‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 4)Chapitre 336 sur 442 · FILLES DE L’AVE-MARIA · texte numérisé non relu

FILLES DE L’AVE-MARIA

NOTICE HISTORIQUE1"

Vers l’an i23o, saint Louis acquit, près de l’église Saint-Paul et de la porte des Barbeaux^, une maison où il installa des femmes et filles dévotes, appelées Béguines, probablement venues de Nivelle en Flandres. Ce couvent prit le nom de Béguinage ou hôtel des Béguines. Le pieux roi pourvut, sa vie durant, aux besoins de la communauté, dont la fondation fut confirmée par des lettres patentes^ du mois de mai 1827 et du mois d’octobre i3ô 1.

11) La vue du couvent est une reproduction du pian de Turgot. Le plan topographique a été restitué par M. Hochereau, d’après Jaiilot et Verniqnet et d’après un plan fragmentaire conservé aux Archives nationales (IIIe classe, n° 789). Une réduction de ce plan a été publiée par A. Bonnardot ( Dissertation archéologique sur les anciennes enceintes de Paris, i85-2, pl. VI).

12) Elle prit plus tard le nom de porte des Béguines, ainsi que le constatent les lettres patentes de Philippe le Long, du mois de décembre 1.817, concernant les Carmes, <t qui extra portam Beguinarum, Parisius, supra ripariam Sequanæ, mansionem habere noscuntur pauperrimam». (Du Breul, p. 428.)

Sauvai prétend que cette porte était distincte de la porte Barbel. Cette assertion ne paraît pas justifiée. Il n’y en avait vraisemblablement qu’une seule, à laquelle on donna successivement le nom de ses voisins, l’abbé de Barbeaux, les Carmes et les Béguines. Telle est d’ailleurs l’opinion de A. Bonnardot ( Dissertation archéologique , p. 2 3o).

13) Ces lettres rappellent que : k Le Boy ayant recongneu que le Roy sainct Louis avoit acquis une enceinte de maisons au delà de la porte Barbel et en icelles mis et logé plusieurs bonnes femmes et chastes qu’il nomma Beguines, pour y servir a

Nostre Seigneur chastement et pudicquement et y faisant le service divin, et voullut qu’ils eussent lesdictes maisons comme a eulx appartenons, sauf la reserve a luy du fonds et propriété. Et depuis ledict Roy Sainct Louis, les Roys Philippes , Louys et Philippes, ses pere et freres Roys. lequel auroit pour le bon estât d’icelluy convent commis la charge au prieur de l’Ordre des Freres prescbeurs, lequel aurait faict plusieurs statuts et ordonnances pour le vivre desdictes Beguines, lesquelles sont insérées esdictes lectres.» (Arch. nat. , S. 4642, Inventaire des lectres et tiltres concernans la fondation du convent de l’Ave Maria.)

A cette époque la maison était très florissante, ainsi que le notait l’auteur anonyme d’une petite pièce de vers :

. . .Joignant de la porte De Barbel, a une grant porte A un ostel de bonne gent Où il a moustier bel et gent,

Beguines et preudefames;

Les los escbivent des diffames Et les pechiés ors et mauvés.*

(Les Eglises et monastères de Paris en u 3 r2 5 , dans le recueil publié sous le même titre, par H. Bordier, Aubry, 1 856 , p. 39.)

La communauté, longtemps prospère, paraît être tombée, au bout de deux siècles environ, dans une décadence complète, à tel point que les Béguines, précédemment fort nombreuses, étaient réduites, vers 1/170, à deux ou trois. G’est alors que Louis XI concéda aux religieuses du Tiers-Ordre de Saint-François le couvent qu’il fit reconstruire, et il ordonna que désormais il porterait le nom d’Ave-Maria d).

