JEAN VASSAL
Son monument, œuvre du sculpteur Gois le père, avait été placé au-dessus de la porte qui servait de communication entre les chapelles de Saint-Jean l’Évangéliste et de Saint-Nicolas de Tolentin(2b II était en pierre, et se composait
(1) D’après le registre des Délibérations capitulaires (Arch. nat., LL. 1478, fol. 63 v°).
(2) La chapelle de M. Vassal était ia seconde de la nef et faisait suite à celle de Saint-Nicolas de Tolentin, puisque d’après l’acte de concession, elle se trouvait en face de celle des héritiers Bernard. C’est là que fut dressé le monument, qui ne paraît pas avoir été déplacé pendant la Révolution et
occupait encore sa place primitive lorsque l’église fut rendue au culte. Aussi ne peut-on s’expliquer pourquoi Thiéry l’indique comme étant dans la première chapelle de la nef.
Lorsque le monument de Lulli eût été placé dans la troisième chapelle du côté droit , celui de Vassal fut transféré dans la chapelle vis-à-vis, pour lui faire pendant.
d’un sarcophage accosté de cassolettes fumantes et surmonté d’un obélisque, enveloppé d’une branche de chêne, auquel s’appuyaient deux petits génies, tenant des torches renversées. An milieu du sarcophage on voyait le portrait du défunt sculpté sur un médaillon de marbre blanc orné dans sa partie supérieure d’une draperie flottante.
L’épitaphe suivante était gravée en lettres dorées sur une lame de marbre noir qui formait entablement :
371. — D. O. M. || D. D. Joanni Vassal, régi a secretis, || parenti dilectis-
SIMO , || VIRO PIETATE IN ÜEUM, OBSEQUIO IN REGEM , MERITIS IN PATRIAM || COMEN- DATISSIMO , || FILII INHERENTES POSUERE.
Armes. D'azur à la bande d’ argent remplie de gueules, chargée de trois besants d'or et accompagnée de deux étoiles du même.
Texte d’après l’inscription originale; — Guilhermy, t. I, p. 419 (1).
(1) Il existait encore, il y a une trentaine d’années, dans l’église de Notre-Dame-des-Victoires une ancienne pierre tombale qui a disparu depuis. crNous sommes arrivé trop tard, écrivait à ce sujet Guilhermy, pour prendre copie de l’épitaphe d’un maître des requêtes, mort au xviiù siècle, de la même famille que le maréchal de France Jacques
Bazin, marquis de Bezons. Elle était gravée sur une simple dalle de pierre, devant l’autel de la Vierge. Le jour où nous nous proposions de la relever, on venait de lui substituer la tombe du fondateur de la célèbre arcbiconfrérie de Notre-Dame-des-Victoires, M. l’abbé Dufriche-Desgeneltes. « (T. 1, p. 4 1 5.)
EPITAPHIER DV VIEVX PARIS
Vue du couvent des Augustins réformés U).
COUVENT
DES AUGUSTINS RÉFORMÉS
ou