JEAN-BAPTISTE LULLI
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Monument de Jean-Baptiste Lulli
(1) Rédaction d’un dessin en noir et en couleurs des Tombeaux de Gaignières (Original), fol. 20A Ce monument dut être transféré au Dépôt des Petits Auguslins en 1795 , puisque Lenoir constatait, dans un état des objets entrés au Dépôt, que, du 1 2 au 17 germinal il avait reçu des Petits-Pères: n- Quantité de marbres, devants d’autels, inscriptions, épi¬
taphes, etc. de toutes couleurs.» (Arch. du musée, t. II , n° clxxxiii.) Le mausolée fut reconstitué et catalogué dans le Musée des monumens franc., sous le n° 202. Lenoir observait que pendant la Révolution l’on avait masqué l’épitaphe par une forte couche de peinture à l’huile. (T. V, p. 102.) 11 a été reproduit au trait dans la planche 18g, où l’on ne
Dans la chapelle de Saint-Jean-Baptiste se trouvait le monument clevé à la mémoire de Lulli D) par le sculpteur Cotton, élève des frères Anguier.
Ce monument, placé au-dessus de la porte qui donnait accès dans le transept, comprenait un large entablement de marbre brun, soutenu par des consoles el des ornements bronzés, dont la partie médiane formait une saillie ornée de moulures et portant une inscription en lettres dorées; aux deux côtés, les armes du défunt étaient sculptées en bronze doré.
Sur l'entablement s’élevait un cénotaphe de marbre blanc et noir, avec deux femmes en pleurs^ à ses extrémités; au-dessus une console portait le buste en bronze de Lulli, près duquel étaient assis deux petits génies pleurants de marbre.
Dans la partie supérieure, un squelette, qui dominait l’ensemble du monument, écartait une draperie garnissant le cintre de l’arcade.
L’inscription gravée sur l’entablement était ainsi conçue :
369. — Ic y repose Jean Baptiste de Lully, ecuyer, conseiller, secrétaire du Roy, maison, couronne de France, et de ses finances, surintendant de la
MUSIQUE || DE LA CHAMBRE DE SA MAJESTE, CELEBRE PAR LE HAUT DEGRÉ DE PER¬ FECTION OU IL A PORTÉ LES BEAUX CHANTS ET LA SYMPHONIE, QUI LU Y || ONT FAIT MERITER LA BIENVEILLANCE DE LOUIS LE GRAND ET LES APPLAUDISSEMENTS DE TOUTE
l’Europe. Dieu, qui l’avoit doué de ces || talents par dessus tous les hommes
DE SON SIECLE, LU Y DONNA, POUR RECOMPENSE DE CES CANTIQUES INIMITABLES QU’lL A COMPOSÉS A SA || LOUANGE, UNE PATIENCE VRAIMENT CHRESTIENNE DANS LES DOU¬ LEURS AIGUES DE LA MALADIE DONT IL EST MORT LE XXII MARS MDCLXXXVII, DANS LA || LIIIE ANNÉE DE SON AAGE, APRES AVOIR REÇEU TOUS SES SACREMENTS , AVEC UNE RESIGNATION ET UNE PIETÉ EDIFIANTES. || Il A FONDÉ UNE MESSE A PERPÉTUITÉ QUI SE DOIT CELEBRER TOUS LES JOURS A XI HEURES, DANS CETTE CHAPELLE, ET, POUR L’EXECUTION DE CET ARTICLE DE SON TESTAMENT, || MADELAINE LAMBERT, SA FEMME, EN A PASSÉ CONTRACT DEVANT M. MOLINEAU ET MOUFFLE, NOTAIRES A PARIS, LE
voit pas figurer le squelette et la draperie dont il était précédemment surmonté et qui avaient dû être brisés. C’est seulement après 1816 qu’il fût rendu à l’église Notre-Dame-des-Victoires, puisqu’il figurait encore dans le Rapport au comte de Vaublanc, sous le n° 202. On l'a rétabli dans sa disposition primitive, au-dessus d’une porte, avec cette différence, toutefois, qu’il a été placé dans la troisième chapelle de la nef, du côté droit, au lieu de la première.
Dans le Musée des monumens français, Lenoir a catalogué sous le n° Q0 2iis un buste en marbre blanc de Lulli, qu’il attribue h Cotton, mais qui était de Coysevox, et cpii n’avait jamais figuré dans le mausolée. Ce buste fut donné à l’église en même temps que le mausolée de Lulli, sans que l’on sache au
juste pour quel motif. Il est placé aujourd’hui audessus de la porte de sortie de la chapelle de la Sainte-Enfance.
(1) Lulli avait été inhumé d’abord dans la cave commune des morts en 1687. C’est le i5 septembre 1691 que ses restes furent transportés dans le caveau de la chapelle.
(2) ffCes figures n’ont point d’attributs, observait Guilhermv; on a voulu y voir la personnification de la musique tendre et de la musique dramatique, v Et il ne paraît nullement porté à adopter cette interprétation , justifiée cependant par les attributs des statues, une lyre et une trompette en bronze, qui se voient dans le dessin de Gaignières et qui ont dû disparaître lorsque le monument fut transféré au Dépôt des Petits-Auguslins.
COUVENT DES AUGUSTINS DÉCHAUSSÉS
XXVIII MAY DE LA MESME ANNÉE, ET DEPUIS AYANT ACQUIS || DES RR. IJP. RELI¬ GIEUX DE CETTE MAISON, PAR UN AUTRE CONTRACT PASSÉ DEVANT M. CHUPPIN ET MOUFFLE, LE V MAY 1 688 , CETTE CHAPELLE ET LA CAVE AU DESSOUS || POUR SA SE¬ PULTURE ET CELLE DE SES DESCENDANS A PERPÉTUITÉ, ET A FAIT DRESSER CE MONU¬ MENT A LA MEMOIRE DE SON EPOUX, COMME UNE MARQUE DE SON AFFECTION || ET DE SA DOULEUR. || PRIEZ DlEU POUR LE REPOS DE LEURS AMES.
Armes : De ... au bâton d’Esculape avec la tête du serpent contournée à senestre, à la bande de .. . chargée à ses deux extrémités de deux roses de . . . brochant sur le tout.
Texte d’après l’inscription originale; — Guilhermy, t. I. p. 4 17.
Au plafond du passage qui faisait communiquer les deux chapelles de Saint- Jean-Baptiste et de Notre-Dame des Sept-Douleurs, l’on avait appliqué une lame de marbre blanc avec cette autre inscription composée par Santeuil :