Cette donation était faite depuis deux ans lorsque les religieuses de l’Ordre de Sainte-Claire établies à Metz, désirant fonder une maison à Paris, tentèrent, avec la protection de la reine Charlotte de Savoie, de déposséder les Franciscaines de leur immeuble (2b Elles furent appuyées dans leurs démarches par le

(1) Il esl dit dans les lettres-patentes de Louis XI , données à Montils-lès-Tours, l’an 1471, et enregistrées au Parlement le 7 septembre i48a, que : ;r Le Iloy, ayant recongneu que lesdictes maisons et monastère desdictes Beguines, par faulte d’eslre habitées et les repparationsfaictes, alloient en décadence pour n’y avoir que deux relligieuses , et au moien de ce il pourrait tumber en totalle ruyne s’d n’y pourvoioil promptement, et que, s’il voulloit bailler et loger en icelluy les filles et femmes qui ont pris le Tiers Ordre de penitence et observance de Monsieur Saine t François, ledict monastère seroit bientost estably et en bref temps remply des bonnes filles et le service divin entretenu et cellebré et continué; ce qu'aiant mûrement considéré et désirant la restauration de tous les convens de son royaulme et entre aultres le rétablissement de ladicte maison et convent des Beguines et le divin service continué en icelluy, ordonna et restaljl i L ledict convent des Beguines pour les filles et femmes qui ont pris et voudront prendre ledict Tiers Ordre de penitence et observance de Monsieur S1 François, tant de Paris que Caen et Vernon que aultres lieux de son royaulme, pour l'avoir, tenir et posséder et y continuer le service divin , tout ainsy que l’avoient tenu lesdictes Beguines et comme il fut anciennement fondé, et ouitre a voullu et ordonné que ladicte maison et monastère fust appelée l’Ave Maria et les filles d’icelluy les Filles de l’Ave Maria , sans que icelle maison puisse estre mise hors de l’Ave Maria pour quelque cause que ce fût, pourveu que lesdictes deux Beguines y demeurantes y consentissent et quelles voulussent demeurer en icelluy leur vie durant. « (Inventaire des titres.)

(2) D’après Jaillot et les auteurs du Gallia, ce fut Anne de Beaujeu qui conduisit toute celte affaire, et non Charlotte de Savoie, rr II ne me parait guère

vraisemblable, observait Jaillot, que cette malheureuse reine, que la politique sombre et inquiète de Louis XI tenoit éloignée de Paris, et qui étoit alors reléguée dans le Dauphiné, s’y occupât des moyens de détruire son propre ouvrage, en faisant substituer les Filles de Sainte-Claire à celles du Tiers Ordre quelle y avoit placées, surtout après l’arrêt

de i48-2 . J’imagine donc qu’Anne de Beau-

jeu , qui avoit sollicité et obtenu l’etablissement des Filles de Sainte-Claire à l’Ave Maria, et qui n’avoit pu l’effectuer, se voyant, après la mort de son pere, à la tête de l’administration, pendant la minorité de Charles VJll , se sera servie du crédit et de l’autorité que les derniers ordres de Louis XI lui avoient donnés , pour achever ce quelle avoit commencé en faveur des Filles de Sainte-Claire; que les religieuses du Tiers Ordre n’auront pas pensé qu’il leur fût avantageux ni convenable d’apporter de la résistance à ses volontés, et qu’en conséquence et pour se maintenir, elles se seront fait un mérite de leur obéissance, en demandant à s’unir aux religieuses de Sainte-Claire. » (T. III, art. xn, p. 7.)

Si Jaillot a contesté l’intervention de Charlotte de Savoie dans l’établissement des religieuses de Sainte-Claire, c’est qu’il a cru relever une erreur de chronologie qui n’existe pas en réalité. D’après la tradition de la communauté, écrit-il, te Charlotte de Savoie, veuve de Louis XI, écrivit à ce sujet à Innocent VIII, et ce souverain pontife ayant permis, par son bref du 3 des ides de janvier i485, aux religieuses de l’Ave-Maria d’embrasser et de suivre la règle de Sainte-Claire, cette reine fit venir de Metz quatre religieuses de cet Ordre qu elle mit à l’Ave-Maria. Nos historiens, en adoptant cette tradition, n'ont pas pris garde qu’elle ne s’accorde pas avec la Chronologie; car Innocent VIII ne fut élu pape que le 29 août 1 A 8 4 , et Charlotte de Sa-

COUVENT DES FILLES DE L’AVE-MARIA

curé de Saint-Paul, l’Université et les quatre Ordres mendiants qui s opposaient à l’établissement des sœurs du Tiers-Ordre W. Mais, comme Louis XI, refusant de revenir sur sa décision, avait confirmé sa donation antérieure par lettres-patentes du 28 octobre iA8o^, le Parlement rendit, le 7 septembre 1/182 , un arrêt qui déboutait les opposants et maintenait les droits de propriété des Franciscaines (3).

