était resté, jusque dans ces derniers temps, au département des manuscrits, où il portait le n° 2007/1 du fonds français. 11 comprend 119 dessins se rapportant à divers édifices.

3° Tombeaux de Gaignières (Clairambault). Bibliothèque nationale, Estampes, P e 11.

Ce volume renferme 96 dessins concernant divers édifices qui ont été extraits du ms. I) précédemment signalé

!\° Tombeaux de Gaignières (Oxford)12*. Bibliothèque nationale, Estampes, P e 1 etc.

Les volumes de ce recueil où se trouvent des monuments parisiens sont les suivants :

I (P e 1 ). Princes du sang royal (110 pièces relatives à Paris et aux Provinces).

II (P e ia). Tombeaux des rois de France (60 pièces concernant Paris et Saint-Denis).

IX (Pe C). Tombeaux et épitaphes des églises de Paris. — Tome I (189 dessins de Notre-Dame).

X (PeD). Tombeaux et épitaphes des églises de Paris. — Tome II (101 dessins d’églises diverses).

XI (Pe ik). Tombeaux et épitaphes des églises de Paris. — Tome III (120 dessins d’églises diverses).

XII (Pe i1 2). Tombeaux et épitaphes des églises de Paris. — Tome IV ( 99 dessins d’églises diverses).

Ces volumes renferment la copie, en forme de calques, des originaux de

(1) Deux autres volumes ( P e 9 et P e 1 0 ) formés dans les mêmes conditions, concernent spécialement l’église de Notre-Dame.

(2) tf Ces dessins, écrivait Hennin, ont été légués h la Bibliothèque Bodléienne par M. Richard Gougli, célèbre topographe anglais, qui en avait fait l’achat dans une vente aux enchères à Londres et qui mourut le 20 février 1809. On ne sait pas où ces vo¬

lumes étaient placés antérieurement, et l’on a avancé sans aucun fondement qu’ils avaient été volés en France." (Les Monuments de l’histoire de France, t. I, p. 275.) Nous ne comprenons guère comment Hennin a pu contester la réalité d'un vol parfaitement évident pour quiconque connaît exactement l’histoire du cabinet de Gaignières. Les dessins de cet amateur étaient tous entrés à la Bibliothèque

INTRODUCTION

Gaignières conservés à la bibliothèque Bodléienne d’Oxford, copie qui a été exécutée avec un soin minutieux par M. Frappaz, sous les auspices et aux frais du Gouvernement.

Dans les recueils n03 1 , 2 et h ci-dessus désignés, les pièces se suivent dans un ordre tout à fait arbitraire. Le n° 3 est le seul où les dessins soient rigoureusement classés d’après l’ordre alphabétique des édifices auxquels ils se rapportent.

Beaucoup d’au 1res dessins de tombeaux, provenant du cabinet de Gaignières se retrouvent dans le recueil des Abbayes de France, et dans plusieurs manuscrits de la Collection Clairarnbault. Ainsi que nous l’avons précédemment constaté, le généalogiste Clairarnbault n’avait pas hésité à s’approprier un bon nombre de titres et de pièces de Gaignières. Tout en signalant l’indélicatesse de ce procédé, il est permis aujourd’hui de plaider en faveur de ce collectionneur trop passionné les circonstances atténuantes. D’abord les pièces qu’il avait détournées sont revenues en fin de compte à la Bibliothèque nationale, et, de plus, la possession de certains dessins de Gaignières l’incita sans doute à suivre l’exemple de cet amateur. Il voulut accroître le nombre des reproductions figurées qu’il avait en sa possession, et il prit lui aussi un dessinateur à gages (1), auquel il fit

nationale, sauf, bien entendu, ceux que Clairambault avait distraits pour sa propre collection; les portefeuilles qui se trouvent à Oxford ont été , par conséquent, dérobés dans les conditions signalées par M. L. Delisle.

