‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 4)Chapitre 226 sur 442 · TA QUAM PROTULIT HUJUS · texte numérisé non relu

TA QUAM PROTULIT HUJUS

Urbis prefectus, judicis arce sedens,

ExEGIT FIERI MUNDI JUBAR ATQUF. SOPHIE II

Doctrine alma parens .

[Sic Pa]tris auxiliis Pétri, quem cernitis omnes,

SlGNUM JUNGATUR CETIBUS ANGELICIS (2).

Texte d’après l'inscription originale; — Guilhermy, t. I, p. 397-/101.

Il a été reproduit par la gravure dans la notice de Millin sur le Couvent des Grands- Augustins (pi. 1; Ransonette sculp.), et plus tard dans le Musée des mon. franc, (pl. 79; Lenoir del. )

Le dessin de Guillaumot, que M. de Guilhermy a publié dans son ouvrage (t. I, p. 897), et que nous donnons ici , est beaucoup plus exact que les précédents. Une reproduction en photogravure d’une remarquable netteté a été insérée dans la Topographie historique du vieux Paris (t. V, p. 2 4 G).

;1) k D’après le texte interprété à la lettre, fait observer Guilhermy, le monument s’élevait sur le lieu même du meurtre de Frère Pierre Gougis et de sa sépulture”. Mais cette interprétation paraît peu vraisemblable; d’une part, le religieux avait été sans doute tué devant la petite porte de la rue de l’hôtel Saint-Denis, et, d’autre part, il n’avait pas dû être inhumé à l’angle de l’église, c’est-àdire sur le quai, mais plutôt dans le cloître. Le mot Ilic désigne simplement le couvent. Si l’on avait placé le bas-relief au coin de l’église, du côté du quai, c’est qu'il se trouvait ainsi beaucoup plus apparent que dans la petite rue. Gudhermy ajoute : «■ Le premier vers du septième distique semble indiquer aussi qu’on y voyait jadis une effigie de ce religieux . . . Nous ne nous souvenons pas d’avoir rencontré ailleurs le mot Signum, qui s’applique d’ordinaire à quelque chose de sensible

et de matériel, pris dans l’acception dame ou d’esprit”. A notre avis, c’est le mot Signum, qui rapproché de Cernitis omnes , indique qu’il y avait là quelque représentation figurée du religieux défunt; le rédacteur de l’inscription, gêné sans doute par les règles de la prosodie n’a pas réussi à rendre exactement sa pensée; il devait vouloir dire :

. Petrus, cuj us cernitis omnes

Signum , jungatur cetibus angelicis.

Dans cette hypothèse, il devient inutile d’attribuer au mot Signum un sens tout à fait exceptionnel.

(2) Par une singulière négligence, aucun des anciens historiens ne nous a conservé le texte complet de cette inscription. Cela tient sans doute à ce quelle était devenue illisible, ainsi que le constate Millin, cpar la couleur dont on l’a remplie, lorsqu’on s’est avisé de la peindre en gris”. Il est à peu près impossible de rétablir avec certitude toutes les parties disparues; nous nous sommes borné à essayer la restitution du texte dans les quelques cas où le sens de la phrase paraissait fournir une indication assez précise. Quant à la mutilation de la pierre, elle devait être antérieure au xviP siècle, puisque Du Breul, dans son récit, s’est borné à noter le millésime de l’année, tandis qu’il eut vraisemblablement relevé le mois et le quantième s’ils avaient encore été visibles.

COUVENT DES GRANDS-AUGUSTINS

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