Néanmoins, après la mort du roi, celles-ci, pénétrées, dit-on, d’admiration pour les austérités des Clarisses, et tenant compte aussi, sans doute, de la bienveillance marquée dont les honorait la Reine-mère, leur offrirent spontanément la possession du couvent qui leur avait été refusée par le Parlement. Cette dona¬

tion, que Charlotte de Savoie approuva le lettres-patentes de Charles VIII, en date

voie ne put ni faire venir des religieuses de S1' Claire de Metz et les introduire à l’Ave-Maria, le 11 janvier de celte anne'e, puisqu’elle ne survécut que trois mois à Louis XI, qui étoit mort le 3o août de l’année precedente.)' (T. III, art. su, p. 6).

Pour réfuter cette critique, il suffit d’observer que Charlotte de Savoie s’était adressée non à Innocent VIII, mais à Sixte IV, et que ce pape l’autorisa à faire bâtir en France un ou plusieurs monastères de Sainte-Claire, par ses bulles du mois de juillet 1478 etdu mois de février i48e. (Invent, des titres.)

Après la mort de Charlotte, la bulie d’innocent VIII, du 10 janvier 1 A 8 5 , vint simplement consacrer un fait accompli en autorisant les Franciscaines a embrasser la règle des Clarisses auxquelles elles avaient demandé à être réunies.

(1) Pour empêcher la prise de possession de l’Ave-Maria par les Franciscaines, les religieuses de Sainte-Claire s’étaient assuré le concours des dernières Béguines qui restaient encore à l’Ave- Maria , Michelle la Normande et Geneviève Albarde, sans le consentement desquelles il ne pouvait être donné suite aux ordres du Roi. Mais, en vertu de transactions intervenues le 3i juillet et le 19 novembre 1 4 80 , chacune déclara quelle rrrenoncoit a l’opposition que les Cordellieres lui avoient suscité faire a la veriffication desdictes lettres du Roy Louis XIe, pour raison de la donnation de l’hostel des Beguines , et oultre auroit consenty, soubz le bon voulloir des mere abbesse et relligieuses, se rendre audict convent pour y vivre comme les aultrcs relligieuses d’icelluy, en toute pureté et modestie, suivant et conformement aux status et reigles dudict convent; ce que lesdictes mere abbesse et relîigieuses pour lors présentes luy auroient permis et par icelle transaction l’auroient des lors re-

1 o octobre 1 A83 W, fat confirmée par des du même mois, et renouvelées au mois

çeue en leur association et promis luy fournir tous ses vivres et vestures necessaires." (Inventaire des litres.)

(2) Les auteurs du Gallia, ainsi que Piganiol et Jaillot, ont supposé à tort qu’Anne deBeaujeu avait obtenu de Louis XI la concession de l’Ave-Maria pour les religieuses de Sainte-Claire. Il est évident que le Roi ne revint pas sur sa première décision, puisque, dans les lettres du 98 octobre i48o, données à Montilz-les-Tours, «il est mandé à maistre Pierre Flamberge, Maistre des requestes de son Hostel, commissaire par luy depputé, que, s’il luy appert du don faict par Sadicte Majesté aux relligieuses de l’Ave Maria et que les baslimens ja encoinmencez leur soient necessaires et s’ils sont dedans leur enclos et pourpris de leurdict monastaire pour leur réclusion, que, sans aulcun delay et nonobstant toutes oppositions faites ou a faire, tant par les quatre Ordres mandians , que le curé de Sainct Paul, que aultres, pour lesquelles il ne veult estre différé a l’execution desdictes lettres". Un procès-verbal , signé dudit Flamberge , en date du 1 1 novembre suivant, constatait la mise d’exécution de ces lettres. (Ibid.)