Le rapport détaillé sur les collections de Gaignières à Oxford, présenté par M. Dauban au Comité des travaux historiques, ne laisse subsister aucun doute en ce qui concerne la provenance de ces documents. Ce fut à la suite de ce rapport que le Ministre de l’instruction publique prescrivit, en 1860, l’exécution d'une copie des dessins d’Oxford. (Cf. Revue des Sociétés savantes, 2 e série, t. IV, p. i65- 181.)

L’initiative de cette mesure paraît être venue du marquis de Laborde qui, dès i85o, avait appelé l'attention du Comité des arts et monuments sur les dessins d’Oxford et déclaré qu’il serait de la plus grande utilité d’en avoir au moins un calque.

En 1 85 6 , A. Bonnardot formulait l’observation suivante au sujet de ces dessins : rr Plusieurs de ces pièces sont peut-être des doubles de celles que nous avons à Paris , notamment des quatre volumes d’épitaphes, et doivent être une répétition des documents

consignés dans de nombreuses collections du même genre que l’on trouve h la Bibliothèque impériale ( Revue universelle des arts, t. IV, 1 8 5 G , p. h 07). Cette hypothèse est erronée; beaucoup de dessins des tombeaux conservés à Oxford ne se retrouvent pas parmi ceux de Gaignières que possède la Bibliothèque nationale.

(1) Ce dessinateur, qui signait du nom de Florimond, comme un laquais de comédie, devait être un homme fort judicieux, si l’on en juge par la lettre suivante qu’il adressait h Clairarnbault, et dont les prévisions n’ont malheureusement pas été démenties par les événements :

rr Monsieur, s’il ne convient pas à un inférieur de s’élever jusqu’à son maître par un présent, il lui est néanmoins permis d’offrir à son supérieur les productions de son travail et de ses veilles comme un hommage qu’il lui doit, surtout lorsqu’il est persuadé quelles seront regardées avec des bontés paternelles; c’est donc, Monsieur, sous des auspices si doux que j’ai l’honneur de vous présenter ces foibles crayons des monumens érigés pour transmettre à la postérité les noms et les vertus de ceux dont ils renferment les cendres. Quoiqu’ils

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exécuter toute une série de dessins de tombeaux quipeuventrivaliserdignement avec ceux réunis par Gaignières. Mais, au lieu de former avec ces reproductions des recueils spéciaux, il les distribua dans ses volumes d’épitaphes et dans ses manuscrits historiques ou généalogiques. On les trouve principalement aujourd’hui dans les volumes 82 24 et 82 3y du fonds français et dans un grand nombre de volumes de la collection qui a gardé le nom de son auteur (Recueil d’épitaphes, 9/1 3 à 9 4 5 ; — Manuscrits relatifs aux maisons royales de France, 032 à (135; — Documents relatifs à l’Ordre du Saint-Esprit et aux Ordres du Roi(1)).

Les séries des reproductions figurées, que nos recherches nous ont permis de réunir pour la plupart des églises ou chapelles de l’ancien Paris, sont d’importance très variable. Gela tient (ont naturellement à ce que les monuments funéraires se trouvaient très inégalement répartis entre ces divers édifices, et un peu aussi à ce fait que l’attention des dessinateurs paraît s’être portée de préférence sur les édifices les plus richement pourvus de curiosités archéologiques et artistiques. Nous pouvons, néanmoins, affirmer que grâce à ces reproductions tous les tombeaux vraiment intéressants seront représentés dans YEpitaphier. Si certains articles sont assez médiocrement pourvus au point de vue de l illustration documentaire, il en est d autres, notamment ceux des Blancs-Manteaux, des Gélestins, des Chartreux, de Saint-Eustache, des Jacobins, de Notre-Dame, de Saint-Victor et de Saint- Yves, où l’on verra groupé pour la première fois l’ensemble presque complet des mausolées et pierres tombales qui décoraient ces édifices.

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