‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 4)Chapitre 15 sur 442 · II. — Tombeaux des rois de France. P e · texte numérisé non relu

II. — Tombeaux des rois de France. P e

IX à XII. — Tombeaux des églises de Paris (tomes I à IV). P e i'lki.

Ou rencontre d’autre part un certain nombre de reproductions figurées dans les mss. G, I) et E , — dans le recueil des Abbayes de France, de Gaignières, — dans un grand nombre de volumes de la Collection Clairambault et dans quelquesuns des ouvrages imprimés ci-dessus désignés.

Inscriptions originales.

F. de Guiliiermy et R. de Lasteyrie. — Inscriptions de la France du Ve au xvmc siècle, recueillies et publiées par F. de Guiliiermy et R. de Lasteyrie; dans la collection des Documents inédits sur l’iiisloire de France, édités par les soins du Ministère de l instruction publique; 3e série : Archéologie. — Ancien diocèse de Paris (tomes I à V. Imprimerie nationale, 187.3-1883, in-4°).

(1) Pour distinguer les volumes I et II de ceux spécialement relatifs aux églises de Paris, nous les avons désignés ainsi qu’il suit : rrTombeaux de Gaignières (Oxford), 1" ou 2e vol. «

INTRODUCTION

YII

Les monuments funéraires, les pierres tombales et les épitaphes qui ornaient les anciens édifices de Paris furent de tout temps plus exposés que les autres œuvres d’art à des chances de destruction multiples et incessamment renouvelées. Aussi n’y a-t-il pas lieu d’être surpris s’il n’est venu jusqu’à nous qu’un nombre très restreint de ces curieuses reliques du passé et si celles-là même qui ont subsisté se présentent fréquemment sous forme de fragments ou de débris.

Durant l’ancienne monarchie, les mausolées que recommandaient leur décoration sculpturale et leur mérite artistique ne furent pas toujours respectés (1). Sous prétexte de remanier ou de reconstruire les édifices qui les abritaient , les architectes n’hésitaient guère à les déplacer ou à les supprimer^, et cela d’autant plus aisément que les familles dont elles rappelaient

(1) ff Pendant des siècles on avait détruit, dénaturé, déplacé, soustrait des monuments de toute espèce; ils avaient disparu par les résultats du désordre, de la négligence, de l’ignorance et de la cupidité.» (Hennin, Les Monuments de l’histoire de France, t. I, p. 3oo.)

(2) En 1781, dom Malaret, prieur de l’abbaye de Saint-Denis, désireux de restaurer le chœur de la basilique , projetait de supprimer les tombes royales qui s’y trouvaient depuis le règne de Saint- Louis, et de les reléguer dans quelque coin. 11 réussit à faire partager ses vues à M. d’Angivillier, surintendant des bâtiments ; mais diverses circonstances l’empêchèrent de les mettre à exécution. (Cf. Guiffrey, Un chapitre inédit de l’histoire des tombes royales de Saint-Denis , 1876, in-8°.)

A Notre-Dame on avait été plus expéditif :

ff Les architectes de Louis XIV furent les premiers à enlever les pierres tombales de la cathédrale. Celles du chœur, où l’on posa une mosaïque , furent d’abord retirées. De 1771 à 1775, tout le sol de la nef, de ses bas côtés, du transept et des collatéraux fut repavé en carreaux blancs et bleus. La plus grande partie des pierres tombales que l’on retira furent débitées comme de simples pierres de taille; le reste servit à réparer et à daller les terrasses des chapelles et les galeries des tours.» (Cocheris, Additions, t. I, p. 35.)

Ces actes de vandalisme ont été justement flétris

par Victor Hugo ; rdl est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s’indigner, écrivait-il, devant les dégradations, les mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument. .... Si nous avions le loisir d’examiner une à une les diverses traces de destruction imprimées à l’antique église , la part du temps serait la moindre, la pire celle des hommes, surtout des hommes de l’art .

ff Ces myriades de statues, qui peuplaient tous les entre-colonnements de la nef et du chœur, à genoux, en pied, équestres, hommes , femmes , enfants, rois, évêques, gendarmes, en pierre, en marbre, en or, en argent, en cuivre, en cire même, qui les a brutalement balayés? Est-ce le temps .

ff C’est ainsi que l’art merveilleux du moyen âge a été traité presque en tout pays, surtout en France. On peut distinguer sur sa ruine trois sortes de lésions, qui toutes trois l’entament à différentes profondeurs : le temps d’abord, qui a insensiblement ébréché ça et là et rouillé partout sa surface; ensuite, les révolutions politiques et religieuses, lesquelles, aveugles et colères de leur nature, se sont ruées en tumulte sur lui, ont déchiré son riche habillement de sculptures et de ciselures, crevé ses rosaces, brisé ses colliers d'arabesques et de figurines, arraché ses statues, tantôt pour leur mitre, tantôt pour leur couronne; enfin les modes, déplus

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