(3) Après cet arrêt, Louis XI persista plus que jamais dans sa décision antérieure, puisque, par des lettres-patentes, en date du même jour, «-Sa Majesté mande a Me Pierre Serizay, conseiller au Parlement, de mettre l’arrest donné audict Parlement contre les quatre Ordres mendians, le curé de Sainct Paul et aultres, a deue et entière execution, a la requeste desdictes fdles relligieuses de l’Ave Maria , selon leur volonté et la forme et teneur dudict arrestr. (Ibid.)

(4) Les lettres-patentes de la reine rappellent que, tt suivant la concession de Nostre Sainct Pere,

d’août 1 Û85 û). D ès le mois de janvier de cette année, une bulle du pape Innocent VIII avait réuni les Franciscaines à l’Ordre de Sainte-Glaire, et le 10 juin suivant, les Glarisses venues de Metz avec la fondatrice de leur maison, Nicole Geffroy, s’établirent à l’Ave-Maria. Gomme elles étaient sous la direction du Provincial des Cordeliers de France, le roi autorisa douze de ces religieux à résider auprès d’elles, pour le service de leur église (2), et il leur donna pour logement deux tours de l’enceinte de la ville, avec la partie du mur qui les rattachait.

Les Cia ri sses de l’Ave-Maria n’avaient pas de revenus et ne vivaient que d’aumônes (3'; néanmoins, leur communauté fut toujours fort nombreuse et subsista jusqu’à la Révolution.

elle auroit ordonné que ledict convent de l’Ave- Maria seroit le premier convent des trois que nostredict Sainct Pere lui avoit permis construyre tant en son royaulme qu'en Daulphiné, de la première réglé de Sainte Glaire... et de tout en auroit obtenu lettres du Roy Charles viuc son fils,» et attendu que rmos chieres et bien amées les sœurs du Tiers Ordre Monsieur Sainct François a presant demourantes au convent nommé l’Ave Maria . desirans monter en plus grant degré

de perfection que celle dudict Tiers Ordre, nous avoient très humblement faict supplier et requérir qu elles, qui singulièrement désirent estre eslevées a l’observation reguliere de la première rçgle dudict Ordre de Saincte Clere . soient par nous

déclarées eulx et leur dict convent qui est ja par nostre commandement a editlier encommencé, estre l’un de ceulx que nous avons faculté et povoir de faire eriger et construire et editlier, et que nostre plaisir soit en estre fonderesse, affin que soubz nous, comme leur fonderesse, elles puissent désormais vivre en bonne amour, union, paix et tranquillité». (Inventaire des titres.)

(1) Charles VIII, dans ses lettres-patentes du mois d’octobre 1 A83 , constatait que, «pour obtempérer a la bonne affection de madame Charlotte sa mere et suivant son intention et la permission de de nostre Sainct Pere le Pape, pour construire et ediffier en son royaulme ou Daulphiné ung ou plusieurs convens de relligieuses tenant l'observance de la première réglé de madame saincte Claire sous l’obedience du vicaire general et provincial de l’Ordre des Frères mineurs de l’observance, et suivant ce elle s'estoit constituée fondatrice du convent de l’Ave Maria a Paris et nommé le premier convent dudict ordre, moyennant qu elles y veullent consentir et vivre désormais selon

ladicte première réglé de madame saincte Clere, sous la dicte obedience . suivant ladicte inten¬

tion de sadicte mere, auroit confirmé sa vollonté et oultre auroit donné et quitté et transporté auxdictes filles de l’Ave Maria ledict hoslel des Béguines ainsy qu’il se comporte et estand de toutes pars, pour en jouir par elles et leurs successeresses, perpétuellement et tousjours, nonobstant quelconques arrest, ordonnances, mandemens, restrictions et deffences a ce contraires ».

Et les lettres du mois d’août 1 485 , rappelaient que rt apres la mort de madame sa mere ledict seigneur Roy se seroit transporté audict convent de l’Ave Maria avec plusieurs seigneurs jusques en l’eglise d’icelluy, et, apres ses prières faicteset ayant le tout considéré, auroit, en admirant la dévotion de feu sadicte mere, derechef confirmé icelle, et, pour ce faire , octroyé auxdictes relligieuses lesdictes lettres de confirmation et déclaration dudict don dudict convent auxdictes relligieuses, suivant et, conformement a la volonté de sadicte mere». (Ibid.)

(2) Par un arrêt du 7 mars i486, le Parlement les maintint dans ces fonctions, malgré l’opposition du curé de Saint-Paul. (Ibid.)

(3) (t II n’y a point à Paris un couvent de filles plus austères que celui-ci. Outre quelles ne mangent jamais de viande et qu elles ne portent point de linge, elles se lèvent à minuit et vont nus piés, avec l’étroite observance d’un silence perpétuel. Aussi est-il peu de maisons où il y ait plus de vertu et un plus grand éloignement pour les choses du siècle. Ces religieuses ne vivent que des aumônes qu’on veut bien leur faire , et n’ont point d'autre recours qu’a la Providence qui ne leur manque jamais, pareequ’il se trouve en cette ville un grand nombre de personnes de piété qui leur font des charitez dont elles subsistent. » (Brice, t. Il, p. 3qo.)

COUVENT DES FILLES DE L’AVE-MARIA

Les bâtiments du monastère, divisés en deux parties, l’une pour les religieuses, l’autre pour les Cordeliers, formaient un rectangle allongé, limité par l’ancien mur d’enceinte et par les rues des Prêtres-Saint-Paul, du Fauconnier et des Barrés. L’entrée, sur la rue des Barrés, donnait accès dans un long passage, bordé du côté droit par diverses constructions et du côté gauche par des jardins et par le cloître des religieuses; au fond se trouvait l’église qui servait de séparation aux deux communautés, et derrière elle le cloître des Frères W.

Cette église avait été dédiée et consacrée le 18 mars 1Ô/17, par Denis Du Moulin, patriarche d’Antioche et évêque de Paris Elle se composait d’une net et de sept chapelles latérales (3), dénommées ainsi qu’il suit :

La chapelle de Bourbon, ou de Monsieur le Prince.

— de Saint-Michel ou de Retz.

— de l’Annonciation.

— de Saint-François.

— de Saint-Louis.

— - de Saint-Roch.

— du Sépulcre (4).

Elle ne présentait d’autres particularités remarquables que les tombeaux de quelques personnes illustres cpii y avaient été inhumées.

En 1791 , le couvent, qui était dans le plus déplorable état de délabrement, fut affecté à une caserne d’infanterie et conserva longtemps cette destination. H a été démoli en 1867, et l’on a édifié sur son emplacement, en 1878, les nouveaux bâtiments du lycée Charlemagne, une école communale de filles et le marché dit de l’Ave-Maria.

(1) tfLa grande porte de ce couvent est dans la rue des Barrés, et est décorée de ce côté-ci de deux statues, dont l’une représente saint Louis et l’autre sainte Glaire. Elles sont de pierre, de l’ouvrage de Thomas Renaudin , et fort médiocres .

Dans l’attique est un bas-relief qui représente l’Annonciation, et dans le timpan est le Pere eternel qui, du haut de la gloire, regarde ce mystère. La décoration intérieure de cette même porte consiste en trois statues de pierre. L’une est celle de la Vierge tenant le petit Jésus sur son bras; sur la

plinte est écrit : Ave Maria . Aux côtés, mais

plus bas, sont les statues de Louis XI et de Charlotte de Savoye. Cette dernière porte sur une de ses mains la ûgure d’une eglise qu’elle présente a la Vierge. Ces trois figures sont l’ouvrage de François-Benoît Massou.fl (Piganiol, t. IV, p. 285.)

(2) L’inscription de la dédicace a été transcrite par Du Breul (p. 07*2).

(3) Six de ces chapelles se trouvaient à droite et formaient un des côtés du cloître des religieux.

(4) Nous avons recueilli ces vocables dans les Epitaphiers et dans l’Obituaire de l’Ave-Maria. (Bibl. Arsenal, ms. 1220.) Mais on ne trouve aucun document où la position de toutes les chapelles soit exactement déterminée.

Le plan fragmentaire des Archives nationales permet de constater que celle de Monsieur le Prince était la première à gauche; les Epitaphiers nous apprennent d’autre part, que celle de Retz lui faisait suite, que la chapelle des Scarron était la troisième du même côté, et que celle des Hotman se trouvait la plus rapprochée de la porte; mois ils n’indiquent pas les vocables de ces chapelles.

I INDEX ALPHABÉTIQUE

Allart (Guillaume), 4i 1.

Aimeray (Philippe), A 1 6 , 417.

Beaulieu (Jacques de), 425.

— (Jacques de), 426.

— (Jean de), 424, 425.

— (Pierre de), 424, 4e5.

Boiteux (Pierre), 890.

Bougüier (Marie), 398.

Boulenc (Jacques de), 457.

Bureau (Jean), 455.

Chambon (Jean), 427.

Charlot (Jeanne), 456.

Ghavannes (Marguerite de), 44o.

C héron (Agnès), 434.

Clermont (Claude-Catherine de), 448, 44g, 45o, 45 1.

Compain (Marie), 458.

Cordelle (Claude), 4 1 4 .

Cousinot (Jean), 43 1 .

Dacvy (Denise), 4 3 1 .

Desjardins (Antoine), 442.

Des Ursins (Charlotte), 443.

Dupleix (Toussaint), 423.

Etampes (Gillette d’), 43o.

Faber (Abraham), 439.

Florette (Jean de), 4i2.

Foucault (Louis), 409.

Foucault (Françoise), 457.

Fourré (Marie de), 409.

Gastellier (Anne), 398.

Grené (Nicole de), 396, 397.

Harlay (Jacques de), 4o5.

— (Louis de), 4o6, 4o8.

Haultesips (François), 44o.

Herbelot (Martin d'), 444.

Herberay (Nicolas de) 458.

Hotman (Philippe), 459.

Jénin (Claude), 4oe.

Laing (Alexandre), 42 2.

La Trémoille (Charlotte-Catherine de), 447.

Le Camus (Pierre), 432.

Le Coq (Bernard), 4o4.

Le Grand (Marie), 44 1.

Le Gras (François), 433.

Le Moine (Jean), 435.

Louvière (Jeanne de), 429.

Malingre (Dame), 444.

Maupeou (Marie de), 4o3.

Menant (Geneviève), 437.

Mesgrigny (Jean de), 3g6, 397.

— (Jean de), 398.

Mole (Mathieu), 4 1 3 , 4Go.

Nicolaï (Jean de), 392.

Ognies (Louise d’), 4 1 5.

Orta (Gonzalve d’), 4 10.

P vsquier (Marie), 4 2 6.

Paule (Pierre), 438.

Philippe (Guillaume), 437.

Portugal (Don Antonio de), 399 , 4oo Pradel (Bernardin), 3g 1.

Begnard (Anne) 436.

Begnault (Jean), 4oi.

Rueil (Marguerite de), 428.

Buzé (Jacquette), 3g4.

— (Marie), 3g5.

■Saint-Martin (Marguerite de), 435.

Scarron ( Michel -Antoine) . 454.

Séguier (Jacques), 420.

Stuart (Louise de), 4 20.

Taddei (Catherine), 454.

Thiercelin (Robert), 42 1.

Tiiiersault (Marie), 446.

Tizon (Marguerite de), 4i8, 419.

Toulonjon (Jean de), 429.

Truchon (Marie), 432.

Valton (Philippe), 456.

Vaudetar (Odette de), koq.

Veniat, 445.

— (Charles), 44 1.

Vivonne (Jeanne de), 452, 453.

COUVENT DES FILLES DE L’AVE-MARIA

ÉPITAPHES DU COUVENT

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